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Made in France: utopie ou réalité?

29 avr. 2013

La première table ronde qui s’est déroulée pendant les Rencontres Internationales du

Textile et de la Mode, lors du 28ème Festival International de Mode et de Photographie à Hyères portait sur le sujet sensible de la réindustrialisation en France.

Utopie ou réalité ? Il faut constater que si les marques de vêtements haut de gamme ont été très nombreuses à délocaliser leur fabrication, certaines ont décidé de continuer de produire, voir même de revenir en France. Elles voient même dans ce "made in France" de nombreux avantages, malgré le coût que cela peut représenter. Dans ce tableau industriel morose, une partie non négligeable de la mode française veut affirmer avec force sa spécificité.

Autour du modérateur Laurent Raoul (professeur permanent à l’IFM), les intervenants Corinne Fénéon(Directrice du Métier Prêt à Porter Femme chez Hermès), Philippe Pasquet (président du Directoire de Première Vision SA), Patrick Pergament (Directeur Général de Petit Bateau), Ralph Toledano (président de la Division Mode du Groupe Puig)et Daniel Juvin (Président de Grandis) ont apporté un éclairage nouveau sur la nécessité de maintenir et de développer ce tissu industriel français.

Au triptyque qualité, réactivité & créativité s’ajoutent de nouvelles pistes de réflexion, parmi lesquelles la délocalisation de certaines productions pour mieux en gérer d’autres nécessitant un savoir faire plus pointu. Cette solution offre à certaines productions la proximité entre lieux de création et de décision.

Enfin pendant la table ronde sur "les industries créatives en Europe", le Pdg de Christian Dior, Sidney Toledano a demandé à l'État de défendre le secteur de luxe, en insistant sur la nécessité d'investir davantage dans la formation et la mode. "Parler du luxe n'est pas correct en France, ni à gauche, ni à droite, a t’il déploré. L'investissement de l'État dans la formation est insuffisant". Il a ajouté : "Dior est présent à l'Institut français de la mode (IFM), à la Chambre syndicale de la couture. L'état doit augmenter son aide" à ces deux écoles . Les créatifs, je les trouve dans les écoles en Belgique et à Londres", a enfin regretté le Pdg.