Richemont pressé de vendre Lancel

Non, Richemont ne veut pas vendre Net à porter contrairement aux rumeurs qui agitent les places boursières depuis que le journal italien Il Sole 24 Ore avait affirmé que le site de vente en ligne avait eu des discussions avec son concurrent italien

Yoox. On ne peut pas en dire autant de la marque française de maroquinerie Lancel dont le groupe de luxe suisse veut se débarrasser.

Des     Richemont pressé de vendre Lancelsources proches du dossier affirment que Richemont a mandaté la banque Nomura pour trouver un acquéreur. Les fonds Change Capital et Lion Capital auraient exprimé un véritable intérêt pour le maroquinier ainsi que le groupe asiatique Swire. Celui-ci cependant serait encore en recherche d’ un partenaire en vue d'une offre. Richemont espère séduire soit un groupe de luxe désireux d'étoffer son portefeuille avec une marque accessible, soit un fonds d'investissement, soit, ce qui plus probable, un family office d'un pays émergent désireux de s'offrir une griffe de luxe à la française.

il y aurait cependant jusqu'ici davantage de repreneurs potentiels qui ont jeté l'éponge que de candidats réellement interessés : Lancel est en effet déficitaire. Le maroquinier a enregistré une perte opérationnelle de 20 millions d'euros lors de son exercice fiscal clos fin mars, pour un chiffre d'affaires (vente au détail) de 350 millions, selon deux sources qui ont eu accès aux livres de comptes. Une nouvelle direction s'est en effet lancée dans une politique de volume dommageable à la fois pour l'image et les marges.


Céder Lancel pour 500 millions d'euros

Un élément cependant serait susceptible d’augmenter l’attrait de la marque puisque Richemont serait prêt à apporter un financement pour couvrir certaines pertes de Lancel. Le groupe aimerait céder Lancel au prix fort de 500 millions d'euros. Pour rappel, Richemont, propriétaire de Cartier plus habitué à la joaillerie et à l’horlogerie (avec des marques comme Piaget, IWC, Vacheron Constantin, Jaeger-LeCoultre, Officine Panerai, Lange & Söhne, ou encore Baume & Mercier) qu’à la maroquinerie, avait racheté Lancel en 1997 pour 210 millions d'euros environ. À l'époque, la marque fondée en 1876 par Alfred Lancel et développée un siècle plus tard par les frères Jean et Edgard Zorbibe, jouissait d’une forte notoriété en France et bénéficiait d’un positionnement «luxe accessible», avec des prix de 20 à 50 pour cent moins élevés que ses concurrents.
 

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