Who’s Next, le défi de l’automne : les salons de mode ont fait front

C’est ce qui s’appelle passer entre les gouttes. Au lendemain des nouvelles annonces de restrictions par le ministre de la Santé Olivier Véran, alors que depuis ce jour, le mardi 6 octobre, les « foires » et « parcs des expositions » doivent également fermer, les salons de la mode emmenés par WSN Développement du 2 au 4 octobre ont réussi une gageure. C’est sous une pluie torrentielle et un bruit de tambour que c’est ouvert cette édition automnale, sous les tentes des Tuileries. Une ouverture applaudie par les exposants et visiteurs présents, dès 9h30. Et un cru inauguré par Alain Griset, ministre délégué aux PME. C’est dire si le contexte est inédit. En marge de la Fashion Week, cette édition pas comme les autres réunissant, pour faire poids, Who’s Next, Première Classe et quelques exposants du salon de mode créative Man/ Woman, sans compter le salon de la lunette Silmo était la première à faire revenir la mode sur la place parisienne, depuis le printemps dernier.

Bien sûr l’événement n’était pas à la mesure des éditions habituelles. Très tronqué, avec environ 230 exposants, incluant Who’s Next, Première Classe, Man/ Woman et le Silmo. Quelques temps forts comme la mini-exposition « Vêtements Modèles » très didactique, des pièces cultes de la mode (le Marcel, le kilt, le bleu de travail, le jogging). Ou ce film documentaire réalisé en partenariat avec L’IFM « Dressed to Express » soulignant les questions identitaires liées à la mode. Et un Impact à la taille modeste, mais assez percutant, avec son Fashion Green Hub, l’association des acteurs de l’éco conception lancée en 2015 par Annick Jehanne, et qui ne cesse de grandir, ou encore Viji, jeune entreprise proposant aux marques des solutions de traçabilité. Tous espaces confondus, peu de « stars » il est vrai, à part peut- être Veja, 1083…

Who’s Next, le défi de l’automne : les salons de mode ont fait front

Une édition pour relancer la machine

Mais… l’essentiel n’était pas là cette saison. « L’essentiel était d’être là. De faire en sorte, envers et contre tout, que les marques qui le souhaitaient puissent être présentes. Il est crucial de se retrouver physiquement, de tenter de relancer la machine, ce qui est notre métier. Nous parlons aussi de choix de société. Que voulons-nous, rester dans un « confinement mou », ne pas résister au tout digital qui empêche les vraies interactions, humaines comme business ? Je crois que ce n’est pas ce que souhaitent les professionnels, notre communauté », a souligné Frédéric Maus, le DG de WSN Développement. De la même façon, Antoine Floch, co-fondateur de Man/ Woman (avec cinq marques pointues, dont Coralie Marabelle, situées au milieu du parcours), expliquait : « On est présent. Cinq marques c’est peu, mais que voulez-faire face aux annulations des acheteurs étrangers ? Le contexte est tel qu’il est, l’essentiel, dans ce moment si particulier est d’avoir envie de faire des choses ensemble avec Who’s Next ».

Who’s Next, le défi de l’automne : les salons de mode ont fait front

Et il est vrai que l’ambiance était joyeuse, comme un défi, un pied de nez, à la crise sanitaire et à la crise tout court. Rien ne remplace le présentiel, même si, à l’instar des autres salons, ceux des tissus notamment, WSN Développement va à l’avenir davantage hybrider ses salons, les « phygitaliser ». « Nous aurons ces « momentums » du salon physique, doublé par à l’année par notre plateforme », explique Frédéric Maus. Vimeet, le dispositif digital de WSN avait, samedi 3 octobre, au deuxième jour, enregistré 900 demandes de rendez-vous B to B.

Bilan à suivre …

Pour en savoir plus sur les impacts du Covid-19 liés au secteur de la mode, rendez-vous sur notre page dédiée.
Pour ne louper aucune actualité internationale liée au Covid-19, rendez-vous sur notre page en anglais
.

Crédit: Man/Woman- Facebook. WSN

 

Sur le même sujet

PLUS D'ACTUALITÉ

 

LES DERNIÈRES ANNONCES D'EMPLOI

 

LES PLUS CONSULTÉS