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Saga estivale : Les marques où il fait bon travailler (III)

C’est sur les hauteurs du Var, entre Toulon et Marseille, qu’American Vintage a installé sa business factory. Rendez-vous au milieu des bois à Signes pour notre dernier rendez-vous au cœur des sociétés qui chouchoutent leurs employés.

C’est le grand gourou du « cool management ». Michael Azoulay, fondateur et PDG du label de casual wear American Vintage a lancé la marque en 2005 et depuis son succès ne se dément pas. Pour que les équipes soient au top, le chef d’entreprise a déménagé la société à Signes en 2012 en plein cœur des pins.

Saga estivale : Les marques où il fait bon travailler (III)

Un siège ultra design

Imaginé par l’architecte marseillais Yvann Pluskwa, le siège de la marque est l’une des fiertés de Michael Azoulay (il a d’ailleurs remporté le prix d’architecture AMO en 2013 pour ses qualités esthétiques et environnementales). Place à 1500 m2 de bureaux tout de bois, d’acier et de verre auxquels s’ajoutent 5000m2 d’entrepôt (un énorme cube en béton) d’où partent toutes les commandes et réassorts pour le monde entier. Ce lieu, le self-made-man de 38 ans l’a voulu exceptionnel « dans la transparence en privilégiant un maximum d’open space pour que l’on aime venir y travailler. » Sur les lieux oeuvrent 150 salariés. Ici se trouve une partie des équipes de création, de communication et de maintenance ; American Vintage ayant externalisé plusieurs services à Paris (bureau administratif, relations presse) et compte plusieurs agents commerciaux aux quatre coins de la France et de l’Europe.

Saga estivale : Les marques où il fait bon travailler (III)

Travailler plus cool

Loin de la Silicon Valley, le dirigeant applique ici la méthode du « cool management » où les relations professionnelles entre le dirigeant et les employés sont décontractées dans un cadre moins formel. La politique de la maison laisse une grande liberté aux équipes. « Je n’ai pas pris le modèle américain pour exemple ; j’ai tiré ces valeurs de mon éducation, confie Michael Azoulay. Je suis très loin de l’ultra-libéralisme, ça ne sert à rien de presser les salariés comme des citrons et de “faire un focus“ sur le rendement. »

Dans ce sens, les infrastructures ont été pensées pour le bien-être des équipes. Au sous-sol, place à une salle de sport dernier cri avec machines de cardio, haltères, punching-ball, et coach présent 3 fois par semaine, mais aussi sauna et hammam pour l’après effort. A l’extérieur, les employés peuvent frapper le ballon sur un terrain de foot quand bon leur semble et parfois même contre les entreprises voisines. Enfin, une cantine healthy permet de se restaurer comme à la maison sur des grandes tables ou en terrasse avec vue sur la garrigue. Le must, le toit du siège accueille un rooftop à la vue unique où sont organisés 2 à 3 barbecues par an. De quoi souder les équipes et assurer la croissance de la société. American Vintage ne s’est jamais aussi bien portée. En 2016, la marque a enregistré un chiffre d’affaires de 82 millions d’euros (dont 8 pour cent pour le e-commerce et 25 pour cent pour les collections homme). Elle compte aujourd’hui 80 boutiques en propre dans le monde et 40 corners et annonce de nouvelles ouvertures à l’international.

Saga estivale : Les marques où il fait bon travailler (III) Au mois d'août, FashionUnited se centrera sur "Travailler dans la Mode". Cliquez ici pour lire les sujets sur ce thème.

Photos : Siège American Vintage à Signes.