NYFW: Lacoste prend le large, Prabal Gurung chausse ses dames

Lacoste a pris le large samedi à la Fashion week de New York, avec une nouvelle collection inspirée par la voile, tandis que Prabal Gurung, toujours pénétré d'Himalaya, présentait sa première ligne de chaussures. Une fois encore, le directeur artistique de Lacoste Felipe Oliveira Baptista

était allé plonger dans les archives de la maison pour trouver son inspiration.


"Lacoste avait fait deux bateaux de compétition dans les années 80. Cet esprit nautique est moins connu, mais fait partie de la maison", a-t-il expliqué à l'AFP. Il en a tiré NYFW: Lacoste prend le large, Prabal Gurung chausse ses damesune collection chic, technique et contrastée, aux silhouettes toujours ultra précises, jouant joliment superpositions et contrastes. Les robes courtes sont légères et asymétriques, ou à l'inverse amples et sportives. Les parkas et blousons sont techniques et confortables. Un sweat shirt au grand col zippé dans le dos est porté sur un legging, bermudas urbains et polos restent incontournables pour les hommes.

Beaucoup de rayures aussi dans cette nouvelle collection présentée samedi dans un décor de voiles au Lincoln Center. Des couleurs vives, jaune, bleu, blanc, rouge, mais aussi des denims comme délavés par le soleil, des couleurs plus tendres, comme cette touche de lilas pour adoucir le bas d'un robe à grosses rayures rouge et blanc. Le blouson, prêt pour un coup de vent, se porte noué à la taille mais à l'envers. Du coton, du piqué, du nylon, des tissus techniques double-face. "L'idée était de faire une garde-robe qui a ce côté extrêmement technique, de manière très contemporaine" a expliqué Felipe Oliveira Baptista. "Le monde fait de plus en plus de sport. On court tous, c'est l'idée de cette garde-robe très hybride, quelque chose de très performant mais qui a aussi de l'allure".

Prabal Gurung

Quelques heures plus tard, alors que New York était écrasée de chaleur, avec une température ressentie grimpant jusqu'à 35 degrés, Prabal Gurung lui a emboîté le pas. Il a dévoilé à la grande Poste de New York, une collection souple et raffinée, qui jouait sur les juxtapositions de vêtements traditionnels népalais - son pays d'origine - et un sportwear américain résolument androgyne : chemisiers superposés sous des vestes montagnardes, vestes d'expédition sur des jupes drapées de mousseline de soie, robes aux collages graphiques. Du blanc pour ouvrir le défilé, puis des fleurs, des volants, des plumes, et pour le soir de longues robes flottantes ultra-féminines.


Mais les fashionistas étaient surtout intéressées samedi par sa première ligne de chaussures, nommées, a expliqué Prabal Gurung, en l'honneur des artistes qui l'inspirent saison après saison: Tracey Emin, Zaha Hadid, Cecily Brown, Georgia O'Keefe, Cindy Sherman et Frida Kalho. Cinq modèles ont été présentés durant le défilé, dont des sandales hautes de trois couleurs, enserrant délicatement la cheville, et des talons aiguille noir et blanc. Des chaussures voulant incarner, selon Prabal Gurung "la féminité élégante, avec un raffinement moderne". La Fashion week a commencé jeudi, et sa troisième journée samedi était très chargée, avec encore deux défilés très attendus en soirée : celui d'Alexander Wang, qui est revenu à Manhattan après avoir défilé à Brooklyn la saison dernière, et celui de Joseph Altuzarra.

Par Brigitte Dusseau, AFP

 

 

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