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Zara s'offre un triplé au Met Gala, une édition à l'accent espagnol prononcé

La marque phare du groupe Inditex a fait une entrée remarquée sur le tapis rouge de l'événement mode de l'année, présentant son « premier Galliano » et marquant les débuts de Marta Ortega.
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Marta Ortega et Carlos Torretta lors du Met Gala 2026, le 4 mai à New York (États-Unis). Crédits : Dimitrios Kambouris/Getty Images for The Met Museum/Vogue/AFP.
By Jaime Martinez

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Madrid – Lundi 4 mai 2026, dans l'après-midi, heure de la côte est américaine, le Metropolitan Museum of Art de New York (États-Unis) s'est paré de ses plus beaux atours à l'occasion de l'inauguration de sa traditionnelle exposition de mode de printemps. Organisée par son département du costume, l'ouverture de l'exposition a été, comme chaque année, précédée du gala de bienfaisance annuel au profit du Costume Institute. Cet événement, plus connu sous le nom de « Met Gala », a compté cette année Zara et le groupe Inditex parmi ses principaux protagonistes.

Organisée par le Costume Institute du Metropolitan Museum of Art de New York, financée par Jeff Bezos et Lauren Sánchez Bezos, et avec le soutien de la maison Saint Laurent et du groupe éditorial Condé Nast, l'exposition de cette année, qui n'ouvrira ses portes au public que le dimanche 10 mai, a pour titre allégorique « Costume Art ». Ce titre englobe les multiples facettes de cette vaste exposition. Inaugurant les nouvelles galeries du Metropolitan — près de 12 000 pieds carrés (plus de 1 114 mètres carrés) — qui accueilleront désormais les expositions annuelles de son département du costume ainsi que d'autres événements liés à la mode, elle explore, comme son nom l'indique, l'art du vêtement et la manière dont l'être humain l'a utilisé au fil de l'histoire, à des fins tant utilitaires que symboliques.

Pour ce faire, l'exposition met en regard une vaste sélection de vêtements et d'accessoires de mode avec des œuvres d'art soigneusement choisies, incluant des peintures, des sculptures, des œuvres sur papier et des arts décoratifs. La plupart des pièces proviennent des collections du Metropolitan Museum, complétées par des prêts importants. L'exposition « Costume Art » présente des créations de designers et de maisons de mode tels qu'Alexander McQueen, Givenchy, Saint Laurent, Marine Serre, Jean Paul Gaultier, Madeleine Vionnet, ou encore de la maison espagnole Loewe et du créateur espagnol Mariano Fortuny y Madrazo, inventeur de la mythique robe Delphos qui fit fureur dans les années 1920. Ces créations dialoguent avec des œuvres de Warhol, des photographies d'Alfred Stieglitz et de Richard Avedon, ou encore avec le tableau « Le Repas de l'aveugle » du peintre espagnol Pablo Picasso. L'ensemble est structuré en 15 sections thématiques aux titres évocateurs tels que « Naked&Nude Body », « Bodily being in its Diversity », « Classical Body » ou « Abstract Body ».

Lazaro Hernandez et Jack McCollough, directeurs créatifs de Loewe, lors du Met Gala 2026 en mai à New York (États-Unis). Crédits : Loewe.

« À travers sa collection articulée en 19 domaines thématiques, le Metropolitan Museum of Art couvre plus de cinq millénaires de production artistique, englobant diverses cultures, géographies et traditions épistémiques », mais « au sein de cette hétérogénéité, une constante persiste : la figure humaine, et plus précisément, le corps vêtu », soulignent les organisateurs de l'exposition. « Drapé, enveloppé, confectionné, cuirassé, gravé, peint, orné et modelé de diverses manières, le corps apparaît dans toutes les galeries du Musée comme un espace où la forme matérielle converge avec la signification sociale », à travers des œuvres où l'on voit clairement comment « les vêtements ne font pas que couvrir », mais comment ils « mesurent l'identité et articulent les hiérarchies de classe, de genre, de croyances, d'appartenance et de différence, façonnant la perception et la compréhension des corps ».

« La mode, dans ce sens culturel large, transcende son rôle secondaire pour devenir une partie intrinsèque de la structure même de la collection du Met », se révélant comme « un fil conducteur qui relie les œuvres à travers le temps et l'espace ». C'est ce rôle que l'exposition cherche à mettre en lumière, où « avec des juxtapositions thématiquement significatives », elle « invite le public à percevoir des œuvres familières comme des représentations dans lesquelles le vêtement structure la visibilité et facilite la subjectivité, plutôt que comme des formes autonomes », proposant « une réorientation décisive ». Ainsi, « au lieu de traiter la mode comme un complément illustratif », elle « est conçue comme un cadre interprétatif pour reconsidérer la politique de l'exposition ». En effet, « en plaçant la mode au centre conceptuel du Met, “Costume Art” étend l'esthétique au-delà de la contemplation distante vers l'incarnation vécue, où le corps vêtu émerge non pas en marge de l'histoire de l'art, mais en son cœur générateur ».

Zara réalise un triplé au Met Gala, avec son premier Galliano et les débuts de Marta Ortega

Il est essentiel de comprendre le cadre thématique de l'exposition 2026 du Costume Institute, « Costume Art », pour apprécier pleinement le Met Gala qui s'est déroulé ce lundi soir à New York. En effet, ce gala célèbre non seulement l'inauguration de l'exposition, mais il permet également au Metropolitan de lever les fonds nécessaires à ses expositions de mode de printemps. De plus, le thème de l'exposition dicte le code vestimentaire des invités. Cependant, avec un thème aussi vaste cette année, les participants ont bénéficié d'une grande liberté pour composer leurs tenues.

La cantautora estadounidense Stevie Nicks con el primer diseño de John Galliano para Zara, durante la Met Gala de 2026 el de mayo en Nueva York (Estados Unidos). Credits: Angela Weiss, para la AFP.

Parmi les tenues, pour la plupart magnifiques, qui ont défilé sur les marches du Met, plusieurs tendances se sont démarquées. On note d'abord la présence dominante et élégante du noir et blanc, illustrée par des créations comme la robe Dior de Karlie Kloss, la tenue Chanel d'Ayo Edebiri, la robe Balenciaga de Blue Ivy Carter ou encore les ensembles d'inspiration lingerie de Saint Laurent et Louis Vuitton portés respectivement par Kate Moss et l'acteur américain Tyriq Withers. Autre grande protagoniste de la soirée, la palette or/champagne a brillé sur le tapis rouge — qui imitait cette année des pavés — avec Georgina Chapman, Tate McRae en Ludovic de Saint Sernin, Grace Gummer dans une robe sculpturale de Gabriela Hearst, ou encore Margot Robbie dans une robe drapée dorée signée Chanel. En dehors de ces teintes, d'autres créations se sont distinguées par leur élégance singulière : la délicate robe rose poudré de Prada portée par Amanda Seyfried, la robe marron cendré de Prabal Gurung de l'actrice, compositrice et chanteuse américaine Coco Jones, l'éblouissante robe Mugler de 1997 d'Emma Chamberlain, la flatteuse et scintillante robe rouge Chanel de Nicole Kidman, ou encore la séduisante création Bottega Veneta de Julianne Moore.

Partageant la vedette avec ces grands noms de la mode et de la culture, et à la surprise générale, la marque espagnole Zara a fait ses débuts sur le tapis rouge du Met Gala. La marque phare du groupe Inditex a fait une entrée remarquée au plus grand rendez-vous mode de l'année en habillant non pas un, mais trois invités. Le chanteur portoricain Bad Bunny, qui avait déjà porté du Zara lors du dernier Super Bowl, est apparu en homme âgé, vêtu d'un smoking noir particulièrement élégant avec un nœud lavallière, signé Zara. La chanteuse et compositrice américaine Stevie Niks, à 77 ans, a fait ses débuts sur le tapis rouge du Met en présentant la toute première création de John Galliano pour Zara : une construction baroque bleu nuit avec un corsage aux détails de velours, rappelant l'époque de Galliano chez Dior et donnant un aperçu de sa nouvelle étape en tant que « collaborateur créatif » de la marque. Enfin, Marta Ortega, la présidente non exécutive du groupe Inditex, a assisté pour la première fois au Met Gala, accompagnée de son mari, Carlos Torretta. Elle portait une robe fluide en satin avec une superposition en mousseline, dans le même ton bleu nuit que la création de Galliano pour Zara. La présence de la fille d'Amancio Ortega à l'événement met en lumière, d'une part, la place de plus en plus importante qu'occupe Inditex dans l'industrie de la mode et, d'autre part, les bonnes relations que Marta Ortega semble avoir nouées avec Anna Wintour, l'hôtesse du gala — aux côtés de Nicole Kidman, Venus Williams et Beyoncé cette année. Ces liens avaient déjà été soulignés en janvier 2026 lors de sa visite privée au siège de la multinationale espagnole à Arteixo (Espagne).

Marta Ortega et Carlos Torretta lors du Met Gala 2026, le 4 mai à New York (États-Unis). Crédits : Dimitrios Kambouris/Getty Images for The Met Museum/Vogue/AFP.

En tant que maison de mode grand public, il ne fait aucun doute que Zara et Inditex ont franchi une nouvelle étape dans leur évolution, passant de la « fast fashion » à la « fast couture » grâce à ce Met Gala. Sur le tapis rouge, ils ont ainsi pris une longueur d'avance sur des concurrents comme Mango, qui avait fait ses débuts à l'événement en habillant Sofía Sánchez de Betak en mai 2019. De même, lors de cette édition 2026, la marque américaine Gap a présenté une création exclusive et sur mesure pour Kendall Jenner, signée Zac Posen, directeur créatif de la ligne GapStudio. Ce design audacieux, inspiré de l'un des t-shirts blancs basiques emblématiques de la marque, rappelait par sa coupe et sa silhouette la dernière période de John Galliano à la direction créative de Margiela.

Un tapis rouge à l'accent espagnol prononcé

Si les débuts de Zara et d'Inditex au Met Gala sont un événement majeur, soulignant un tournant pour l'industrie de la mode grand public, il convient également de noter la forte présence espagnole sur le tapis rouge de cette édition. Au-delà du géant espagnol de la mode, cette touche hispanique a été affirmée sur les marches du Met par plusieurs personnalités. Bee Carrozzini, la fille d'Anna Wintour, portait une robe rouge Givenchy inspirée des traditionnels châles de Manille espagnols. L'actrice américaine Sarah Pidgeon et la Britannique Isla Johnston portaient toutes deux des créations de la maison espagnole Loewe, également représentée par ses directeurs créatifs, Jack McCollough et Lazaro Hernandez. L'acteur canadien Hudson Williams arborait un costume d'inspiration torero de Balenciaga, rappelant la veste courte de style goyesque en velours de soie bleu, ornée de passementeries et de perles de verre, créée par Cristóbal Balenciaga en 1947. Enfin, l'acteur et chanteur britannique Luke Evans a assisté au gala dans un costume de la maison espagnole Palomo. La marque, qui avait déjà fait ses débuts au Met en intégrant l'une de ses créations à l'exposition « Camp: Notes on Fashion » de 2019, a habillé Evans dans un style très Peter Marino, avec un costume en cuir bordeaux inspiré de l'œuvre homoérotique de l'artiste finlandais Tom of Finland.

Luke Evans en Palomo Spain, lors du Met Gala 2026 en mai à New York (États-Unis). Crédits : Palomo Spain.

« En réponse au thème de cette année », explique la maison espagnole, l'ensemble d'Evans « s'inspire de la sensualité audacieuse et graphique de Tom of Finland, reflétant sa précision dans le trait, sa célébration des subcultures et son érotisme sans complexe ». À cette fin, la tenue se compose d'une veste de type bomber « associée à l'emblématique pantalon “Ass-Air” de la marque, qui se distingue par son ouverture arrière boutonnée caractéristique ». Le look est « complété par des gants, une cravate et une ceinture assortis, tandis que les détails de clous métalliques ajoutent de la texture et une touche avant-gardiste ».

En résumé
  • L'exposition « Costume Art » du Metropolitan Museum of Art vise à mettre en valeur la mode en tant qu'art et moyen d'expression culturelle, en se concentrant sur la figure humaine et en axant son récit sur le « corps vêtu » à travers l'histoire.
  • Dans le cadre de l'exposition, Zara et Inditex ont franchi une étape importante en habillant trois invités pour la soirée d'inauguration, le Met Gala, marquant les débuts de Marta Ortega et la présentation de la première création de John Galliano pour Zara, consolidant ainsi leur évolution vers la « fast couture ».
  • Le tapis rouge du Met Gala a eu un accent espagnol notable, avec la présence de Zara, Loewe, Balenciaga et Palomo Spain, qui ont habillé plusieurs célébrités et présenté des créations inspirées de la culture espagnole.
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Cet article a été traduit à l'aide d'un outil d'intelligence artificielle, puis vérifié et édité par un journaliste de FashionUnited.

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