Ce mardi, une heure avant la fermeture, le

printemps Haussmann vit un début de soirée ordinaire. Il est 18h45, rien ne semble anormal dans la foule frétillante des acheteurs de ce grand magasin de luxe situé en plein cœur de Paris. Et pourtant, un stand de joaillerie vient à l’instant même d’être braqué. Ils étaient deux. Deux hommes dont, à priori, on devrait bientôt connaitre l’identité puisqu’ ils qui n’ont pas jugé nécessaire de mettre une cagoule. Peut -être étaient-ils grimés, on ne le sait pas encore pour l’instant, mais l’imposant système de vidéo surveillance ne les a visiblement pas effrayé. Pas pour l’instant en tout cas puisqu’ils sont bel et bien repartis avec un butin estimé entre deux et trois millions d’euros.

Cela s’est produit au premier étage, au stand du diamantaire sud-africain De Beers. Un employé a raconté que les deux hommes, équipés de gilets pare-balles, ont demandé à une vendeuse de la bijouterie d'ouvrir les vitrines. Ils se sont emparés du contenu de deux d’entre elles, et sont sortis par un escalier de service. Tout simplement, sans coup de feu, sans blessé. Ils semblaient bien renseignés sur la typologie des lieux.

Pas de panique

Il est 20h et comme tous les soirs, les employés quittent le magasin. Ils ont bien sur reçu la consigne de ne faire aucun commentaire mais cette consigne est presque superflue puisque la plupart d’entre eux ne se sont même pas rendu compte de l’attaque. Les clients non plus d’ailleurs.

L'enquête va être menée par la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne. Les enquêteurs qui entament leurs investigations ont l’habitude : les braquages contre les bijouteries, joailleries ou orfèvreries ont crû de 61 pour cent entre 2009 et 2011.
 

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