La relocalisation n’est pas qu’une utopie. Malgré la mondialisation et l’ultra-concurrence sur les prix qui sévissent dans l’univers du textile-habillement, certaines marques françaises, et pas si peu déclarent vouloir revenir produire, au moins partiellement, en France.

L’institut français de la mode (Ifm) a interrogé fin 2018 une centaine de marques et distributeurs de toutes gammes : 26,2 pour cent déclarent avoir relocalisé une partie de la production en France, tandis que 14, 8 pour cent disent y réfléchir. Des données inédites qui révèlent une véritable évolution dans la perception du sourcing d’habillement.

Retour partiel vers une production française de mode

Si le panorama du sourcing français reste dominé par l’Asie (Chine, Bangladesh, Vietnam, Cambodge) et les fournisseurs de la zone Euromed, la relocalisation dans l’Hexagone montre cependant une certaine résilience. La production en France monte même en puissance actuellement. Le secteur, très exportateur, est notamment tiré par l’engouement pour la « French Touch », qui interpelle aussi bien les jeunes griffes de plus en plus nombreuses à se lancer sur cette niche, que les marques plus connues, qui choisissent de souligner leur engagement en proposant parfois des lignes spécifiques « Made in France ».

L’exigence croissante du consommateur pour un sourcing plus responsable fait aussi son chemin auprès des marques. L’approvisionnement proche, qui limite les transports, qui est plus traçable, est une des solutions. « La prise en compte de la Rse (Responsabilité sociale et environnementale) est désormais un axe stratégique des marques-enseignes », souligne Gildas Minvielle, le directeur de l’Observatoire de l’Ifm.

 

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