Repetto : « poursuivre les ouvertures est une urgence »

Inaugurations en rafale à Paris mais aussi en Asie. FashionUnited a interviewé Jean-Marc Gaucher, président de Repetto, pour faire un point complet sur la marque. FashionUnited : Quelles sont les dernières ouvertures en date pour Repetto ?


Jean-Marc Gaucher : En novembre dernier nous avons ouvert coup sur coup à Manille aux Philippines au Shangrila Plaza (102 m2), à Kuala Lumpur en Malaisie au Pavillon Mall (80 m2), à Shanghai au Plaza 66 (60 m2) et à Singapour au Ion Mall (80 m2). Et nous clôturonsRepetto : « poursuivre les ouvertures est une urgence » 2013 à Paris rue de Charonnes (11e) avec une surface de vente de 90 m2 dédiée à la danse, aux pointes sur-mesure, aux sacs de danse, à la garde-robe, à la maroquinerie et aux ballerines de ville. Nous comptons à ce jour 18 boutiques en France et environ une soixantaine à l’étranger.

Avez-vous une stratégie de développement bien rodée ?
Pas du tout. Vous savez, je n’ai pas d’associé donc ma stratégie est plutôt de trouver le bon endroit au bon moment ou d’attendre. Mais par les temps qui courent, il faut bien dire que l’urgence est d’ouvrir des boutiques. Je veux dire par là que les chiffres ne sont pas notre objectif premier même si cette année Repetto a poursuivi sa croissance et ce malgré une année compliquée. Nous avons maintenu notre positionnement et nos marges. En revanche, il faut continuer à nous implanter sur des marchés prioritaires comme la Chine que nous avons longuement attendu. Ainsi nous venons d’y ouvrir notre toute première boutique à Shanghai et nous récidiverons en juillet 2014 à Pékin. Mais nous cherchons aussi en ce moment au Moyen-Orient, en Angleterre et aux Etats-Unis. La France reste bien sûr importante mais l’activité en dehors l’est encore bien plus !

La diversification était-elle un passage obligé pour Repetto ?
En effet et cela s’est fait en plusieurs étapes. D’abord, il fallait que la marque passe d’une marque de ballerines à un acteur important du marché de la chaussure. Il fallait être moins dépendant de la danse. Ensuite, nous avons abordé la Maroquinerie pour amorcer cette approche globale que nous poursuivons aujourd’hui. Mais à chaque fois, il ne faut pas faire d’incohérence, il faut donner un sens au projet. L’arrivée du prêt-à-porter féminin renforce vraiment cela. Mais nous avons aussi un axe bien précis. Cette année a été difficile pour la mode en général, c’est pourquoi nous ne vendons notre prêt-à-porter que dans nos boutiques ou dans des lieux très pointus (environ 40 à travers le monde). L’idée n’est pas de faire du chiffre mais bien de positionner Repetto. Enfin, la dernière diversification concerne le parfum que nous avons lancé en juillet dernier avec Interparfums. A chaque fois, je tiens à trouver le bon partenaire. Pour la suite, je vise encore une à deux catégories de produits supplémentaires pour agrandir l’univers Repetto.

CommeRepetto : « poursuivre les ouvertures est une urgence »nt se positionne aujourd’hui Repetto en terme d’image ?
Actuellement, il n’y a pas beaucoup de choix possibles. Soit vous êtes dans l’entrée de gamme avec vos propres points de vente, soit vous êtes sur le haut de gamme avec vos points de vente. Nous sommes sur ce dernier créneau car aujourd’hui, vouloir exister entre les deux, donc sur un créneau moyen de gamme et être vendu via des détaillants, est quelque chose de risqué et de plus en plus difficile. Notre image suit cela, il y a des codes à respecter. C’est le marché qui est ainsi.

Céline Vautard

Photos : Boutique Repetto de la rue de Charonnes à Paris
Portrait de Jean-Marc Gaucher © N.Jouan

 





 

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