Apres avoir épinglé la firme Zara pour son utilisation de produits toxiques, Greenpeace lance un défi à la mode haut de gamme. La célèbre ONG a proposé à 15 marques de luxe de répondre à un questionnaire de 25 questions

concentrées autour de trois thèmes : la politique d’achat de cuir. Le cuir utilisé par la marque est-il issu des élevages intensifs responsables de la déforestation en Amazonie ? La politique d’achat de pâte à papier : les emballages des produits de luxe sont-ils fabriqués par des multinationales qui détruisent les forêts tropicales d’Indonésie et l’habitat des derniers tigres de Sumatra ? La politique de production textile : des substances toxiques pouvant affecter les ressources mondiales en eau sont-elles utilisées dans les procédés de production et de transformation des tissus ?

Pour chaque section, un score basé sur l'exhaustivité des réponses et le degré de «propreté» des processus de production analysés a été attribué. Les couleurs verte, jaune, rouge et noir symbolisent le résultat final, obtenu en faisant la moyenne des scores.

Résultat, seul Valentino a obtenu un sans faute pour les trois thèmes avec une politique d'achat "Zéro Déforestation" en matière d'emballage et de cuir et une politique zéro rejet pour la production textile.

Bonne note également pour Giorgio Armani, Dior, Gucci et Louis Vuitton qui se sont engagés à avoir des politiques d'approvisionnement « Zéro déforestation » en papier et en cuir. Gucci s'est engagée sur une politique d'achat de cuir et de papier garantissant la durabilité de ses produits depuis 2009, et elle a activement soutenu le moratoire sur l'expansion de l'élevage bovin en Amazonie. Seul bémol pour ces quatre maisons : la politique de production textile. D’apres l’ONG, ces marques ont encore des efforts à fournir pour adhérer à des "objectifs detox" pour une mode sans substances toxiques.

Bilan mitigé pour Versace, Ermenegildo Zegna, Salvatore Ferragamo : Zegna et Versace sont en mesure de tracer leurs achats de cuir dès l'origine, mais, d’après l’ONG, il leur manque encore des engagements contraignants sur l'achat de cuir de provenance garantie « Zéro déforestation » ainsi que sur la production de tissus exempts de substances toxiques. Ferragamo a de bonnes politiques pour garantir la durabilité de ses papiers d'emballage mais ne présente pas d’engagements fermes sur la politique d'achat de cuir.

En bas du classement, Roberto Cavalli n'a pas fourni de réponses claires au questionnaire « et n'a pas fait de geste encourageant ». Et enfin, pastille noir c’est-à-dire « zéro pointé » pour Chanel, Dolce & Gabbana, Alberta Ferretti, Hermes, Prada, Trussardi. Malgré les demandes répétées de Greenpeace, ces marques n’ont pas voulu répondre au questionnaire.


 

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