Luxe : vers une bonne conscience écolo

Rien de commun a priori entre le développement durable et l’univers du luxe dont les matières premières proviennent parfois d’industries polluantes telles que l’exploitation minière. Un rapprochement s’est pourtant récemment amorcé,

dans un contexte environnemental et social/ sociétal en pleine évolution qui infléchit les aspirations d’une clientèle exigeante, sous la forme d’expériences certes limitées -voire contradictoires- mais encourageantes, tandis que de nouveaux entrants, à l’ADN durable revendiqué, s’imposent face aux marques historiques.

Luxe : vers une bonne conscience écoloForce est de constater, cependant, le déficit d’offre intégrant la RSE et de communication spécifique du secteur, ainsi que la faible marge de manœuvre des quelques responsables en charge du développement durable au sein des grands groupes : Peu concerné par des préoccupations perçues comme relevant avant tout du mass market, imprégné du tabou de l’image de marque - auréolée de mysticisme-, le luxe fait de la résistance.

Dans leur nouveau livre « Luxe et développement durable - La nouvelle alliance » qui sortira le 22 août, Cécile Lochard, professionnelle du développement durable, et Alexandre Murat, fondateur de la première joaillerie sur Internet spécialisée dans le diamant, plaident pour une prise en compte systématique -nécessaire à la survie du luxe- des enjeux du développement durable.

Une mutation s’impose en effet, selon eux, aux grandes «griffes» : se (re)positionner et communiquer en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE) sous peine de perdre une partie de leur dimension iconique, c’est-à-dire intégrer les contraintes du développement durable… tout en préservant la magie qui fait leur essence.

Legs transgénérationnel de traditions, métiers patrimoniaux, gestion de la rareté et du long terme, intemporalité et durabilité des produits… : L’industrie du luxe peut capitaliser sur les «valeurs» qu’elle partage avec le développement durable. Au croisement de l’art et de l’artisanat, s’appuyant sur des marques largement plébiscitées dont l’aura internationale rayonne vers des marchés en plein développement, le luxe n’est-il pas idéalement placé pour rendre les engagements éthiques et socialement responsables des plus séduisants et jouer un rôle leader dans leur promotion ? De la même manière, les styles de vie durables et la consommation responsable ont-ils beaucoup à apprendre du fabuleux
savoir- faire des maisons de luxe en termes de «désirabilité».

Tel est le propos de ce premier ouvrage de référence consacré aux liens entre luxe et développement durable, panorama complet des enjeux actuels, défis sociaux, environnementaux et éthiques, initiatives, meilleures pratiques et tendances émergentes.

Définition d’une RSE adaptée, de codes de conduite sectoriels, innovations en matière d’organisation, mise en conformité et cohérence des process, créativité, slow luxury, mécénat et partenariats, communication auprès des médias et influenceurs… : Les auteurs proposent réponses et pistes d’action et donnent la parole, en exclusivité, à une cinquantaine de professionnels du luxe et d’experts du développement durable -dirigeants d’entreprises, responsables «développement durable», sociologues, créateurs, experts en RSE, philanthropes…

Photo : « Luxe et développement durable - La nouvelle alliance », éd Eyrolles (28 euros)
 

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