1er hausse des ventes du PAP féminin depuis six ans

La fédération du prêt à porter féminin a livré son analyse sur le 1er semestre 2014 du PAP féminin en mettant en exergue cette lueur d’espoir dans un long tunnel de crise caractérisé par une baisse continue des ventes dans le prêt à porter depuis six années consécutives. +1, 3 pour cent. Ce

n’est pas énorme mais étant donné le contexte morose, il faut se féliciter de cette légère croissance inédite depuis bien longtemps.

« On ne sait pas ce que nous réserve l’avenir, avance prudemment François-Marie Grau, Secrétaire Général de la Fédération. Mais on peut estimer que la plupart des indicateurs nous envoient des signaux positifs concernant la tenue des achats de prêt-à-porter féminin ». Effectivement, sur ce premier semestre 2014, si le secteur de l’habillement affiche une légère érosion de 0,6 %, les ventes de prêt-à-porter féminin, elles, s’offrent une bouffée d’oxygène via un chiffre 1er hausse des ventes du PAP féminin depuis six ansd’affaires grimpant à 5,1 milliards d’euros. En volume, la croissance a même atteint +4,8 % par rapport au premier semestre 2013.

Pour expliquer cette embellie, la fédération évoque tout d’abord la douceur des températures ce printemps qui a favorisé l’écoulement des collections en cours. Les femmes se sont même montrées plus dépensières qu’à l’accoutumée : sur la même période, le budget moyen atteint 183 euros contre 176 en 2013. « En parallèle, il faut noter une baisse des prix moyens de plus de 3 % que nous pouvons attribuer au report des achats sur des pièces plus légères. » ajoute François-Marie Grau.

Les achats en soldes et autres promotions sont 43,8 pour cent des sommes dépensées en prêt-à-porter féminin. C’est un peu moins que pour le premier semestre 2013 durant lequel les achats à prix barrés atteignaient 44,6 pour cent des dépenses. Mais cette érosion n’inquiète pas Daniel Wertel, le président de la fédération qui se réjouit de la récente suppression des soldes flottants. « Cela à calmer le jeu en la matière. » affirme t’il avant d’annoncer la tenue prochaine d’une table ronde avec Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du Commerce, réunissant les professionnels de la mode autour de ces problématiques liées à ce calendrier commercial.

Chaînes spécialisées et e-commerce : le duo gagnant

L’engouement des consommatrices pour les chaînes spécialisées ne se dément pas. Sur ce premier semestre, elles canalisent 34,2 pour cent des sommes dépensées (en hausse de 1,5 point). Le commerce de détail continue de perdre du terrain même reste le deuxième circuit privilégié des consommatrices avec 19,9 pour cent de part de marché. La grande diffusion et la VAD conservent respectivement 10,4 et 9,9 pour cent de part de marché ; quant aux grands magasins, ils progressent au premier semestre (6,3 pour cent de PDM).

Grand vainqueur de la période signant la plus forte progression : le e-commerce qui affiche son immuable croissance (+15 pour cent) détenant désormais 15 pour cent de parts de marché du prêt-à-porter féminin. Un chiffre à mettre au regard des ventes drainées par les pures players du web : 2,3 % des ventes. « Contrairement à ce qui a été dit dans les débuts de ce phénomène, ce ne sont pas ces acteurs qui canalisent le plus de ventes, relate François-Marie Grau, mais bien les acteurs dits traditionnels qui se sont lancés dans le brick and mortar. » La visite du magasin physique suivie de la concrétisation de l’achat dans la e-boutique, ou l‘inverse, sont donc des comportements qui se diffusent chez les consommatrices. Le poids d’Internet dans les dépenses d’achat féminin dépasse désormais 10 pour cent pour toutes les tranches d’âge (hors femmes de plus de 70 ans). Il franchit même le seuil des 20 pour cent chez les femmes âgées de 25 à 39 ans mais aussi – fait nouveau - chez les femmes de 50 à 64 ans.

 

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