Shein : la cour d’appel valide la poursuite de l’activité de la marketplace d’ultra fast fashion
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Ce mercredi 19 mars, la cour d’appel de Paris a rejeté la demande de l’État français de suspendre la marketplace de Shein.
Pour mémoire, le 5 décembre 2025, Shein et l'État français avaient rendez-vous au tribunal judiciaire de Paris. L'État demandait la suspension de la plateforme en raison des produits illicites qu'elle vendait. Shein trouvait cette requête injustifiée et disproportionnée.
Le 19 décembre, le tribunal judiciaire avait rejeté la demande de suspension du site Shein en France, jugeant la mesure effectivement « disproportionnée ». Le 5 février 2026, l'État faisait appel.
Ce jeudi 19 mars 2026, la cour d'appel a confirmé le jugement de première instance, estimant que le dommage initial (vente de produits illicites comme des poupées sexuelles à l’apparence de fillettes, armes de catégorie A et médicaments interdits) n’existe plus, les produits ayant été retirés et des mesures de contrôle mises en place.
L’État échoue à obtenir la suspension de la marketplace d’ultra fast fashion sur le sol français
Pour Shein, c’est une victoire que le porte-parole de la marque d’ultra fast fashion, Quentin Ruffat, exprime en ces termes : « Au cours des derniers mois, nous avons continué à renforcer de manière significative nos contrôles tant pour les vendeurs que pour les produits vendus sur notre marketplace, et ce afin que nos clients puissent bénéficier d’une expérience d’achat sûre et agréable. Tout au long de cette période, nous avons maintenu un dialogue étroit avec les autorités françaises et européennes. Notre priorité reste la protection des consommateurs dans le respect du cadre légal et réglementaire applicable. »
Néanmoins, Shein reste sous surveillance stricte des autorités françaises, avec d’autres procédures en cours au niveau européen et pénal.
Le 17 février 2026, la Commission européenne a en effet ouvert une enquête formelle visant Shein. La procédure porte sur la protection des consommateurs (pratiques promotionnelles, transparence des informations produits, lisibilité des conditions de vente), la traçabilité des vendeurs, la présence de produits potentiellement illégaux ou non conformes et la conformité aux règles européennes.