F-commerce: l'échec des boutiques sur Facebook

La marque de jeux vidéo GameStop a ouvert en avril 2011 une boutique sur Facebook afin de générer des ventes de plus de 3,5 millions de clients qui affirmaient être «fans» du label. Six mois plus tard, le magasin a été fermé sans tambour ni

trompette.

Mais GameStop n'est pas le seul. Au cours de la dernière année, Gap Inc, les grands magasins J.C. Penney et la marque Nordstrom ont ouvert puis fermé des magasins sur Facebook.

Le réseau social américain, qui ce mois-ci a fait la présentation d'une offre publique initiale, a cherché à être une des destinations principales liées à l’achat pour ses 845 millions de membres.

CertainsF-commerce: l'échec des boutiques sur Facebook investisseurs, tous secteurs confondus, ont déclaré : "On a pensé que Facebook serait un nouveau format de boutique prometteur, dans un endroit où les gens achètent, mais c'était comme essayer de vendre des choses aux gens tout en s'amusant avec des amis dans un bar…. ».

Il y a un an, plusieurs marques américaines misaient sur le "F-commerce" et pensaient que Facebook, le site le plus visité au monde actuellement, avait le potentiel de devenir une menace pour Amazon.com ou PayPal…

David Fisch, directeur du développement commercial chez Facebook, avait même déclaré en juin dernier que le site serait plus attrayant que ses concurrents parce qu'il pourrait reproduire l'expérience sociale d'un véritable centre commercial.

Facebook envisageait de profiter de l'achat de publicité des marques qui visent à générer du trafic vers leurs magasins sur le site. Le cabinet de conseil Booz Co. prédisait en janvier 2011 que l'achat de produits spécifiques par le biais de commerce social aux États-Unis passerait de 5000 millions de dollars à 30000 millions de dollars en 2015 et que la plupart des ventes se feraient directement depuis la source : Facebook.

Comme beaucoup de détaillants ont fermé leur magasin au milieu de la conjoncture économique, les entreprises de mode se tournent maintenant vers le e-commerce, notamment pour le déstockage sur des sites de ventes privées ou outlets. Tandis que d’autres font confiance aux réseaux sociaux puisqu’ils captent davantage de « fans » ou clients potentiels.

Les ventes de Facebook auraient augmenté de 55% au quatrième trimestre en 2011 pour atteindre une facturation de 1130 millions de dollars. Pour Krista Garcia, analyste chez eMarketer Inc. à New York, « la société mise aujourd’hui sur le commerce électronique afin d'amener les utilisateurs à passer plus de temps sur le site plutôt que comme un moyen d’augmenter les profits ».

(Anne-Sophie Castro)
 

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