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Suzy Menkes honorée à Florence

11 janv. 2013

La très respectée Suzy Menkes, chroniqueuse de mode au International Herald Tribune,

a reçu mercredi, la plus haute distinction de la ville de Florence de la main du maire Matteo Renzin, au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée au Palazzo Vecchio.

Le maire a décrit la journaliste comme « l'une des représentantes les plus incroyables de la mode » et a salué un « modèle de valeurs et d'éthique», des qualités jugées remarquables dans ce qu’il a qualifié de « crise actuelle du journalisme».

Dans son discours qu'elle avait préparé en italien et qui a été accueilli par des applaudissements enthousiastes, Suzy Menkes a déclaré : « Je veux penser ce prix non pas comme un honneur pour moi, mais comme une lettre d'amour à la mode italienne ». Elle a également remercié Raffaello Napoleone, le chef de la direction du Pitti Immagine, qui l’encouragea à se déplacer au Pitti pour la première fois, il y a plus de 20 ans.

Le président du Pitti Immagine, Gaetano Marzotto, a offert ensuite à la journaliste une coupe en argent et a salué son indépendance, son exactitude et son professionnalisme. « Vous êtes respectée parce que vous écrirez vraiment ce que vous pensez » a-t-il indiqué. Il a conclu en soulignant l’habilité avec laquelle la chroniqueuse réussit à «nous faire croire à la fois que la mode est quelque chose d’important et, dans le même temps, qu’elle n’est pas tout. "

Suzy Menkes est une journaliste anglaise, né en Angleterre qui vit à Paris et parle parfaitement bien le français. Elle étudia la mode à Paris à l’école Esmod - Ecole Supérieure des Arts et techniques de la Mode – qui s’appelait alors le cours Alexis Lavigne. Parmi les anecdotes célèbres qu’elle rapporta notamment au rédacteur de mode Patrick Cabasset, la future journaliste expliqua qu’elle réussit à assister à son premier défilé en se cachant sous le podium du défilé Nina Ricci. Ce défilé la confondit d’admiration et exalta sa passion pour la haute couture. Apres ses études parisiennes, elle étudia l’histoire et la littérature anglaise à l’université de Cambridge puis débuta sa carrière de journaliste au journal The Times. En parallèle, elle écrivit plusieurs livres, en particulier sur le style de la famille royale, une de ses grandes passions.

Considérée par beaucoup comme la plus grande journaliste de mode, ses critiques, nuancées et surtout très justes, sont louées pour leur équilibre S totale liberté de jugement a parfois froissé quelques susceptibilités. Certains designers, à la suite de critiques qu’ils avaient jugés trop négatives, refusèrent de l’inviter sur leurs défilés. Mais la profession se rangea derrière la journaliste et boycotta les designers concernés. Aujourd’hui, les designers offensés préfèrent réagir en s’offrant une page de publicité, qui leur sert de droit de réponse, dans le IHT.