Ultra fast-fashion : Yann Rivoallan interpelle le premier ministre français Sébastien Lecornu
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Dans un post sur les réseaux sociaux, Yann Rivoallan, président de la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin, invite à solliciter le Premier ministre, Sébastien Lecornu, afin qu'il convoque en urgence la Commission mixte paritaire pour faire adopter la proposition de loi anti fast-fashion.
À l'occasion du Circular Fashion Day, le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, s’est engagé, au nom du gouvernement, à réunir « prochainement » une commission mixte paritaire afin d'aboutir à une version définitive de la loi anti fast-fashion portée par Anne-Cécile Violland, déposée en janvier 2024 et adoptée à l'unanimité par l'Assemblée puis par le Sénat en 2025.
Aux yeux de Yann Rivoallan, cette lenteur administrative n’est plus soutenable. Sur les réseaux sociaux, il exprime sa colère : « J'aurais préféré ne pas devoir en arriver là. Croyez-moi. J'ai tout essayé : dans les couloirs des ministères, les discussions avec des parlementaires, je suis même allé jusqu'en Pologne pour alerter. En vain. ».
Il évoque son combat contre la marque d’ultra fast fashion Shein : « Trois ans de rendez-vous avec des ministres de l'Économie, des propositions concrètes formulées à Bercy, de campagnes de mobilisation avec des eurodéputés et la société civile ».
@seblecornu : une exposition publique et médiatique pour que la loi anti fast-fashion soit votée
Selon le président de FFPAPF, « le gouvernement refuse de convoquer une Commission mixte paritaire (CMP) pour que la loi anti-fast fashion puisse être définitivement adoptée ». Cette étape, réunissant sept députés et sept sénateurs, est indispensable. Sans elle, la loi ne peut être mise en œuvre.
Refusant de laisser l’utra fast-fashion (il nomme explicitement Shein) « détruire les emplois et les marques françaises sans rien faire », il invite chaque citoyen à jouer un rôle dans l’échiquier politique.
Comment agir ? : les internautes doivent interpeller le Premier ministre Sébastien Lecornu en le taguant (@seblecornu) afin qu'il convoque en urgence la Commission mixte paritaire.
Selon Yann Rivoallan, l’enjeu est simple : « Soit le gouvernement convoque la CMP avant l'été, c’est-à-dire dans les deux semaines à venir (à date de publication, ndlr), soit la loi anti fast-fashion sera morte et enterrée. »
En effet, le calendrier parlementaire étant chargé, une proposition de loi non finalisée peut rester longtemps en attente si d'autres priorités législatives arrivent. Plus le délai s'allonge, plus le risque de report augmente.