Joseph Altuzarra avait choisi d'ouvrir sa collection avec dix silhouettes en vichy à la Fashion week de New York,

une façon bien à lui d'explorer des thèmes qui lui sont chers, féminité, sensualité, romantisme et liberté.

"L'inspiration m'est venue quand j'ai regardé le film Rosemary's baby", a-t-il expliqué à l'AFP. Un film "très joli mais très sinistre". "Et j'ai aussi regardé le film Barry Lyndon, il y avait un côté très romantique mais aussi assez triste. Et c'est cette féminité qui m'a intéressé". "Le vichy, c'était un peu Rosemary pour moi. C'était un peu une femme enfant, et je me suis intéressé à retransposer et retransformer le vichy, pour en faire quelque chose qui devient assez sexuel".

Le vichy de sa collection printemps-été 2015 est donc décliné en coton, crêpe, viscose, rose, noir et bleu. Les lignes sont élégantes et structurées, les jupes droites largement fendues. Les robes s'ornent de jolies encolures à liens, et de fines perles rebrodées. "C'est très élégant, très structuré, mais le vichy est aussi un peu déchiré, il y a des trous, ou il est un peu trop petit, il y a toujours un côté un peu bizarre", ajoute le créateur français de 31 ans installé à New York, où son défilé est toujours très attendu.

La femme Altuzarra printemps-été 2015 "est une femme qui est assez bourgeoise, mais aussi assez perverse", poursuit-il. D'où les longues transparences noires, robe de tulle rebrodée de fines perles, ou bikini de lycra noir bien visible sous une longue jupe de mousseline de soie. Certaines pièces montrent un impressionnant travail sur le cuir : robe de cuir noir et cognac articulé à la façon d'un treillis, jupe montée de la même façon. "C'est beaucoup de travail technique, mais cela ajoute à la richesse de la collection", explique Joseph Altuzarra. Depuis qu'il a lancé sa marque à New York en 2008, il semble voler de succès en succès. Il a aussi à l'occasion de la Fashion week révélé jeudi une collection réalisée pour la chaîne américaine de grands magasins Target, qui sortira le 14 septembre. "Cela m'a apporté une certaine notoriété dans un pays assez grand", reconnaît-il modestement.

Il est fier d'être Français, heureux de vivre à New York. "Habiter à New York m'apporte beaucoup d'énergie, et une certaine liberté, une certaine fraîcheur qui n'existent pas nécessairement toujours à Paris", explique-t-il. Mais "j'adore Paris, je trouve que c'est une ville sublime et hyper-inspirante. J'adore le mélange de Paris et de New York. La tradition, et ce côté très bourgeois (pour la première), et ce côté très libre de New York". (AFP)

 

 

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