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Sur Tranoï, Sakina M’sa défend l’idée d’une nouvelle esthétique durable avec M’SA

Salons
Sakina M'Sa au salon Tranoï Credits: F. Julienne
By Florence Julienne

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Le salon Tranoï, organisé pendant la Fashion Week Paris mars 2026, signe la présence inédite et le retour sur la scène mode de Sakina M’sa. La créatrice y a présenté une proposition vestimentaire complète intitulée M’SA : Maker of Sustainable Aesthetics (créatrice d’esthétiques durables en français).

Auparavant, la créatrice s’était concentrée sur des sweats et tee-shirts à messages, inscrits dans un projet d’insertion professionnelle pour des réfugiés. Il incluait plusieurs collaborations, dont celle avec A.P.C.

Sakina présente M’SA comme une synthèse des expérimentations menées, depuis ses débuts. Pour mémoire, Sakina est la pionnière française de la mode durable. Son modèle s’appuie sur le développement d’un prêt-à-porter éco-pensé, l’insertion sociale (entreprise d’insertion depuis 2008) avec l’accompagnement professionnel de femmes en situation de difficulté, et une fabrication locale dans son atelier du Plateau Fertile.

« M’SA est la somme de tout ce qu'on a appris depuis des années, explique Sakina à FashionUnited. Nous avons réfléchi à la façon dont nous pourrions aller plus loin en termes d'upcycling. Le résultat vise à associer high-tech et low-tech, style et savoir-faire, afin de faire de l’upcycling un véritable savoir-faire textile. »

M’SA : de l’art moderne aux nouveaux codes de l’upcycling

Le premier thème de la collection rend hommage à Piet Mondrian et à la robe Mondrian d’Yves Saint Laurent. Les robes et chemises sont un patchwork de chemises invendues sourcées chez des chemiseurs, achetées en volume puis teintes et reconstruites dans une logique d’upcycling.

Un autre thème est une référence à l’outre-noir de Pierre Soulages : « l’artiste peintre Pierre Soulages dit que, dans le noir, il y a plein de lumière. Je me suis dit que dans cette sombre époque que nous traversons, il faut travailler cette lumière-là. »

Les pièces sont réalisées à partir d’invendus de vêtements et de rouleaux de dead stocks crêpe, coton et mélanges de fibres (par exemple, 80 % soie et 20 % polyester).

Sa présentation au salon Tranoï inscrit ce projet dans un cadre professionnel stratégique, au contact direct des acheteurs internationaux réunis pendant la Fashion Week parisienne.

Mode durable
Sakina M'Sa
Tranoi
Upcycling