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Trois hommes armés de haches braquent la boutique Buccellati rue de la Paix

La terrible loi des séries s’est abattue cette semaine sur le commerce de luxe parisien. Ce mardi 23 mai en tout début d’après midi, trois hommes armés de haches et d’une arme de poings ont braqué la nouvelle boutique Buccellati récemment installée rue de la paix, à quelques pas de l’ancienne boutique de l’orfèvre italien installé place Vendôme depuis 1979. Les trois hommes ont menacé le personnel et sont repartis, sans faire de blessés, en emportant un butin estimé, selon les sources policières, à plusieurs millions d’euros. Ils ont pris la fuite en voiture. La brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire de Paris a été saisie de l'enquête.

Les commerces parisiens sont victimes d’une importante série d’attaques ces derniers mois. La place Vendôme, épicentre de la haute joaillerie, continue d’attirer les malfaiteurs. En mars 2016, la maison Chopard avait été dévalisée en plein après-midi par trois hommes ayant pénétré dans la boutique avec un pistolet et une grenade. Ils avaient dérobé un butin estimé à six millions d’euros. La sécurité de la place Vendôme a pourtant été renforcée depuis 2014, année durant laquelle s’était commis, en l’espace de quelques mois, plusieurs braquages particulièrement brutaux - l’un d’eux ayant notamment été commis au moyen d’une voiture bélier. Tous ces vols ont été commis en journée. La plupart des malfrats ont été retrouvé après plusieurs mois d’enquête. Il s’agit globalement de vols commis en bandes organisées par des professionnels aguerris.

Un homme déguisé en femme attaque le flagship Louis Vuitton sur les Champs -Elysées

Les vols ne se limitent pas à la place Vendôme et à la rue de la Paix. En début de semaine, la boutique du maroquinier Louis Vuitton situé sur les champs Elysées a été le théâtre d’un vol spectaculaire. Le voleur avait tiré deux coups de feu avec une arme chargée de balles à blancs. Le butin, bien maigre (un seul sac d’une valeur de 2000 euros avait été dérobé) laissait supposer que le voleur n’était pas un spécialiste du braquage.

Cette supposition a été confirmée quelques heures plus tard puisque les policiers du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, ont recueilli des aveux spontanés venant d’un homme de 31 ans. L’homme venait d’être interpellé devant l’appartement de ses parents qu’il avait auparavant menacé avec une arme. Il n’a opposé aucune résistance et le sac a été retrouvé sur les indications du trentenaire. Une perruque a aussi été saisi : selon plusieurs témoins, l’homme avait en effet tenté de se déguiser en femme lors de son braquage sur les Champs-Elysées. Le suspect a aussitôt été placé en garde à vue.

Signalons enfin que ces vols ne concernent pas que la capitale française puisque jeudi matin vers 5 heures, une puissance voiture, faussement immatriculée, a été lancée contre la boutique Mauboussin située en centre-ville de Toulouse. La caméra de vidéo-surveillance montrent deux hommes cagoulés sortir de la voiture, finir d'abattre la vitrine endommagée avant de dérober plusieurs montres et bijoux. La présence de la police dans les environs a cependant contrecarré les plans des voleurs qui ont du prendre la fuite en courant. Deux hommes ont été interpellés et le butin retrouvé.

Crédit photo: Buccellati dr

La boutique-hôtel est-elle l’avenir des multimarques ?

L’expérience physique du shopping dans les concept-store va nécessairement se métamorphoser dans les années à venir. Les raisons de cette métamorphose sont connus: concurrence des grands groupes qui privilégient les boutiques en nom-propre, les loyers à la hausse (du fait même de la surenchère menée entre les grands groupes pour s’approprier les meilleures adresses), mais aussi, pourquoi ne pas le dire, problèmes de sécurité: l’attaque à la hache ce mardi à midi, de la boutique Buccellati, qui fait suite à la tentative de braquage menée hier sur les Champs-Elysées dans le flagship Louis Vuitton, expliquent la réticence des certains clients à franchir les pas de porte des boutiques avec pignon sur rue.

Pour faire face à cette nouvelle donne, certaines marques ont choisi de développer une alternative intéressante: recevoir les clients “comme à la maison”. Cette formule, bien connue dans le monde de la joaillerie (Giampiero Bodino accueille par exemple ses clients à Milan à la villa Mozart, loin des regards des passants) s’applique désormais à la mode.

L’un des concept-stores les plus connus de Paris vient de céder aux avantages de cette formule. Il s’agit du concept-store Montaigne Market, fondé il y a une dizaine d’années et situé au 57 avenue Montaigne. Le multimarque proposait à sa clientèle, sur 700 m2, un vestiaire créatif complet allant du prêt à porter de luxe aux cosmétiques en passant l’horlogerie et les bijoux, tout en prenant bien soin d’initier des collaborations exclusives (Cartier, Valentino) et de laisser une belle part à la jeune création. Un lieu qui se définissait non pas comme une boutique, mais comme une destination dont le charme devait beaucoup à la personnalité de sa propriétaire Liliane Jossua qui était l’âme de ce lieu singulier.

La boutique-hôtel est-elle l’avenir des multimarques ?

Montaigne Market s’installe au Plaza Athénée

C’est bien cette âme qui se retrouve désormais, inchangée, mais un nouveau lieu, plus intime et confortable. On reste sur l’avenue Montaigne, au numéro 25 plus précisement, puisque Liliane Jossua a choisi de s’installer, le temps d’une saison, dans l’une des suites du deuxième étage de l’Hôtel Plaza Athénée.

Au final, cette combinaison d’un nouveau genre n’offre que des avantages : feutrée, mais aussi décalée et inédite, cette boutique aménagée à la manière d’un appartement - la sélection beauté est par exemple présentée dans la salle de bain - développe une expérience de shopping moins traditionnelle, mais aussi plus commode pour les clients du palace et du concept-store : ouverte six jour sur sept, la suite sera accessible également sur rendez-vous, 24h sur 24.

Crédit photo: Montaigne Market au Plaza Athenée DR

Internet a révolutionné notre façon d’acheter. Car désormais les produits, et donc leur prix, se sont retrouvés soudainement à la vue de tous. Les clients peuvent maintenant comparer les biens entre eux, les uns à la suite des autres, avec facilité. Ils peuvent non seulement mettre en concurrence les marques mais aussi en découvrir de nouvelles, qui n’avaient pas de points de vente en propre, moins de visibilité ou qui ont leur siège dans d’autres pays. Tout cela a rendu le client exigeant.

Mais trouver le bon produit, au bon moment, et au bon prix n’est pas chose aisée. Edited, la société d’analyse dans le retail a essayé de comprendre ce que les gens seraient prêts à payer. En utilisant un logiciel, ils ont examiné le prix moyen des articles qui ont été vendus jusqu'à présent, cette année, au prix fort. Les prix les plus répandus ont montré les biens que les gens voulaient, même lorsqu'ils n'étaient pas à prix réduit.

Ils ont analysé des catégories assez standards, pour pas qu’elles ne soient « gonflées » par les tendances : le trench, la chemise blanche classique, le jean skinny, les boots, la robe midi et le pantalon de yoga. Ils ont ensuite appliqué leur méthode pour le prêt-à-porter féminins américains, à travers les marchés de masse, premium et le luxe.

Un homme tire deux balles dans le magasin Louis Vuitton des Champs-Elysées

Le braquage a eu lieu en pleine journée lundi en tout début d’après midi. Il ne se déroulait pas chez un joaillier ni chez un horloger mais chez un maroquinier de luxe: à la boutique amiral de Louis Vuitton sur les Champs-Elysées dans le 8eme arrondissement parisien. A l’heure actuelle, le préjudice, apparemment très faible, n’est toujours définitivement établi. On sait simplement que le malfrat était un homme non masqué. La boutique était bondée.

Un seul sac dérobé

Selon les différents témoignages recueillis, l’homme a tiré en l’air à deux reprises, avec une balle à blanc (ni impact, ni douilles n’auraient été retrouvés sur les lieux), sans faire de blessés, avant de prendre la fuite à pied avec un butin très faible puisqu’il n’aurait dérobé qu’un seul sac à main. Il aurait néanmoins tenté de faire main basse sur plusieurs sacs exposés.

L’enquête pour le retrouver a été confiée au 1er arrondissement de la police judiciaire (DPJ) qui est habituée à ce genre de délit: il y a deux semaines, un homme lui aussi armé d’un pistolet, agissant également à visage découvert, avait pillé une horlogerie de luxe située à 100 mètres des Champs-Elysées. Il s’était ensuite enfui en moto avec un butin estimé à plus de 600000 euros. Aucun lien entre les deux affaires n’est prouvé à ce stade de l’enquête.

Les braquages touchent habituellement les joailliers qui possèdent des valeurs importantes et facilement transportables. Si le nombre de ces braquages semblent importants, il est rassurant de constater que la capture des malfaiteurs reste la règle. A titre d’exemple, on peut citer le braquage de la bijouterie Chopard à Paris en mars 2016, le butin était estimé à 6 millions d’euros. Les suspects au nombre de trois avaient étaient interpellés en Seine-Saint-Denis et dans le Calvados par la brigade de répression du banditisme (BRB) et le groupe d'intervention régional de Seine-Saint-Denis. Les suspects qui avaient été écroués en avril 2017 étaient relativement expérimentés. Le plus agé des trois - il a 60 ans – étaient déjà connu des services de police pour des braquages de bijouterie.

Crédit photos: Flagship Louis Vuitton Champs-Elysées, photo Hervé Dewintre

Une première Boutique éphémère 1.618

La première Boutique éphémère 1.618 arrive à Paris. Dans le cadre de la Semaine Européenne du Développement Durable, elle se tiendra à Paris du 1er au 11 juin, au 14, rue de la corderie dans le Marais, à Paris. Le but est de célébrer le Nouveau luxe, le beau, la création.

Depuis 2009, le mouvement 1.618 sustainable luxury fédère un réseau international de marques, d’entrepreneurs, de visionnaires et de créatifs qui pensent le luxe de demain.

La boutique 1.618 réunit une sélection d’une quinzaine d’entreprises françaises et étrangères issues de tous les domaines de l’art de vivre : design, mobilité, gastronomie, new tech, mode, joaillerie, parfumerie, comme Ballo, Slavlyday ou JEM - Jewellery Ethically Minded.

Les marques identifiées par 1.618 doivent remplir des critères créatifs, éthiques et esthétiques et répondre aux attentes d’un public en quête de sens, qui exige de la transparence et de l’engagement.

1.618 fait valider les démarches Développement Durable par un comité d’experts indépendants de renom, afin d’éviter tout greenwashing.

Photo : Boutique 1.618

La marque française Le Colonel Moutarde a ouvert son premier magasin au Royaume-Uni, à Shoreditch, à l'Est de Londres.

Lancée en 2006, Le Colonel Moutarde, qui compte actuellement des magasins à Lille et à Paris, offre plus de 250 cravates artisanales, avec différents couleurs, motifs, formes et tissus, ainsi que des boutons de manchette et des carrés de poche, à partir de 30 euros.

Le magasin propose également une grande sélection d'accessoires, comme des bretelles, des boxers, des nœuds papillon, des chaussettes, des chaussettes, des cravates et des bandanas.

La marque propose également des services sur-mesure, où le client peut choisir le style du nœud, la couleur et le tissu, ou s'il le souhaite, il peut fournir con propre tissu pour créer des pièces sur-mesure uniques.

Les cravates de la marque française sont faites à la main par 10 couturiers experts, à Lille, dans le nord de la France.

La start-up Galeries Clandestines a ouvert un point de vente physique

Après le Web, le concept-store online dédié à la mode méditerranéenne s’est installé au sein du Village de marques McArthurGlen Provence à Miramas. Découverte !

Lancé en novembre 2016 par Cora Bouvier et Emmanuelle Simon, le e-shop Galeries Clandestines s’est donné pour mission de mettre à l’honneur sur le Web les marques ambassadrices de la mode méditerranéenne. Aujourd’hui, elles sont une quinzaine à avoir rejoint l’aventure parmi lesquelles Leï 1984, Emilie T, Le Stockholm Syndrome, Charlotte Aire ou Mademoiselle Socialite pour le prêt-à-porter, les chaussures Espigas ou encore les bijoux Virginie Fantino, Regent Wood ou Vadi jewels.

La start-up Galeries Clandestines a ouvert un point de vente physique

Une audience internationale

Et depuis ce printemps, le concept-store est passé à la vitesse supérieure avec l’ouverture d’une boutique de 120 mètre carré dans le Village de marques McArthurGlen Provence à Miramas. « C’est une collaboration inédite pour notre start-up avec une structure référente d’accompagnement comme la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode (MMMM) et le grand groupe européen McArthurGlen aux côtés de plus d’une centaine de griffes renommées », souligne Emmanuelle Simon. Une belle occasion pour Galeries Clandestines de promouvoir le vivier de jeunes créateurs méditerranéens tout en renforçant sa visibilité à l’international. De fait, le nouveau centre d'outlet accueille 120 boutiques (Coach, Michael Kors, Karl Lagerfeld, American Vintage …), 8 cafés et restaurants sur 25 000 mètre carré. Une visibilité exceptionnelle pour ces jeunes labels avec 2,5 millions de visiteurs annuels annoncés sur le site.

La start-up Galeries Clandestines a ouvert un point de vente physique

Représenter toute la Méditerranée

Plutôt épuré et contemporain, l'ambiance de la boutique s’égaie d’un pan de mur bleu outremer et une carte du pourtour méditerranéen a été peinte d’un trait fin et graphique derrière la caisse. « Si pour l’instant, beaucoup de nos créateurs sont basés aux alentours de Marseille, l’idée est à terme d’offrir une sélection de produits venue de tout le pourtour méditerranéen : Espagne, Maghreb, Grèce… », poursuit Emmanuelle Simon. Enfin, pour faire vivre l’espace, des événements mensuels, comme des expositions ou des défilés en lien avec l’offre, débuteront dès cet été. L’inauguration officielle étant prévue pour juin !

Photos : Galeries Clandestines - portrait de Cora Bouvier et Emmanuelle Simon.

Mytrendymarket propose de venir à la rescousse des boutiques multimarques de mode

Stéphanie Lefèvre-Sory vit à Biarritz avec sa fille. C’est une passionnée de mode et d’écriture. L’idée de Mytrendymarket lui est venue lors de ses déplacements en province ; déplacements durant lesquels cette journaliste de profession a pu se forger un avis cruel mais juste sur la profession : « Chaque année, quelques 8500 boutiques de prêt-à-porter mettent la clé sous la porte. Et, très souvent, elles doivent fermer à cause de problèmes de trésorerie liés à des invendus ».

Ce constat l’encourage à créer un site qui permettrait de résoudre le problème des excédents de stocks des boutiques de mode. Oui mais comment ? Avec un site de vente privée ? Non puisque cette solution de déstockage est uniquement réservée aux marques. Pas question non plus de concurrencer les solderies « cela n’est pas rentable pour des boutiques haut de gamme : les articles sont en effet rachetés au kilo à des prix extrêmement bas ». C’est donc à partir de ces réflexions que le site de e-commerce Mytrendymarket est né en octobre 2016.

Concrètement, il s’agit d’une place de marché destinée à ouvrir les stocks des *boutiques multimarques de mode *de la France entière. Il s’agit de mettre en relation les boutiques physiques avec les consommateurs. Les clients peuvent y dénicher les pièces des anciennes collections à *-40 pour cent toute l’année*. Il s’agit de mettre en relation les boutiques physiques avec les consommateurs. Le site propose aujourd’hui plus de 150 marques, dont *Isabel Marant, Balmain, Sessun, Petite Mendigote, Bellerose, Louis Louise, Ekyog, Swildens, Hipanema, Margiela, Acne Studios, Ba&sh et Jérome Dreyfuss*.

Une première levée de fonds réussie

Le site fonctionne de la manière suivante : l’internaute repère une pièce sur le site et passe la commande. La boutique qui la détient en est informée, et dispose de 48 heures pour confirmer la disponibilité de l’article. Une fois la commande confirmée, il est possible de suivre la livraison en temps réel depuis son espace client. Les boutiques peuvent mettre leurs pièces en ligne en créant leur espace boutique. Elles envoient elles-mêmes les photos de leurs produits disponibles.

Pour assurer le lancement de la plateforme, Stéphanie Lefèvre-Sory a bouclé une première levée de Fond. La *start-up *a ainsi réussi convaincre Pyrénées Gascogne Développement, le fond d’investissement du *Crédit Agricole*, et un Business Angel local. Elle a été accompagnée par *ADI Nouvelle Aquitaine *(Agence de Développement Innovation) dans le cadre de cette levée de Fond.

Crédit photo : www.mytrendymarket.com

Stella McCartney a ouvert une nouvelle boutique à Paris. Le deuxième magasin de la créatrice à Paris, au 231, rue Saint Honoré, dans le 1er arrondissement, est le premier d’une série, jusqu’à mi-juillet.

En effet, la maison ouvre 4 nouveaux magasins clés, au cours des 2 prochains mois, avec un nouveau concept de boutique. D’autres ouvertures à Florence sur Via Dei Tosinghi, au South Coast Plaza à Costa Mesa, en Californie, et un deuxième magasin à New York City au 929 Madison Avenue verront le jour.

La maison continue ainsi sa récente expansion de points de vente. Elle avait ouvert à Hong Kong l'été dernier, 3 magasins indépendants. Les nouveaux designs de magasins reflètent l'engagement de la marque en matière de durabilité, dans une atmosphère intime, personnelle et architecturale.

« L'ouverture de ces nouvelles boutiques, dans ces quatre sites clés, est fondamentale pour accélérer la solidité de notre marque et permet à nos clients actuels et futurs d'accéder à la marque Stella McCartney », a commenté Frederick Lukoff, pdg de Stella McCartney.

« Je voulais vraiment que nos clients aient une réaction émotionnelle aux textures dans le magasin, et pas seulement répondre au produit, mais aussi répondre à son environnement », explique Stella McCartney. « Et je voulais explorer de nouvelles finitions en regardant des textures plus durables et respectueuses de l'environnement qui pourraient être manipulées dans une atmosphère plus moderne et plus contemporaine. »

En image : la nouvelle boutique Stella McCartney à ParisEn image : la nouvelle boutique Stella McCartney à ParisEn image : la nouvelle boutique Stella McCartney à Paris

Photo : Stella McCartney

Kering mise sur Boucheron

Contrairement à ses concurrents directs, le groupe Kering ne dispose pas d’un très grand nombre de joailliers et d’horlogers dans son portefeuille de marques. Richemont possède notamment Cartier, Van Cleef & Arpels, Piaget, des manufactures Suisse de premier plan (Jaeger-Lecoultre, IWC, Vacheron-Constantin); LVMH est l’heureux propriétaire de Bulgari, Fred, Chaumet, Zenith, Hublot, Tag Heuer mais aussi, dans une certaine mesure de Dior et de Louis Vuitton qui disposent de branches joaillerie-horlogerie ambitieuses. Le pôle joaillier et horloger de Kering s’articule plus modestement autour de Pomellato, Dodo, Qeeling et des marques du groupe SoWind (c’est à dire Girard-Perregaux et JeanRichard) dont Kering est actionnaire majoritaire depuis 2011.

Le groupe de M. Pinault possède néanmoins d’une pépite: la maison Boucheron. Une maison vénérable qui dispose encore aujourd’hui d’un formidable potentiel de croissance grâce à des atouts considérables. Son histoire tout d’abord : en quittant le Palais Royal ou il exerçait depuis 1858, Fréderic Boucheron fut en effet le premier joaillier à élever sa boutique au coeur de la place Vendôme qui, grâce à lui, allait devenir l'épicentre mondiale de la haute joaillerie. Son patrimoine créatif ensuite : les bijoux Boucheron font partie des plus beaux joyaux du patrimoine français, et les collections actuelles regorgent de trésors, parmi lesquels il faut citer la bague Quatre, le premier best-seller joaillier du XXIème siècle. Un trésor de guerre d’autant plus considérable qu’il s’appuie fermement sur des savoir-faire préservés.

Il faut également citer l’identité globale de la maison, une identité forte : l’ensemble des spécialistes et des collectionneurs s’accordent sur le fait que l'allure Boucheron est une conjugaison prodigieuse d'un savoir faire qui n'a rien de scolaire, d' un style qui évite d'être platement somptuaire. A cela il faut ajouter l’horlogerie. Fréderic Boucheron disait que ses montres ne sonnaient que les heures heureuses et c'est une montre Reflet qu'offrit Edith Piaf à Marcel Cerdan, tandis que sa nouvelle chanson ''L'Hymne à l'Amour" était en train de devenir le succès que l'on sait. En somme, Boucheron, c'est la quintessence de la passion et de l'audace appliquée à l'univers de la joaillerie.

Rénovation complète du 26, place Vendôme

Enfin, la maison dispose d’un trésor architectural : la boutique du 26 place Vendôme. Frédéric Boucheron n'avait pas choisi cette adresse au hasard. Idéalement situé au croisement de la rue de la Paix, la maison jouit d'une lumière extraordinaire qu'envient tous les autres joailliers de la place : les rayons du soleil illuminent les grandes arcades en marbre vert de l'hôtel de Nocé tout au long de la journée, jusque tard le soir. Cet éclat donne un supplément d'âme au lieu, confère une atmosphère particulière à ses merveilleux salons particuliers. Ce n'est pas une simple boutique mais une maison chaleureuse où chacun se sent instantanément accueilli comme un membre de la famille.

C’est précisément cette boutique que le groupe Kering va mettre en lumière pour fêter les 160 ans du joaillier. L’hôtel particulier va prochainement être complètement rénové. Un permis de construire a été déposé auprès des services compétents de la Mairie de Paris. Sous la direction de Michel Goutal, architecte en chef des Monuments Historiques, et sous maîtrise d'ouvrage de Kering, ce projet a pour ambition de mettre en valeur l'architecture et les volumes originels de ce bâtiment d'abord baptisé « hôtel de Nocé » et pour partie classé Monument Historique. Ce travail s'effectuera dans le respect de toutes les normes en vigueur, notamment sur le plan environnemental, en cohérence avec l'engagement de long terme du Groupe dans ce domaine. Une rénovation qui jettera à n’en pas douter un éclat nouveau sur la Place Vendôme et qui s’inscrit dans la vision du luxe portée par le patron de Kering : un luxe certes en mouvement, mais néanmoins ancré dans son patrimoine.

Crédit photo : Bague Quatre, Boucheron. DR