• Home
  • V1
  • Fashion
  • Paulette en kiosque grâce à ses lectrices

Paulette en kiosque grâce à ses lectrices

17 janv. 2013

Fashion

Tous les magazines font appel à la publicité. C’est une part très importante de leur chiffre d’affaire. S’en passer, c’est prendre le risque de ne pas exister : aussi, les magazines qui ne vivent que de leur lectorat sont rares. Dans la presse dite

« féminine », ils sont inexistants. Une exception va désormais infirmer cette règle.

Grâce
à une levée de fonds réussie sur MyMajorCompany, un site internet de financement participatif, le magazine féminin Paulette sortira en kiosque son huitième numéro dès le vendredi 1er février 2013 : les 25 000 euros nécessaires à une sortie kiosque ont été atteints cette semaine. Cette somme servira à distribuer 25000 exemplaires du magazine en France.

Jusqu’à présent, le magazine était en vente dans une cinquantaine de concept-stores et par correspondance. L’abonnement se faisait en ligne sur le site de la revue. http://www.paulette-magazine.com/fr/abonnement?utm_source=Paulette&utm_medium=banniereRight&utm_campaign=Lancement-Paulette

Participatif depuis ses débuts, le magazine féminin et féministe souhaitait associer sa communauté (28 000 fans Facebook, 12 500 followers sur Twitter, 180 000 visiteurs uniques par mois ) à cette sortie kiosque et ainsi permettre à tous ses lecteurs de devenir des "lecteurs-éditeurs". C’était à eux que revenait le choix d’amener, ou non, le journal dans les kiosques. Cent pour cent indépendant, Paulette sortira donc dans les kiosques uniquement grâce au soutien de sa communauté. Communauté qui contribue par ailleurs aux contenus du magazine à tous les niveaux : écriture, dessin, photo, vidéo, cuisine, bricolage. Ce sont également les lectrices qui posent dans les pages mode et beauté du magazine, couverture incluse : aucun mannequin n’est employé par la revue.

A l’heure où des journaux importants abandonnent leur édition papier pour se focaliser (raisons budgétaires obligent) sur le net, l’exemple de ce lancement inédit et national en kiosque d’un magazine 2.0, financé de surcroît par ses lecteurs, prouvent qu’une presse féminine indépendante, débarrassée de la dictature de l’annonceur est possible. A condition, bien entendu de fournir un contenu de valeur.