Saint James tricote pour la police

Saint James, c’est une marque normande – avec un site de production en Normandie - qui emploie 300 personnes en France et affiche 40 millions de chiffre d’affaires dont 32 pour cent est réalisé à l’export. Une marque, fondée en 1889,

dont le dynamisme est aujourd’hui attesté par l’obtention via Ineo, une filiale du groupe GDF Suez, du marché des pulls pour la Police Nationale.

Evidemment, Saint James tricote pour la policecette nouvelle ne fait pas que des heureux puisque la PME bretonne Armor-lux perd de son côté le marché des uniformes de la police. Un marché qu’elle détenait depuis 2008. Mais pour Saint James, fer de lance de la maille française, l’heure est aux congratulations. Ce marché public est signé pour 4 ans : il représente pour l'entreprise 25 000 pulls par an et l'équivalent d'une quinzaine d'emplois directs.

C’est aussi pour l’entreprise, une formidable vitrine et une reconnaissance de son savoir-faire par les instances administratives. Une opportunité en terme de lisibilité, pour soutenir l'emploi, et pour préparer le développement de la marque sur de nouveaux marchés export qui demandent un investissement long avant les premiers retours.

Luc Lesénécal, nouveau Président de la société Saint James, et ses dirigeants, confirment dans un communiqué leur attachement à leurs outils industriels sur leur site historique en Normandie : « notre savoir-faire depuis 1889 repose sur nos fabrications françaises et notre histoire. Le Made in France est important pour nous et représente la garantie de notre essor à l'export ». Le tricot et la confection des pulls sont à 100 pour cent effectués à Saint-James mais les fils sont importés. Selon Luc Lesénécal, au total 65 pour cent de la production de Saint James, qui inclut aussi des marinières, des chemises et des pantalons, est française. A titre de comparaison, Armor-Lux affiche 40 pour cent de sa production en France.

Toujours dans ce communiqué, la marque affirme que ce marché de la Police Nationale lui permettra « d'oser davantage, de maintenir la production en France, mais également, avec cette visibilité à moyen terme, d'organiser, en avance, les plans de charge et de mieux les répartir en fonction des commandes des clients traditionnels ».

D’autre part, le développement de la marque se poursuit via la mise en place de corners auprès de détaillants multimarques mais aussi par l'ouverture - en affiliation ou en partenariat- de boutiques en nom propre. Depuis début 2013, cinq corners ont été mis en place, une « Saint James boutique » s'est ouverte à Orléans et une autre est programmée à Cancale pour fin mai. Une troisième verra le jour à l'intérieur des terres dès septembre.

Enfin, après les Etats-Unis et l'Asie, la marque entend bien s’ouvrir à de nouveaux horizons avec l'Amérique du Sud. Sa part export pour 2013 devrait atteindre 35 pour cent de son chiffre d'affaires.
 

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