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Procos a dressé son bilan 2019 et livré ses perspectives 2020 pour le commerce

By Odile Mopin

5 févr. 2020

Business

Le bilan n’est guère étonnant mais peu réjouissant. Après une mauvaise année 2018 (- 3, 3 pour cent), le commerce spécialisé termine 2019 sans grande évolution (+ 0, 1 pour cent). Pas de rattrapage, donc. Des chiffres dévoilés lors d’un point presse de début d’année par François Feijoo, président de la Fédération pour la promotion du commerce spécialisé (Procos) et de son délégué général, Emmanuel Le Roch.

Décembre, mois traditionnellement le plus actif pour les commerçants, a été particulièrement difficile : - 4 pour cent pour la France et – 18 pour cent à Paris… Du jamais vu. Evidemment, ces contreperformances ont fortement handicapé le bilan final de 2019, alors que les mois d’octobre et novembre avaient laissé espérer une nouvelle dynamique.

« L’année a été particulièrement difficile pour les magasins situés en centres commerciaux de centre-ville exposés aux manifestations et aux difficultés d’accès. « En ce qui concerne les conséquences de décembre, deux années de suite, au-delà des risques de fermetures de magasins, il faut se préoccuper de la baisse de résultats des entreprises qui amputera leurs moyens pour effectuer leur indispensable transformation » a relevé François Feijoo ». Le panel Procos révèle que 30 pour cent des enseignes ont subi une baisse supérieure à 8 pour cent. En revanche, les ventes sur le web s’affichent en positif : + 18,4 pour cent en moyenne.

Et 2020 ne s’amorce pas mieux. Le premier point sur les soldes délivré par Procos indique qu’elles se déroulent très mollement, dans un contexte toujours défavorable (- 4,9 pour cent de chiffre d’affaires en magasin et - 10 pour cent de fréquentation au 24 janvier).

Dans le détail, les ventes liées au textile continuent de régresser. En décembre, notamment, les catégories de produits liées à la mode sont en berne dans les magasins physiques. Les ventes de chaussures y ont reculé de 3, 2 pour cent (mais ont augmenté de 22 pour cent en e-stores), celles de textiles au sens large ont reflué de 6, 5 pour cent dans les enseignes, tout en s’affirmant sur le web (+25 pour cent). En cumul annuel, le textile a reculé de 0, 9 pour cent dans les enseignes, à surface comparable.

Les ventes de textile en recul

Procos relève également une grande hétérogénéité des ventes d’habillement selon les circuits de distribution. Les dernières statistiques disponibles (de janvier à septembre 2019 versus 2018) pointent le décrochage des hypers et supermarchés (- 5, 9 pour cent de ventes de vêtements), une baisse de 0, 7 pour cent des grands magasins et de Monoprix, situés en centre-ville, comme les multimarques indépendants (- 1, 5 pour cent) et un recul de 2, 6 pour cent des chaînes spécialisées. Seules les chaînes de grande diffusion et les pure players tirent leur épingle du jeu, avec des hausses respectives de 2, 4 et 2, 6 pour cent.

Une lueur de ce bilan gris, des secteurs tels que le sport, le discount non alimentaire, l’alimentaire spécialisé, l’optique et, dans une moindre mesure, l’équipement de la maison connaissent une activité plus dynamique.

La Fédération a également appelé à nouveau de ses vœux le Gouvernement à reconnaître le secteur du commerce comme un secteur économique majeur pour la société de demain, comme il l’a fait pour l’industrie. « Il est urgent que soit mobilisé tout l’écosystème du commerce afin que le secteur et ses acteurs se préparent aussi vite que possible à ce qui arrive rapidement avec la croissance du e-commerce et la transformation de la consommation », a déclaré François Feijoo.

photo : centre-ville