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La CE autorise le rachat de Sandro

10 juin 2013

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Le rachat de Sandro, Maje et Claudie Pierlot par un fond d’investissement américain - via une procédure simplifiée - ne pose pas de problème de concurrence. C’est en tout cas le jugement de la commission européenne : elle a donné aujourd’hui son

feu vert à l’acquisition du groupe SMPC (propriétaire des trois marques françaises) par le fond d’investissement Kohlber Kravis Roberts (KKR) qui avait annoncé le 18 avril la signature d' un accord pour prendre le contrôle du groupe français.

KKR
détiendra 65 pour cent du capital. Le reste sera dévolu à l'équipe de direction actuelle. A ce jour, les sœurs fondatrices Judith Milgrom et Evelyne Chetrite, créatrices dont le flair n’a jamais été pris en défaut, et le duo Elie Koubi / Frédéric Biousse qui s’était déjà fait la main sur Comptoir des Cotonniers, composent toujours le quatuor managérial. Il détenait jusqu'alors 49 pour cent du groupe. Les 51 pour cent restant était détenu par L Capital, un fonds d’investissement détenu par la holding familiale de Bernard Arnault, et par Florac, une société détenue par une ancienne dirigeante du groupe Louis Dreyfus, Marie-Jeanne Meyer.

L Capital et Florac sont entrés au capital de Maje et Sandro en 2010. Un investissement purement spéculatif puisque les deux vendeurs ont voulu monétiser leur participation deux ans seulement après leur entrée au capital. Ils ont fait une belle affaire : en 2011, le chiffre d'affaires a bondi de 40 pour cent à 303 millions d'euros, et un objectif de 500 millions est visé pour 2014. Le chiffre d’affaires de 2012 est estimé à plus de 350 millions d’euros pour un EBITDA (excédent brut d’exploitation avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) d’environ 60 millions. Si le montant de la transaction n'a jamais été communiqué, on sait néanmoins qu’en confiant un mandat de vente à deux banques d'affaires (JP Morgan et la Compagnie financière Edmond de Rothschild), les vendeurs espèreraient tirer de la cession un montant équivalant à 12 fois L’EBITDA de la SMCP. Soit 720 millions d’euros. Les offres proposées par les fonds d’investissements se situaient plutôt autour de 600 millions d’euros.