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Les ventes sur internet progressent pour la mode féminine

La Fédération Française du Prêt à Porter féminin a tout récemment rendu public son bilan du prêt à porter féminin pour l’année écoulée. Les chiffres ne sont pas bons. Les ventes d’habillement ont une fois encore baissé : en 2016, cette baisse est de 2,6 pour cent en valeur comparée par rapport à 2015. Un chiffre d’autant plus préoccupant pour la mode féminine que cette baisse est seulement de 1,2 pour cent pour l’ensemble du marché de l’habillement. Oui, la mode masculine et enfantine résiste mieux que la mode féminine. Au total, les Françaises ont dépensé 10,4 Milliard d’euros l’année dernière pour leurs achats en prêt-à-porter féminin. La météo à contretemps, les grèves notamment pendant l’Euro 2016 et les attentats font partie des facteurs qui ont probablement affecté les ventes du secteur.

Le budget moyen dédié au prêt-à-porter féminin atteint 367 euros. Les 13/24 ans sont toujours les plus grandes consommatrices avec 575€ euros dépensés sur un marché évalué à 2,6 milliards d’euros. Les femmes de 55/ 64 ans sont les deuxième plus grandes consommatrices de mode : elles ont acheté chacune en moyenne pour 419 euros. Le poids des soldes et des promotions recule lui aussi à 42,2 pour cent contre 45,2 pour cent en 2015. « Il semble que les consommatrices soient davantage à la recherche du bon rapport qualité/ prix plutôt que d’une forte réduction de prix, » indique François-Marie Grau, Délégué Général de la Fédération.

Dans ce bilan un peu sombre, la Fédération du Prêt à Porter Féminin met en avant un autre chiffre, plus stimulant celui-ci car il est porteur de nouvelles opportunités. « L’élément marquant est la poursuite de la montée en puissance des ventes sur internet, affirme Pierre-François LeLouët qui préside la fédération. Avec une nouvelle progression de près de 3 pour cent par rapport à l’année dernière, elles représentent 17,4 pour cent du marché du prêt à porter féminin français ». Pour le président de la Fédération, les ventes sur internet constituent une priorité de premier plan pour les marques.

De nouveaux comportements d’achat

La part d’internet dans les ventes poursuit son ascension. Les Français ont dépensé 72 Mds d’euros sur internet en 2016 (soit +14,6 pour cent par rapport à 2015), tous produits et secteurs confondus. L’habillement est la première catégorie de produits les plus achetés en ligne. La mode féminine joue un vrai rôle dans ce succès puisque les dépenses de prêt à porter féminin ont été multipliées par 3 de 2008 à 2016 pour atteindre 1,8 Milliards d’euros. En hausse constante, la part des achats de PAP féminin sur internet est de 17,4 pour cent, contre 16,3 pour cent en 2015 et 4,3 pour cent en 2008.

Si l’on excepte les femmes de plus de 75 ans, toutes les tranches d’âge achètent sur le net: 19 pour cent des achat des femmes de 25 à 45 ans se font sur internet. Ce pourcentage est quasiment identique (17 pour cent) pour les femmes de plus de 55 ans. « Les achats sur mobile et tablettes progressent aussi à grand pas. Ils représentent désormais 20% des ventes en ligne. De plus, ces achats en ligne touchent toutes les tranches d’âge. C’est pourquoi l’évolution des outils digitaux est aujourd’hui la principale préoccupation des marques et enseignes », note François-Marie Grau.

« L’importance d’internet démontre aux acteurs de la filière qu’ils doivent vraiment intégrer cette donnée importante dans leur développement. Globalement, le bilan révèle des signes qui donnent espoir à l’instar de toutes ces marques - nouvelles ou récentes - qui arrivent sur le marché pleine d‘idées. Certaines s’exportent et connaissent une belle croissance» note Pierre-François Le Louët. Si les acteurs historiques de la vente à distance (ex vente par correspondance) y représentent encore 40 pour cent des ventes, et les « pure-players » 22 pour cent, ce sont les clicks and mortars qui progressent le plus rapidement avec 37,5% de parts de marché. Les clicks and mortars sont les entreprises qui cumulent une activité commerciale traditionnelle et une activité commerciale sur internet.

Le paysage des ventes sur internet évolue très vite : les habitudes d’achat se modifient. Les ventes sur mobiles et tablettes représentent déjà 20 pour cent des ventes alors que ce pourcentage n’était que de 13 pour cent l’année dernière. La fédération souligne également dans son bilan l’apparition de nouveaux comportements à surveiller de très près. Parmi ces nouveaux comportements, le « click and reserve » est mis en avant : il s’agit d’offrir à la client la possibilité de réserver en ligne afin qu’elle puisse essayer et acheter en boutique. Si les ventes sur internet imposent des exigences particulières en matière de logistique, de catalogue, de d’ergonomies des sites, de politique tarifaire, de marges et de retours, ce qui signifie une organisation sans faille, de nouveaux modèles économiques pourraient bien, grâce à elles, voir le jour et prospérer.

Credit photo: capture d’écran net-a-porter.com

Alibaba vient de signer un accord avec le géant chinois du retail Bailian Group qui contrôle les grands magasins et centres commerciaux du pays afin de continuer son expansion en dehors d’internet. Les deux entreprises devraient créer ensemble un réseau d’établissements.

L’alliance entre ces deux géants chinois permettra d’intégrer les produits, la logistique et les outils de paiement à sa nouvelle formule.

Alibaba et Bailian vont imaginer des établissements physiques qui puissent inclure les services des deux marques sur internet mais aussi en dehors. Les services de paiement utilisés seront Alipay, Safepass et Bailian OK Card.

En 2014, Alibaba commençait une expansion omnichannel avec sa participation dans la société Intime Retail Group. L’opération a conclu en janvier dernier avec le rachat des grands magasins pour 19 800 millions de dollars hong-kongais (2 421 millions d’euros).

Alibaba, au même titre que JD.com, est un des plus grands market places de Chine. En 2015, l’entreprise a obtenu un chiffre d¡affaires de 101 143 millions de yuans, soit 13 641 millions d’euros. Quant à Bailan Group, il dispose de 4 700 magasins répartis dans 200 villes chinoises.

Under Armour arrive en France avec Teddy Riner

Under Armour va bientôt ouvrir une filiale en France. La marque mise d’autant plus sur la notoriété de son nouvel élément, Teddy Riner, pour plaire aux français, a publié Les Echos.

Le champion de judo, qui jusqu’à présent collaborait avec Adidas, a l’air satisfait de son nouveau contrat et avoue avoir signé pour « un très bon montant ». Mais cette fois-ci, plus que le judo, il s’agirait de faire valoir les activités running et fitness sur lesquelle la marque a été fondée en 1996.

Après une forte croissance aux Etats-Unis, où la marque facture encore e80 pour cent de ses ventes, Under Armour cherche à conquérir l’Hexagone. La marque a l’intention de collaborer avec Teddy Riner jusqu’aux J.O de 2020 « pour nous aider à faire connaître la marque en France », rapporte Raphaël Lefort, directeur de l’Europe du Sud.

Photo :Under Armour

La Banque Centrale du Bangladesh a créé un accord avec 25 entités bancaires du pays et dix institutions afin de distribuer 2 680 millions de takas (31 millions d’euros) pour améliorer la sécurité dans les usines locales de confection.

Pour cette opération, la banque du pays s’est alliée avec le Bureau de Coopération Internationale du Japon qui sera chargé d’aider les entreprises pour améliorer ces mesures. L’industrie bangale du textil a pris conscience du besoin de changement de ces conditions de travail dans ses usines et souhaite en retour facturer 50 000 millions de dollars en exportations d’ici 2021.

Le Bangladesh est aujourd’hui le second exportateur mundial de vêtements. Durant l’exercice 2015-2016 il a exporté pour une valeur de 34 240 millions de dollars (32 226,8 millions d’euros), soit 9,7 pour cent de plus qu’un an auparavant.

La cour d'appel de Paris, qui devait rendre vendredi son arrêt dans l'affaire de fraude fiscale visant l'héritière de la maison de couture Nina Ricci, a repoussé sa décision au 28 avril, a-t-on appris auprès de l'avocat de Mme Ricci.

"Nous avons été informés aujourd'hui (jeudi) de ce report", a indiqué à l'AFP Jean-Marc Fedida, l'avocat d'Arlette Ricci. L'héritière, 75 ans, est accusée d'avoir caché pendant plus de vingt ans au fisc français un patrimoine de plus de 17 millions d'euros, logé en Suisse. Elle a été condamnée en première instance, en 2015, à un an de prison ferme et un million d'euros d'amende pour fraude fiscale pour les années 2007 à 2010, blanchiment et faillite frauduleuse, ainsi que la confiscation de propriétés.

Sa dette fiscale globale, objet d'un contentieux toujours en cours, est évaluée par le fisc à quelque 10 millions d'euros. Une peine "parfaitement proportionnée à la fraude" et à "la persistance de la volonté de dissimulation", selon le ministère public, qui avait requis en décembre la confirmation de la première condamnation.

L'héritière ne s'est pas présentée à son procès, "pour des raisons de santé" selon son avocat, qui avait dénoncé de lourdes réquisitions pour une personne "jamais condamnée" et regretté qu'"on cherche à faire un exemple sur son nom". Les dissimulations d'Arlette Ricci avaient été repérées sur les "listes Falciani" recensant des comptes non déclarés de clients de la filiale suisse de la banque HSBC, dérobées par un employé de l'établissement, Hervé Falciani, et transmises aux autorités françaises.

Apprenant à l'été 2009 que son nom figurait sur ces listes, Arlette Ricci avait, selon l'accusation, choisi "d'organiser sa résidence fictive en Suisse" et orchestré "son insolvabilité" en cédant deux biens immobiliers, une maison à Paris et une propriété en Corse, à des sociétés civiles immobilières (SCI) dans le seul but de protéger ces actifs d'un redressement fiscal qu'elle savait inéluctable.

A l'encontre de l'avocat fiscaliste Henri-Nicolas Fleurance, qui a mis en place ce système de SCI, le ministère public a requis un an de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende, soit la confirmation de la condamnation de première instance. (AFP)

Entrée en bourse de Canada Goose

Les manteaux à capuche en fourrure sont devenus la marque de fabrique de Canada Goose, la griffe de parkas rembourrées qui a conquis le monde. Des rues de Paris à New York, aux personnages de la nouvelle série Fortitude, tous ceux qui vivent dans les climats arctiques semblent habillés en Canada Goose.

Son succès international est la raison majeure de son introduction en bourse. La société a déclaré qu’elle avait construit une fondation solide qui était en évolution et était devenue une marque de vêtements de plein air très convoitée. Au cours des trois derniers exercices, elle a augmenté ses revenus à 38,3 pour cent, son bénéfice net à 196 pour cent et son EBITDA rajusté à 85 pour cent. Au cours de la même période, la société a réalisé d'importants investissements à long terme dans le capital humain, la capacité de production, la construction de marques et les canaux de distribution.

Dans sa demande, la société a déclaré : « Nous produisons actuellement des ventes sur tous les grands marchés d'Europe occidentale et, si c'est la première marque commerciale, nous pensons qu'il existe d'importantes opportunités d'accélérer ces marchés à leur plein potentiel. Et en France en particulier, nous avons réalisé une forte traction grâce à nos partenariats de distribution, mais nous n'avons pas encore étendu notre réseau de gros et sommes seulement dans la phase initiale d'exécution sur notre stratégie shop-in-shop. Le Royaume-Uni et la France sont nos marchés européens les plus développés et nous avons identifié un certain nombre de marchés présentant un potentiel de développement significatif à court terme, comme l’Allemagne, l'Italie et la Scandinavie. »

Entrée en bourse de Canada Goose

Une entrée en bourse pourrait évaluer l'entreprise à 2 milliards de dollars

Canada Goose est détenue à 70 pour cent par Bain Capital. La société espère que son introduction en bourse évaluera l'entreprise à 2 milliards de dollars. Pour l'exercice terminé le 31 mars 2016, le revenu de Canada Goose était de 290,8 millions de dollars, avec une croissance de 38,3 pour cent, comme mentionné précédemment.

L'expansion sur de nouveaux marchés et la concurrence restent un risque pour l'entreprise. La marque a été vendue dans 36 pays différents par le biais de 2 500 grossistes, à la fin de décembre et la société prévoit d’offrir plus d'options stylistiques que ses vêtements d’extérieur, ses vêtements de pluie et ses chaussures, avec des nouvelles catégories de produits.

Malgré les méthodes de fabrication transparentes de l'entreprise, il a reçu régulièrement des plaintes pour son utilisation de la fourrure. Sur son site Web, Goose Canada note : « Nos produits sont conçus et construits pour se protéger des éléments, dans les endroits les plus froids de la Terre - les endroits où la peau exposée peut geler en un instant. Dans ces environnements, nous croyons que la fourrure est le meilleur choix. La capuche entourée de fourrure de la veste empêche l'air de pénétrer et protége le visage contre les gelures ».

« Nous comprenons et respectons que certaines personnes pensent que les produits animaux ne devraient jamais être utilisés dans les produits de consommation, mais nous ne partageons pas cette opinion. Nous nous engageons à fournir une transparence totale sur la façon dont nous fabriquons nos produits, y compris l'approvisionnement éthique et l'utilisation responsable des produits d'origine animale ».

Photo : Canada Goose, IPO ; Graphique : Quartz

Le but d'une marque forte est d’attirer les clients, fidéliser, motiver le personnel mais avant tout faire de l'argent. De grands investissements sont faits dans la création, le lancement et la promotion continue des marques.

Brand Finance a récemment mené une étude du prix des actions et a révélé le lien convaincant entre les marques fortes et le rendement du marché boursier. La reconnaissance et la gestion des actifs incorporels d'une entreprise exploitent la valeur cachée qui s'y trouve. Le rapport est une première étape pour mieux comprendre les marques, comment les évaluer et comment utiliser ces informations au profit de l'entreprise.

Le classement Brand Finance calcule les valeurs des marques, en utilisant l'approche Royalty Relief approach. Cette méthode consiste à estimer les ventes futures probables qui sont attribuables à une marque et à calculer un taux de redevance qui serait facturé pour l'utilisation de la marque, c'est-à-dire ce que le propriétaire devrait payer pour l'utilisation de la marque, en supposant qu'elle n’avait pas déjà la propriété.

Ci-dessous sont les marques de mode sur la liste:

Le fabricant de chaussettes Kindy n'ayant pas trouvé d'investisseur providentiel, sa maison-mère a été placée par la justice en procédure de sauvegarde et ses principales filiales s'acheminent vers un redressement judiciaire, selon un communiqué diffusé jeudi.

Les actionnaires du groupe, réunis début janvier en assemblée générale, avaient sommé ses dirigeants de trouver rapidement une solution afin d'éviter de graves problèmes de liquidités pour cette entreprise qui pâtit depuis plusieurs années des difficultés du secteur du textile en France. "Malgré de nombreuses marques d'intérêt, le groupe Kindy n'a pu trouver l'adossement financier ou industriel nécessaire pour mener son redéploiement", explique jeudi l'entreprise.

Aussi le tribunal de commerce de Beauvais a placé mercredi Kindy SA, la maison-mère du groupe cotée à la Bourse de Paris, ainsi que sa filiale de commerce en ligne The Socks Office, en procédure de sauvegarde pour une période d'observation qui s'achèvera en août.

Cette action, préventive, vise à permettre de traiter les difficultés d'une entreprise avant que celle-ci ne soit en cessation de paiement. "A brève échéance", les autres filiales du groupe Kindy ne pouvant faire face à l'ensemble de leurs dettes opérationnelles auprès des fournisseurs ou de l'administration notamment, "seront placées en redressement judiciaire", indique par ailleurs Kindy.

Ces diverses filiales commercialisent les chaussettes de marques Kindy, Le Coq Sportif ou Achile ainsi que les chaussures pour enfants de marques GBB ou Catimini. Si aucune offre n'est déposée au tribunal de commerce, ces entités seront placées en liquidation judiciaire.

Le groupe créé en 1863, souffrant des délocalisations qui ont frappé le secteur du textile et de la perte de la licence Dim en juin 2014, ne conserve plus qu'une usine à Moliens (Oise). Il a enregistré une perte nette de 3,5 millions d'euros sur l'exercice 2015/16 pour un chiffre d'affaires en recul de 16 pour cent à 32,3 millions d'euros. Ses comptes pour le second semestre 2016 n'ont pas encore été audités mais le chiffre d'affaires devrait s'afficher en baisse de 6,6 pour cent par rapport à la même période en 2015. (AFP)

Fraude fiscale: l'héritière de Nina Ricci saura vendredi si elle est condamnée en appel

Condamnée en première instance à un an de prison ferme et un million d'euros d'amende, l'héritière de la maison de couture Nina Ricci saura vendredi le sort que lui réserve la cour d'appel de Paris pour avoir dissimulé des millions au fisc français.

Une peine "parfaitement proportionnée à la fraude" et à "la persistance de la volonté de dissimulation", avait estimé en décembre l'avocate générale, en réclamant la confirmation de la condamnation à trois ans de prison dont deux avec sursis et à un million d'euros d'amende prononcée en 2015. Une des peines les plus lourdes dans ce type d'affaire.

La représentante du ministère public, Muriel Fusina, avait également requis la confiscation de deux propriétés de l'héritière et l'obligation de rembourser la Direction des finances publiques, partie civile. Arlette Ricci est accusée d'avoir caché pendant plus de vingt ans au fisc français un patrimoine de plus de 17 millions d'euros, logé en Suisse. Compte tenu de la prescription, elle a été condamnée en première instance pour fraude fiscale pour les années 2007 à 2010, blanchiment et faillite frauduleuse. Sa dette fiscale globale, objet d'un contentieux toujours en cours, est évaluée par le fisc à quelque 10 millions d'euros.

L'héritière, 75 ans, ne s'est pas présentée à son procès, "pour des raisons de santé" selon son avocat Jean-Marc Fedida, qui avait dénoncé de lourdes réquisitions pour une personne "jamais condamnée".

Où le bonhomme a vendu les fichiers

"Depuis le départ, on cherche à faire un exemple sur son nom, simplement parce qu'il représente une tête de gondole susceptible d'attirer les regards, les craintes, les envies et susciter une exemplarité de mauvaise aloi", avait-il dénoncé.

Les dissimulations de l'héritière de la célèbre couturière avait été repérées sur les "listes Falciani" recensant des comptes non déclarés de clients de la filiale suisse de la banque HSBC, dérobées par un employé de l'établissement, Hervé Falciani, et transmises aux autorités françaises. Apprenant à l'été 2009 que son nom figurait sur ces listes, Arlette Ricci avait, selon l'accusation, choisi "d'organiser sa résidence fictive en Suisse" plutôt que de "régulariser sa situation en France" comme l'ont fait d'autres contribuables cités.

Elle est notamment accusée d'avoir orchestré "son insolvabilité" en cédant deux biens immobiliers, une maison à Paris et une propriété en Corse, à des sociétés civiles immobilières (SCI) dans le seul but de protéger ces actifs d'un redressement fiscal qu'elle savait inéluctable. A l'encontre de l'avocat fiscaliste Henri-Nicolas Fleurance, qui a mis en place ce système de SCI, le ministère public a requis un an de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende, soit la confirmation de la condamnation de première instance.

Le dossier a été nourri d'écoutes judiciaire, largement citées à l'audience, qui montrent la connaissance d'Arlette Ricci de la portée de sa fraude, alors qu'elle pensait avoir échappé aux poursuites: "Je faisais partie des gens de cette banque, tu sais où le bonhomme a vendu les fichiers", expliquait ainsi l'héritière à sa fille en mars 2011.

"Maintenant, ça fait trois ans, je pense que je suis libérée de toute sorte de contrôle (...) tout le monde a été alpagué mais pas moi (...) J'avais des copains sur la liste. Ils ont tous dû se rendre, payer des fortunes (...) forcément parce que tout ça est très illégal quand même", ajoutait-elle. Depuis celui d'Arlette Ricci, d'autres procès de fraudeurs ont marqué les esprits, à commencer par celui de l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac, condamné le 8 décembre à trois ans de prison ferme, et celui du sénateur et industriel Serge Dassault, condamné le 2 février à cinq ans d'inéligibilité et deux millions d'amende. Tous deux ont fait appel. (AFP)

Photo: Loic Venance, AFP

Etam pourrait racheter Agent Provocateur

Agent Provocateur, actuellement propriété du groupe 3i pourrait bientôt être rachetée. Parmi les prétendants à cette nouvelle acquisition se trouvent les fonds d’investissement Endless et Lion Capital (ex propriétaire de La Senza) et le géant de mode intime, Etam.

3i reprenait Agent Provocateur en 2007 pour l’equivalent de 70,8 millions d’euros, cependant, après avoir enregistré des résultats plutôt négatifs en fin d’année dernière et une série d’irrégularités comptables –qui ont fait sortir le président de la société-, 3i a annoncé en janvier dernier son intention de défaire la marque de son portefeuille. Par ailleurs selon Modaes.es, Fabrizio Malverdi, directeur général de l’entreprise depuis neuf mois, serait actuellement en train de négocier son départ.

Pour accélérer la restructuration d’Agent Provocateur, 3i a commencé à collaborer avec AlixPartners, spécialisée dans les entreprises en difficulté. L’automne dernier, la marque annonçait la fermeture de 30 pour cent de ses magasins propres et le licenciement d’un tiers de ses employés de ses bureaux.

Agent Provocateur élevait ses ventes de 16 pour cent en 2015 pour un total de 80 millions d’euros. Cependant le bénéfice avant impôts a chuté de 5,96 millions d’euros.

Photo : Agent Provocateur