Interview : Simon Burstein revient à Paris avec The Place London

Trois ans après son ouverture à Londres, The Place London inaugure une boutique à Paris. C’est au 8 rue de l’Odéon dans le 6ème arrondissement que se situe le magasin multimarque. À l’origine du projet, Simon Burstein pour qui la mode et les concepts de magasins n’ont pas de secret. Vice-président de la marque Sonia Rykiel pendant plus de 20 ans, Simon Burstein est aussi l’homme derrière la vente de l’affaire familiale Browns à Farfetch en 2015.

Avec The Place London, Simon Burstein repart à la conquête d’une clientèle parisienne qu’il connaît bien. Pour l’occasion, FashionUnited l’a rencontré.

Pourquoi avoir décidé d’ouvrir cette boutique à Paris ?

J’adore Paris qui est ma deuxième ville. J’y ai vécu pendant 20 ans, c’est un peu un retour à la maison. Je désirais réellement travailler à nouveau ici. Mes enfants vivent à Paris donc j’ai de nombreuses raisons de vouloir y travailler. Je pense aussi que c’était le bon moment pour revenir.

Interview : Simon Burstein revient à Paris avec The Place London

Quelle est la particularité de The Place London?

Nous proposons des marques qui ne sont pas forcément connues. Je choisis des créateurs que je trouve talentueux. Contrairement à beaucoup d’autres détaillants, je n’ai pas peur d’échouer, je peux me le permettre et si je me trompe, ce sera ma responsabilité. C’est le cas avec la marque ukrainienne, Poustovit. Elle est basée à Kiev et existe depuis 17 ans. Ce n’est pas une jeune marque mais elle n’est pas connue en dehors de l’Ukraine. Nous l’avons présenté dans la boutique de Londres et les clientes ont tout de suite adhéré. La qualité est au rendez-vous, les vêtements correspondent exactement au style des clientes et nous avons su choisir le bon positionnement. La clientèle que nous avons est aisée mais n’a plus envie de surpayer pour des articles. L’idée est donc d’apporter des marques qui ont quelque chose à raconter et c’est vraiment ce qui m'intéresse.

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Vous arrivez à Paris avec le même concept qu’à Londres, la clientèle est-elle la même ?

Oui bien-sûr. J’ai déjà eu le temps d’observer et je pense que le profil de la femme qui entre dans nos boutiques est très similaire. Bien-sûr, il y aura des particularités mais depuis que nous sommes ouverts, je vois que l’intérêt est porté sur les mêmes marques, notamment Alice Archer, avec ses broderies uniques. Après tout est une question de timing. Lorsque vous placez un beau produit, dans un bel endroit, cela contribue également.

Vous êtes issu d’une famille d'entrepreneurs, vous avez longtemps travaillé dans ce domaine. Avec un tel parcours, vous devez être confiant quant à l’avenir de votre concept?

Il s’agit d’une petite entreprise, j’ai déjà une bonne équipe autour de moi. Je pense qu’il y a une opportunité surtout à Londres où ce genre de magasin est assez rare. Il y a le contexte économique, les loyers qui sont très élevés dans les deux villes, il faut avoir les moyens, il faut avoir le produit qui attire et qui permet de générer un gros chiffre d’affaires. Heureusement pour moi, le chiffre n’est pas la priorité.

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Dans ce cas, quel est votre objectif?

Bien-sûr, personne n’ouvre un magasin ou une entreprise pour ne pas gagner de l’argent, mais je pense que cela va prendre du temps, six mois, un an, peut-être plus de temps. Il faudra du temps pour comprendre et analyser également. Tout ce qui se fait à Londres ne fonctionnera pas forcément à Paris même si je pense que 90 pour cent du concept sera le même. Après si le concept plaît comme c’est le cas à Londres, l’ambition est de lancer The Place London dans d’autres villes à travers le monde.

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Photo : courtoisie The Place London
 

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