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Des chaussures Florsheim à la cravate rouge : l’esthétique du pouvoir de Donald Trump

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Donald Trump Credits: Courtesy of Whitehouse media centre
By Florence Julienne

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Une anecdote vestimentaire agite la presse américaine : Donald Trump aurait coutume d’offrir des chaussures de la marque Florsheim à certains de ses collaborateurs.

Selon plusieurs témoignages rapportés par le Wall Street Journal puis relayés par la presse américaine (The Guardian, Vogue, etc.), le président Donald Trump aurait pris l’habitude de remarquer les chaussures de ses interlocuteurs, parfois de les critiquer, puis de leur offrir une paire du même modèle qu’il porte lui-même, des derbies Florsheim.

Florsheim, marque américaine de chaussures habillées masculines fondée en 1892 à Chicago, a longtemps été associée au costume d’affaires américain. Elle incarne un segment précis du marché : la chaussure formelle accessible pour cadres et professions libérales (autour de 150 dollars la paire).

Les pointures offertes par Donald Trump seraient souvent approximatives – fait qui a contribué à rendre l’histoire virale —, mais certains destinataires continueraient de les porter.

Un cas très commenté est celui de Marco Rubio, homme politique américain appartenant au Parti républicain et sénateur de Floride. Il a été photographié avec des chaussures visiblement trop grandes, laissant un espace derrière le talon.

Un dress code implicite au sein des Républicains américains

Cette histoire fascine les commentateurs, journalistes et humoristes, qui y voient plusieurs choses : une obsession de l’apparence dans l’entourage de Trump, doublée d’un geste de domination symbolique.

Au-delà de l’épisode des chaussures offertes, certains commentateurs américains ont souligné la standardisation très marquée du vestiaire masculin dans l’entourage de Donald Trump. Plusieurs responsables républicains apparaissent régulièrement vêtus d’une tenue quasi identique : costume bleu marine, chemise blanche et cravate rouge.

Cette uniformisation peut être interprétée comme un outil de cohérence visuelle et de loyauté politique, mais elle fonctionne aussi comme un marqueur d’alignement avec l’esthétique politique incarnée par Trump.

Pour l’industrie de la mode, ce phénomène rappelle que le vestiaire masculin des élites reste structuré par des codes extrêmement stables. L’épisode des chaussures Florsheim viendrait ainsi compléter ce tableau : un uniforme officieux où même les accessoires participent à la mise en scène du pouvoir.

Donald Trump
Florsheim