Prada progresse en 2019 mais le coronavirus aura un "impact négatif en 2020"

Rome - Le groupe de luxe italien Prada a annoncé mercredi avoir vu son bénéfice net ainsi que son chiffre d'affaires progresser en 2019, plus fortement que l'année précédente, tout en précisant s'attendre à un "impact négatif sur (ses) résultats" 2020 en raison de la pandémie de coronavirus.

En 2019, Prada a dégagé un bénéfice net en augmentation de 24,5 pour cent, à 255 millions d'euros, grâce à "l'impact positif de la taxe sur la propriété intellectuelle (Patent Box Tax)", explique le groupe dans un communiqué. Quant à son chiffre d'affaires, il s'est établi, là aussi, en hausse, de 2,7% à changes courants, à 3,225 milliards d'euros.

L'année 2019 a été marquée par "d'importantes décisions stratégiques qui, s'appuyant sur l'innovation et l'excellence que les consommateurs du monde entier associent à nos marques, ont permis d'obtenir des résultats importants dans une perspective de croissance à long terme", a affirmé Prada.

Quant à 2020, après un mois de janvier "très positif", le groupe a fait savoir que, depuis le début de la pandémie de coronavirus en Italie, particulièrement touchée avec plus de 2.500 victimes selon le dernier bilan mardi, ses ventes s'étaient interrompues.

Des mesures pour face à l'impact du coronavirus

"Bien qu'il soit difficile de prévoir l'évolution de l'épidémie, le groupe s'attend à un impact négatif sur les résultats de cette année et il met en œuvre un plan d'urgence complet pour atténuer ces effets, en s'appuyant sur la flexibilité de sa chaîne d'approvisionnement et une organisation allégée", a-t-il expliqué.

Le groupe a enfin prévu de diviser par trois le montant du dividende versé à ses actionnaires, à 2 centimes d'euros par action au lieu des 6 distribués l'an dernier.

Depuis 2014, les ventes et les profits de Prada étaient en berne. La reprise date de l'an dernier, grâce à une nouvelle stratégie lancée par la maison italienne, qui compte aussi les marques Miu Miu, Car Shoe et Church's, visant à séduire des clients plus jeunes.

Selon le cabinet KPMG, en 2025, les industries du luxe réaliseront 45 pour cent de leur chiffre d'affaires auprès des 18-35 ans.

Prada, premier groupe de luxe italien en termes de chiffres d'affaires, a ainsi rafraîchi sa ligne de produits en introduisant davantage de styles différents et en revoyant sa gamme de chaussures, ciblant en particulier le phénomène des baskets de luxe.

En février, le groupe a ainsi décidé de nommer Raf Simons, ancien de Jil Sander, Dior puis Calvin Klein, à la co-direction artistique aux côtés de sa styliste emblématique et fondatrice Miuccia Prada, afin de donner un nouvel élan à ses collections. Le designer belge prendra ses fonctions le 2 avril.

Parmi les autres mesures engagées: la rénovation de son réseau de distribution, l'accent mis sur le marketing et le numérique, avec la volonté de développer ses ventes en ligne.(AFP)

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Crédit : Prada AH20-21 - Catwalkpictures

 

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