Le Qatar finalise l'achat du Printemps

La vente du groupe Printemps qui dispose de 16 magasins en France a été finalisée. Le repreneur Divine Investments (Disa), une société d’investissements luxembourgeoise détenue par des intérets privés du Qatar indique dans

son premier communiqué officiel que son projet est «de poursuivre le développement du Groupe Printemps tant à Paris qu'en province et de contribuer au rayonnement à l'international de ce symbole de la mode et du luxe à la française ».

DisaLe Qatar finalise l'achat du Printemps a racheté les 70 pour cent de participation détenue jusqu’ici par Rreef, une filiale de gestion d'actifs immobiliers de Deutsche Bank mais aussi les 30 pour cent restants appartenant à une groupes d’investisseurs privés reunis sous la coupe de Maurizio Borletti qui continuera de diriger le groupe de grands magasins. Selon le site d'information Médiapart, le montant de la cession du Printemps atteindrait 1,6 milliard d'euros.L'autorité de la concurrence française avait approuvé l'acquisition le 22 juillet.


Bataille entre Borletti et les Galeries Lafayette

Une terrible bataille avait opposé Maurizio Borletti, et Philippe Houzé, propriétaire des Galeries Lafayette, pour s'accaparer des 70 pour cent du groupe mis en vente par Rreef. Le patron des Galeries Lafayette rêvait depuis longtemps d’acquérir son principal concurrent français. Après une première tentative, en 2006, lors de la vente par PPR (aujourd'hui Kering) du Printemps, il avait refait une proposition de rachat à Rreef, repoussée. Il avait même proposé aux qataris de s'associer avec lui. Son projet cependant inquiétait les syndicats du Printemps qui craignent que le Qatar et Houzé ne vendent les magasins de province les moins rentables et qu'ils suppriment des emplois boulevard Haussmann, en transformant le magasin en galerie commerciale. Philippe Houzé avait multiplié les rencontres à l'Elysées. Sans effet.

Pour Maurizio Borletti, le projet de Philippe Houzé aurait inévitablement entraîné des synergies dans les fonctions centrales et achats qui auraient menacé 600 postes. De plus, l'Autorité de la concurrence aurait eu à juger si les deux enseignes ont une position dominante sur le marché des touristes à Paris. Le projet Borletti avait l’avantage de conserver au Printemps toute son indépendance même s'il passe sous le pavillon du Qatar.

Le secrétaire général du syndicat Ugict-CGT Bernard Demarcq a exprimé ses inquiétudes concernant l'évolution de l'emploi au sein du groupe, en particulier en ce qui concerne le réseau des magasins de province."Le groupe Printemps n'est pas propriétaire des murs de ses magasins de province et il n'est pas certain que les investisseurs qataris aient le souhait de conserver ce réseau en l'état", a-t-il indiqué au moment de la vente.
 

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