La transformation de l'industrie vestimentaire : les exemples à suivre

Renouveau, renaissance, révolution, métamorphose… La mode ne manque pas de termes pour qualifier le tournant qu'elle a entrepris il y a déjà plusieurs mois, voire une poignées d’années. Conception éco-responsable et évolution digitale guident désormais les décisions marketing, commerciales et le sourcing. Mais concrètement, comment se débrouillent ceux qui sont aux commandes ? Quelles idées avancent-ils ? Surtout : quels modèles proposent-ils ? Au cours de l’année 2020, FashionUnited a interrogé les marques et entrepreneurs qui font bouger les lignes. Voici cinq d’entre eux.

Les enseignements d’Adrien Garcia et de sa marque Réuni

Après des mois passés à interviewer des professionnels de la mode et à écouter leurs conseils via son podcast « Entreprendre de la mode », Adrien Garcia lance en novembre 2019 une campagne de crowdfunding sur la plateforme Ulule. L’objectif ? Créer une marque de mode qui réponde avec justesse aux attentes de sa clientèle. L’entrepreneur va jusqu’au bout de l’idée et demande directement l’avis à sa communauté via un questionnaire et des workshops, lançant un à un des essentiels du vestiaire féminin et partageant avec la célébrité et entrepreneuse américaine Rihanna une indépendance vis à vis d’un calendrier de la mode bientôt obsolète. Poursuivre la lecture…

Les Cachotières s'apprête à multiplier le modèle de la location de vêtements

Le modèle de la location, dont le potentiel a récemment sauté aux yeux de plusieurs enseignes, va devenir l’un des sujets centraux post-confinement. C’est en tout cas l'avis d’Agathe Cuvelier, fondatrice et dirigeante du site Les Cachotières, plateforme de location de vêtement chics entre particuliers. Lancé en mars 2016, le site rassemble aujourd’hui 15 000 locateurs, 1 700 propriétaires et a vu son chiffre d’affaires progressé entre 60 et 80 pour cent par an ces dernières années.

Contactée par FashionUnited, Agathe Cuvelier raconte comment s'est mis en place le partenariat entre Les Cachotières et l'enseigne Ba&sh et comment celui-ci a récemment conduit la société a créer une nouvelle offre b2b, proposant à des marques ses services d'expert en location de vêtement. Poursuivre la lecture…

La marketplace Imparfaite démocratise le vintage

Spécialisée dans le vintage, la plateforme Imparfaite a été lancée en 2017 par Ariane Béchade et Camille Gabbi. Le format choisi est celui du B2C : des vendeurs chevronnés, spécialisés dans le vintage, passent un accord avec le site pour y revendre leurs pièces en ligne.

La création d’Imparfaite est partie d'un constat : « on en avait marre de nos vêtements, de cette impression d'être habillé comme la voisine, on recherchait des pièces de qualité sans se ruiner, des vêtements avec plus de sens, qui apporteraient cette petite étincelle d'émotion », explique la co-fondatrice Ariane Béchade, interrogée par FashionUnited. « En ligne, il n'y avait pas d’option, il fallait aller chiner, faire tous les différents magasins (...) trois à six heures de recherche pour trouver une pièce vintage », estime-t-elle. « C’est comme ça qu’Imparfaite est née, avec la volonté de digitaliser toutes ces boutiques. » Poursuivre la lecture…

Maison Doris, une marque à son image

En 2014 Doris Homburg lançait Maison Doris avant d'ouvrir, en 2015, les portes de sa boutique parisienne, au 26 rue Molière. Elle y accueille, depuis, des clientes fidèles, venues chercher un prêt-à-porter de qualité qui attire en vitrine l'œil d’autres créateurs plus connus comme Christophe Lemaire.

Dans le contexte actuel, celui d'une crise inédite qui remet notre système consumériste en question, Maison Doris montre quelle voie prendre. Les pièces sont de fabrication française, la cadence de production est raisonnable - une dizaine de nouveaux modèles par an - les matières proviennent le plus souvent de filatures françaises ou italiennes et les designs partagent la même intemporalité que ceux de Margaret Howell et Nehera, deux marques haut de gamme que Doris Homburg affectionne. Pas d’e-shop cependant, mais 30 mètres carrés près du Palais Royal, un aspect qui la distingue de ces nouvelles marques D2C où le digital sert souvent de porte d’entrée. Poursuivre la lecture…

Allen Schwartz, marque Made in L.A.

Parmi la floraison de marques en provenance de Los Angeles, il y a Allen Schwartz. Créée en 1982, l'entreprise a d'abord été connue sous le nom d’ABS by Allen Schwartz avant que son fondateur, Allen Schwartz, ne lance un rebranding de la marque en 2017 et s'oriente vers le marché de la mode contemporaine à travers un modèle D2C (direct-to-consumer). Il embauche alors Bianca Bernal, auparavant peintre décoratrice et artiste, au poste de directrice créative. Le nouveau positionnement d’Allen Schwartz a fait naître une marque lifestyle aux valeurs calquées sur les préoccupations du consommateur moderne - durabilité, production locale, confort chic et éthique sociale - et avec une fourchette de prix allant d'environ 150 euros à 500 euros. Poursuivre la lecture…

Crédit : Imparfaite, portrait Ariane Béchade et Camille Gabbi.

 

Sur le même sujet

PLUS D'ACTUALITÉ

 

LES DERNIÈRES ANNONCES D'EMPLOI

 

LES PLUS CONSULTÉS