Les hommes : nouvelles « fashion victimes » ?

En matière de consommation de mode, l’écart se réduit de manière irrépressible entre hommes et femmes chaque année. C’est du moins ce qui ressort d’une étude de l’IFM (Institut français de la mode).En volume d’achat, cela ne signifie pas

stricto sensu qu’ils consomment plus, en volume d’achat puisqu’en 2012, les hommes ont dépensé en France 8,6 milliards d’euros pour les achats vestimentaires. Pas d’augmentation à proprement parler donc. Néanmoins ce chiffre est à comparer avec celui de la gent féminine qui sur le même laps de temps ont freiné leur consommation. De 12,4 milliards d’euros en 2002, le chiffre est tombé à 10,4 milliards en 2012. Malgré la crise, les hommes se sont donc accrochés à leur budget achat vestimentaire contrairement aux femmes qui l’ont allégé.

Si Les hommes : nouvelles « fashion victimes » ?on entre dans le détail, on constate que ce sont les hommes les plus jeunes qui sont le plus férus de mode. Plus que les jeunes femmes même ! Les hommes de 15-29 ans dépensent 539 euros par an contre 511 euros pour les femmes de la même tranche d’âge. Les femmes reprennent la tête à partir de 30 ans pour assister au désintérêt progressif de la gent masculine pour les vêtements. Un désintérêt qui devient quasi-total à partir de la soixantaine contrairement aux femmes qui d’après Gildas Minvielle, responsable de l'Observatoire économique de l'IFM et coauteur de l'étude, consacreront tout au long de leur existence un véritable goût pour le goût de leur vestiaire.


La majorité des hommes s'habillent dans des chaînes spécialisées

Si le volume en termes de chiffre d’affaire n’a pas bougé en 10 ans, les hommes ont quand même changé leurs habitudes d’achat. La grande nouveauté, c’est l’appétit pour les soldes : un vêtement masculin sur deux est désormais acheté en promotion. L’autre grand enseignement de cette étude, c’est la constatation définitive que les hommes s’habillent essentiellement dans les chaines spécialisés : 39 pour cent d’entre eux se fournissent dans les chaines du type La Halle, Celio, Kiabi, Gémo, Jules, H&M et Zara. Viennent ensuite par ordre décroissant les magasins indépendants (20,7 pour cent), les grands magasins (8,5 pour cent), les hypermarchés (et supermarchés), Internet, les marchés et les boutiques populaires.

Enfin il faut constater la percée de la vente en ligne. En 2006, seule une poignée infime d’hommes achetait sur le net (1,9 pour cent). Ils sont désormais 11, 2 pour cent en 2012. Notons aussi une spécificité bien française : une partie non négligeable de messieurs (10,5 pour cent) achète ses vêtements de ville dans des magasins de sport du type Decathlon, Go Sport, Intersport ou sport 2000.
 

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