Vif succès pour Paris Haute Couture

Plus de 50.000 visiteurs en un mois, un bilan superbe pour le démarrage de l’exposition gratuite qui a démarré le 2 mars à l'Hôtel de ville de Paris. Un démarrage meilleur encore que "Paris vu par Hollywood" qui avait pourtant rencontré un

énorme succès avec 44.000 visiteurs en un mois.

"Une Vif succès pour Paris Haute Couturefréquentation exceptionnelle et inédite, a indiqué mardi la mairie de Paris. Chaque jour, plus de 2.000 visiteurs viennent admirer le talent des plus grands couturiers, de Paul Poiret à Azzedine Alaïa, en passant par Christian Dior ou Lanvin. »

Preuve que l’intérêt pour la haute couture n’est pas circonscrit au public français, la mairie met également en avant "une forte affluence de touristes étrangers". Notons aussi la présence de grands couturiers parmi les visiteurs.

Il faut dire que l’exposition réalisée en collaboration avec le musée Galliera est superbe. Olivier Saillard, le directeur du musée et Anne Zazzo, la conservatrice en chef, ont puisé dans leurs réserves, situées dans un lieu secret de Paris, sélectionnant une centaine de modèles haute couture sur les 10.000 en stock. Nombre de modèles présentés ne l'ont pas été depuis des décennies.

Un dialogue entre l’espace et le temps s’installe souvent grâce à des associations inédites entre les différentes époques. Il n’y a pas d'un côté les anciens et de l'autre les récents. On est même charmé par des associations qu’on pensait à tort, impossible. Une robe du soir de Beer de 1912 discute avec un modèle de Riccardo Tisci pour Givenchy de 2010 : les deux se comprennent et nous entrainent dans leur conversation.

La Vif succès pour Paris Haute Couturescénographie de Renaud Piérard rend justice au travail des couturiers, un travail proche de la sculpture d’apres Saillard, en permettant aux spectateurs de tourner autour des modèles, d’admirer leur volume sous toutes les coutures, par le biais d’un jeu de vitrine. Les robes dialoguent ensemble, se renvoient mutuellement leurs images et nous entrainent dans un kaléidoscope géant que termine un mur d’écran plasma diffusant des vidéos de défilés.

On mesure ici le travail d’Olivier Saillard qui nous propose un vestiaire éminemment désirable : chaque femme voudrait porter aujourd’hui la plupart des chefs d’œuvres qui sont exposés ici. Le message est limpide. Une belle robe est un investissement durable, elle fera toujours envie. « Je suis contre l’idée que la mode se renouvelle. On ne doit pas juger un couturier sur une collection mais sur l’intégralité de son œuvre ; on n’installe pas ce qu’on a à dire en une saison. Au final, au-delà des modes, il reste des robes. Aucune des robes exposée ici n’est démodée. Ou alors c’est aujourd’hui qui est démodé par rapport à ces robes, allez savoir. »

Photo : Herve Dewintre

 

Sur le même sujet

PLUS D'ACTUALITÉ

 

LES DERNIÈRES ANNONCES D'EMPLOI

 

LES PLUS CONSULTÉS