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Première Vision : le retour à la matière

By Odile Mopin

24 sept. 2021

Salons

Première Vision Paris

Après 18 mois sans salon physique, deux éditions digitales en septembre 2020 et février 2021, Première Vision vient de se tenir, et de s’achever, sous sa forme habituelle, au Parc des Expositions de Villepinte.

Habituelle ? Pas tout à fait. Tout d’abord, le salon a gardé, comme le feront désormais certainement la plupart des organisateurs d’événements, une version digitale. Le salon physique a eu lieu du 21 au 23 septembre, combiné à la plateforme numérique, du 20 au 24 septembre, qui rassemblait les collections des exposants sur la marketplace et qui sert de support aux nombreux séminaires et digitaltalks, désormais bien instaurés, programmation exclusive d’experts sur les enjeux de l’industrie textile. Deux dispositifs complémentaires et qui le resteront : la plateforme de la marketplace est utilisée comme un outil d’amplification pour les exposants.

Première Vision : « Ce n’est pas encore le salon de la reprise »

Cette édition automne-hiver 2022-2023 n’a pas encore retrouvé son format habituel. « Ce n’est pas encore le salon de la reprise. Nous espérons une normalisation en 2022, où Première Vision Paris retrouvera ses dates en hiver, au mois de février, et entérinera son édition d’été début juillet », expliquait dès l’ouverture le directeur général de Première Vision, Gilles Lasbordes. En effet, 904 exposants au total participaient au salon, soit un peu de la moitié qu’avant la crise sanitaire.

Première Vision Paris

Les industriels du textile se sont donc rassemblés dans un salon redistribué, sur quatre halls au lieu de six : le premier pour l’accessoire et le cuir, le second pour les fabricants (manufacturing) et les filateurs, le troisième et le quatrième pour le cœur du salon, les tissus, assorti de la partie « design », les propositions créatives en motifs et dessins. En ponctuation et passerelle, un grand forum de tendances entre le hall 1 et 2, un plus petit, autour du décor hall 4, ces deux outils de décryptage de la saison dupliqués en un forum 3D en ligne.

Ce salon physique s’est évidemment focalisé autour des retrouvailles des industriels et acheteurs européens ou qu’issus du pourtour méditerranéen (une quarantaine de pays au total). La reprise étant corrélée à la circulation des personnes. Pas d’Asiatiques donc et pas encore d’Américains. Mais un événement néanmoins dense et joyeux, qui a mis en avant des produits rassurants, sécurisants, comme des lainages et du tweeds qualitatifs, et « costauds » des matelassages anti-chocs, mais aussi des produits plus fantaisie, illustrant une envie d’euphorie après une période difficile : tissus d’or et de lumière, jacquards chamarrés… L’accent a été mis aussi sur les produits éco-responsables, aussi bien dans le prêt-à-porter que le cuir et les produits de sport. Cette thématique transversale illustrée par un forum ad hoc, « Sustainables and Innner Values ». L’espace Smart Creation, autour des nouveautés éco-responsables, et innovantes, était également bien fourni.

Première Vision Paris

La saison se poursuivra avec le Denim Show à Milan mi-octobre, puis Blossom début décembre. Côté grand international, les éditions de New York et de Portland, dernier développement axé sur le sport et lancé en 2019, devraient avoir lieu l’année prochaine. Tout comme Shenzhen (aux mois d’avril et octobre), où l’organisateur emmenait avant la crise une cinquantaine d’exposants au sein du grand salon international Fashion Source. Un axe qui va être développé dès que possible par Première Vision : « En 2025, La Chine deviendra le premier consommateur d’habillement au monde », rappelait Gilles Lasbordes.

Le groupe vient d’ailleurs de recruter un directeur du développement et des opérations internationales, Igor Bonnet. Il s’agit d’une création de poste. Cet ancien d’Arena rentre au Comité de Direction avec la mission de coordonner l’ensemble des activités des bureaux internationaux y compris Première Vision France. L’idée étant d’envisager l’écosystème de la mode dans sa globalité.