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Commerce de l’habillement : malgré son attractivité, la rémunération freine les vocations

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Échange entre un vendeur et un client en boutique. Credits: Pexels
By Florence Julienne

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L’Alliance du Commerce publie une étude qui analyse comment une carrière dans le commerce de l’habillement est perçue par les étudiants, les demandeurs d’emploi et les personnes en reconversion professionnelle. Si le secteur est attractif, il est néanmoins confronté à des freins, principalement économiques, et à un besoin d’être mieux informé.

Réalisée par Occurrence (groupe Ifop) pour Opcommerce*, du 15 au 21 octobre 2025, l’étude sur l’attractivité des métiers du commerce de l’habillement est basée sur un échantillon de 1 530 répondants (étudiants, demandeurs d’emploi et personnes en reconversion).

Elle couvre l’ensemble des métiers liés à la vente et à la distribution de mode, du magasin à la data, en passant par le marketing, les achats et la logistique.

Près de sept répondants sur dix déclarent bien connaître les métiers du commerce de l’habillement. Cette connaissance est plus marquée chez les 25-35 ans (79 %), contre 55 % des 46-55 ans et 57 % des 56 ans et plus.

Le commerce de l’habillement est jugé attractif par les personnes interrogées

L’attractivité est renforcée par l’expérience : 95 % des personnes ayant déjà travaillé ou étudié dans le secteur le jugent intéressant.

Trois répondants sur quatre se disent attirés par le secteur du commerce de l’habillement. Dans le détail, cet intérêt est plus marqué chez les personnes en reconversion (77 %), devant les étudiants (75 %) et les demandeurs d’emploi (70 %).

Aucun domaine d’activité ne domine clairement. Les achats arrivent en tête (62 %), suivis du marketing (61 %) et de l’e-commerce (60 %).

Viennent ensuite les métiers liés aux collections et au style (59 %), dont l’attractivité reste élevée sans pour autant se distinguer nettement des autres fonctions, ce qui traduit une perception encore peu hiérarchisée des métiers.

Puis les métiers liés à la vente et à la direction de réseau (59 %), à l’accompagnement des ventes (57 %), l’approvisionnement et la qualité fournisseurs (56 %), la logistique (53 %) et la stratégie data (50 %).

Parmi les leviers d’attractivité identifiés, les répondants citent en premier lieu la relation client et le conseil, la proximité avec les tendances ainsi que la possibilité d’exprimer sa créativité.

La rémunération arrive en tête des freins exprimés et des attentes d’information

Les freins identifiés sont la rémunération jugée insuffisante, les horaires estimés contraignants et un désintérêt pour le secteur (l’étude ne détaille pas ce désintérêt).

Le secteur souffre d’un décalage entre perception et réalité : il n’est pas identifié comme particulièrement recruteur, malgré des opportunités d’embauche. 20 % doutent de son accessibilité. Ils ont peu de visibilité sur les perspectives de carrière et la capacité à s’y projeter à moyen et long terme.

In fine, cette étude met en évidence un besoin de mieux comprendre les conditions réelles d’exercice des métiers liés au commerce de l’habillement.

En termes d’information sur les différents métiers proposés par le secteur, la rémunération arrive en tête (38 %). Ce, devant les conditions de travail (33 %) et le niveau de formation nécessaire (30 %).

Pour en savoir plus, les répondants privilégient les témoignages et rencontres (35 %), les visites d’entreprise (34 %) et les fiches parcours (32 %).

Les étudiants se tournent davantage vers les réseaux sociaux et les dispositifs scolaires, tandis que les demandeurs d’emploi et les personnes en reconversion privilégient les conseillers et les échanges directs avec des professionnels.

Les canaux d’information mobilisés varient toutefois selon les profils. Les conseillers institutionnels (France Travail, CCI) arrivent en tête (29 %), devant les salons et forums (25 %) et les réseaux sociaux (24 %).

Ce recours à des sources souligne un enjeu clé pour le secteur : rendre plus lisibles les parcours, en s’appuyant sur des acteurs jugés crédibles et en apportant des informations transparentes sur les conditions d’exercice et les perspectives de carrière.

  • Opcommerce : organisme qui finance et accompagne la formation professionnelle dans le secteur du commerce.
Alliance du Commerce