LVMH investit dans la Cosmetic Valley à Orleans

Non, la Cosmetic Valley n’est pas, comme son nom pourrait le laisser croire, un nouvel eldorado américain de firmes de pointes comme la Silicon Valley à San Francisco mais bel et bien un important pôle de compétitivité français, le plus important

même. Il s’étend sur le territoire de trois régions et huit départements : centre, Ile-de France et Haute-Normandie. Le siège de cette puissante technopole est situé sur la place de la cathédrale à Chartres.

Fondé LVMH investit dans la Cosmetic Valley à Orleansen 1994 par les acteurs de la filière beauté d’Eure-et-Loire qui voulaient s’organiser en réseau, ce fut d’abord une association professionnelle présidée par Jean-Paul Guerlain. Lorsque l'Etat décida d’instaurer des pôles de compétitivité, l’association fut tout naturellement mandatée par l'ensemble des acteurs du territoire comme porteur d'un ambitieux projet qui fut labellisé en juillet 2005. Composé de 20 entreprises en 1994, le pole en compte désormais 800 pour quelques 70000 emplois. 520 millions d’euros ont été investis depuis sa création. Il couvre toute la filière, du principe actif à la fabrication en passant par l'emballage et la logistique.Tous les grands noms du luxe français, mais aussi étranger y sont basés. C’est simple : quand on achète un produit de beauté dans le monde, il y a une chance sur dix pour qu’il ait été fabriqué ici. Un réseau à l’allemande où les PME et PMI travaillent avec leurs donneurs d’ordres dans un climat serein, dixit Marc-Antoine Jamet, président du pôle et secrétaire général de LVMH.



LVMH ouvre un centre de recherche à Orléans


LVMH justement tient sa part dans la Cosmetic Valley. Lundi, le groupe de luxe a ouvert son nouveau centre de recherche : 30 millions d'euros ont été investi dans la construction d'un vaste atrium de verre sur le site de Christian Dior à Saint-Jean-de-Braye, près d'Orléans. Baptisé Helios, ce centre de recherche abrite 250 chercheurs qui conçoivent et développent des produits de beauté (parfums, maquillage, produits de soins) pour Dior, Guerlain ou Givenchy.

Ce nouveau centre de recherche ne restera pas à l’écart de la recherche collaborative qui caractérise ce pôle. Helios hébergera en effet dans ses locaux des projets en gestation pour permettre à des stars-up d’accélérer leurs projets. « Longtemps la recherche collaborative a été inexistante dans le domaine de la cosmétique, mais aujourd’hui les choses ont changé. La recherche publique s’y intéresse, ce qui est nouveau, et les entreprises viennent nous voir pour trouver les bons partenaires », explique aux echos le directeur scientifique du pôle, Christophe Masson. Le pôle compte parmi ses membres sept universités et ­plusieurs dizaines de laboratoires qui joue à fond la carte de l’innovation. « Ici, au moindre problème, je sais que je vais trouver une solution en deux coups de fil, c’est loin d’être le cas partout ! » insiste Christian Combeau, directeur industriel européen de Puig dont l’une des usines est basée à Chartres. Qui a dit que le made in France était l’affaire des musées ?
 

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