Salon Bijorhca : les nouveautés de l’édition de janvier 2020

Salon bi-annuel dédié au bijou et à l’ensemble de la filière, Bijorhca est de retour du 17 au 20 janvier à Paris. À chaque édition, Bijorhca réunit près de 12000 acheteurs qui viennent rencontrer créateurs, fournisseurs, fabricants et prestataires de services, venus du monde entier.

À quelques jours de l’ouverture du salon international à Paris Expo Porte de Versailles., FashionUnited a interviewé Marine Devos pour connaître les nouveautés de l’édition à venir. Forte d’une solide expérience dans l’organisation de salons professionnels sur plusieurs secteurs et à l’international, elle est depuis le 9 décembre 2018, la directrice de Bijorhca.

Du 17 au 20 janvier, le salon du bijou Bijorhca est de retour à Paris Expo Porte de Versailles mais n’aura pas lieu dans le même pavillon, n’est-ce pas?

Oui, nous avons fait un changement de hall. Ce n’est pas anodin car nous avons dû retravailler toute l’implantation et toute la segmentation. La véritable nouveauté est que nous allons présenter notre offre dédiée sur un même niveau. Auparavant, nous étions sur deux étages. Nous avons donc scénographié l’accueil afin de faciliter le déplacement des visiteurs à travers les différents espaces. Cela a été piloté par Elizabeth Leriche, la directrice artistique.

Autour de l’espace « Trends », nous avons rassemblé la vitrine des créateurs émergents, c’est une sorte d’incubateur où il y a les jeunes créateurs. Il y a aussi le pôle démonstration, savoir-faire et formation parce que nous voulons à nouveau insister sur l’importance de transmettre tous ces savoirs faire qui parfois se perdent.

La distribution du bijou telle qu’elle est actuellement nous a amenés à détourner la communication. Nous restons un salon professionnel et B2B mais pour toucher le consommateur puisque c’est lui qui est en première ligne aujourd’hui, nous travaillons avec des influenceurs et des micro-influenceurs.

Donc pour conclure, nous avons resegmenté, le visiteur sera plus facilement guidé vers le secteur qui l'intéresse, après cela ne l'empêche absolument pas de passer d’un secteur à l’autre.

Pourquoi prendre cette décision de passer du pavillon 5 au Hall 7.1 ?

Tout simplement parce qu’il y a des travaux à la Porte de Versailles, qui ont commencé il y a déjà dix ans ! C’est un peu comme une « chaise musicale » parce que chacun change de hall d’une édition à l'autre, en fonction des salons qui se tiennent en même temps. Nous allons nous retrouver dans le pavillon 7 sur le hall 7.1 et les halls 7.2 et 7.3 seront occupés par le Salon International de la Lingerie qui déménage du pavillon 1 au pavillon 7.

Pour l’édition de septembre 2019, vous aviez choisie Anna, plus connue sous le nom de @Theballoondiary, pour être l’ambassadrice du salon Bijorhca Paris. Qui sera l’ambassadrice de l’édition de janvier 2020?

La distribution du bijou telle qu’elle est actuellement nous a amenés à détourner la communication. Nous restons un salon professionnel et B2B mais pour toucher le consommateur puisque c’est lui qui est en première ligne aujourd’hui, nous travaillons avec des influenceurs et des micro-influenceurs. En général les ambassadeurs sont des influenceurs que nous invitons sur le salon. Évidemment, ils viennent pour parler de leurs marques coup de coeur. Ils peuvent aussi faire gagner des bijoux des marques qui sont présentes sur le salon à leurs followers. C’est une façon de détourner un peu la communication, de la cibler. Pour janvier 2020, nous avons choisi les infleunceuses @Jade_Leboeuf, et @Pia_Mbd comme ambassadrices.

En septembre 2019, l’équipe Bijorhca Paris a choisi Petra Toth pour parer les hôtes et hôtesses. Avez-vous déjà désigné une créatrice/un créateur pour la nouvelle édition?

C’est quelque chose que nous faisons depuis plusieurs éditions. Nous n’avons pas encore annoncé le nom de la créatrice ou du créateur choisi. Nous voulons garder quelques surprises pour le Jour-J. La possibilité est offerte à toutes les marques, elles peuvent déposer leurs candidatures.

Les éditions de Bijorhca sont-elles guidées par un thème?

Non pas spécifiquement mais cela pourrait se faire pour les prochaines éditions. Nous avons quasiment 60 pour cent de marques internationales qui viennent sur Bijorhca. Je pense que ce serait intéressant à l’avenir de peut-être mettre un pays à l’honneur ou alors un secteur. Nous sommes en train d’y réfléchir.

C’est vrai qu’il n’y a pas de thématique donnée mais il y a des points phares. L’espace « Trends » en est un car il y a beaucoup de personnes qui viennent voir les tendances qui y sont présentées. Il y a aussi la mise en avant des savoirs-faire et des métiers d’art. Il y a aussi quelques thématiques qui sont liées à l’actualité.

Salon Bijorhca : les nouveautés de l’édition de janvier 2020

En parlant d’actualité, comment le salon résiste-il à la concurrence venue notamment d’internet?

La concurrence a du bon quand elle est gérée sainement. Nous parlons à la plupart de nos concurrents. Je pense que nous avons tout à gagner en échangeant avec eux car nous avons les mêmes problématiques. Après je trouve, qu’en France en tout cas, c’est un peu difficile de se fédérer. Mais je continue de penser que l’union fait la force et qu’on aurait tout à gagner de se rassembler sur un même événement.

Aujourd’hui sur le secteur du bijou, Bijorhca est le seul à rassembler 300 marques, 300 exposants à chaque édition et continue de faire venir 12 000 visiteurs. Je me dis que nous avons une carte à jouer, c’est une vraie force. L’internationalisation du marché est aussi une vraie force pour nous.

Les éditions de Bijorhca ne sont pas guidées par un thème mais cela pourrait se faire pour les prochaines éditions. Je pense que ce serait intéressant à l’avenir de peut-être mettre un pays à l’honneur ou alors un secteur.

Vous êtes arrivée à la direction de Bijorhca le 9 décembre 2018. Un peu plus d’un an plus tard, quel bilan faites-vous de votre première année?

Un bilan riche en rencontre, en échange avec les différents acteurs et des moments forts. L’édition de septembre 2019 a été une réussite, le climat de business qui s’est créé sur le salon était bon. C’était moins morose qu’en janvier 2019 où il y avait les Gilets Jaunes. C’est vrai que nous sentons que le marché est en pleine mutation mais pour ce qui est du bilan, je pense que nous continuons d’offrir un accompagnement sur mesure aux marques. Je dirais que c’est une année assez riche.

Pensez-vous avoir été choisie pour votre solide expérience dans le secteur et à l’international?

Oui je pense! Cela fait 20 ans que je suis dans les salons, que j’organise des événements à l’international. J’ai aussi été choisie parce que j’avais travaillé auparavant pour les salons du groupe (Reed Expositions France, ndlr) auprès des entreprises françaises. J’ai fait la promotion des salons du groupe à l’international, à Las Vegas, à Tokyo, à Londres, etc.. Mais c’est vrai que dans mon parcours j’ai eu la chance de pouvoir travailler dans beaucoup de pays et beaucoup de secteur différents. Je pense que ça avait du sens que je puisse traiter ces sujets, c’est assez enrichissant aussi.

Photo : Bijorhca

 

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