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Les représentants des salariés de Tati devaient refuser de se prononcer vendredi après-midi sur les offres de reprise, jugées trop "basses", et vont demander lundi au tribunal de commerce un délai pour que les repreneurs améliorent leurs offres, a indiqué à l'AFP la CGT, premier syndicat.

Les trois comités d'entreprise des sociétés composant le pôle Agora Distribution (groupe Eram) étaient réunis vendredi pour rendre un avis - consultatif - sur ces offres, avant l'audience de lundi. Agora Distribution, qui regroupe les enseignes Tati, Fabio Lucci, Gigastore et Degrif'Mania (140 magasins au total), a été placé en redressement judiciaire le 4 mai.

Selon Céline Carlen, de la CGT-commerce de Paris, le Comité d'entreprise de Tati-Lilnat, qui rassemble les magasins Tati et 1.300 des 1.700 salariés du pôle, "va refuser de se prononcer sur les trois offres de reprise" et "demande qu'elles soient revues à la hausse. Ils ne peuvent pas accepter qu'on les rachète à si bas prix".

"Les emplacements qu'ils veulent reprendre ont une valeur, de même que les personnels formés ont une valeur", a-t-elle ajouté, précisant que la CGT est le premier syndicat dans cette entité (46 pourcent).

Trois offres sont sur la table: celle d'un consortium de cinq enseignes (dont la Foir'Fouille) et celle du groupe GPG (Gifi), qui proposent tous deux de reprendre environ 1.300 salariés et respectivement 95 et 120 magasins du groupe Agora (dont 93 détenus en propre et 27 franchisés pour GPG). La troisième offre émanant de Babou ne porte que sur 6 magasins.

"Le CE va demander lundi au tribunal de commerce de laisser un temps supplémentaire pour que les repreneurs améliorent leurs offres", une motion doit être votée en ce sens dans l'après-midi, précise Mme Carlen. Une remontée des offres pourrait "servir à financer une partie" du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) prévu parallèlement, et que la CGT n'avait pas l'intention d'accompagner de sa signature, jugeant les mesures très insuffisantes.

Par ailleurs, l'offre complémentaire de Dépôt Bingo, sous-traitant de Tati, qui a rejoint cette semaine le consortium "ne devrait pas être retenue", car présentée "hors délai", selon la représentante CGT. (AFP)

Marks and Spencer: chute des bénéfices annuels à cause des vêtements

Les profits annuels de Marks and Spencer ont été une fois de plus entravés par son activité de vêtements, mais aussi par les coûts d'une restructuration que l'enseigne britannique a mis sur les rails pour se relancer.

Lors de l'exercice comptable annuel qui s'est terminé le 1er avril 2017, le groupe a dégagé un bénéfice net de 117,1 millions de livres (135 millions d'euros), 71 pour cent de moins sur un an. Son bénéfice avant impôt et éléments exceptionnels a diminué de 10,3 pour cent, à 613,8 millions de livres (710 millions d'euros), à cause du repli des ventes de son activité de vêtements, de chaussures et de produits d'équipement domestique, qui plombe ses comptes depuis des années et qu'il essaie de réformer.

L'an passé, M&S avait annoncé un retour aux basiques pour sa gamme de vêtements, et ces activités non-alimentaires seront dirigées à partir de cet automne par une nouvelle responsable, Jill McDonald, qui viendra épauler le directeur général du groupe, Steve Rowe, qui cumule actuellement ses fonctions de numéro un exécutif avec la direction des activités non-alimentaires. Le prédécesseur de M. Rowe à la direction générale, Marc Bolland, a dû quitter ses fonctions au début 2016 faute d'avoir rétabli la rentabilité de ce secteur.

M. Rowe a souligné que les changements apportés dans ce domaine depuis un an avaient néanmoins permis de "stabiliser la part de marché", et insisté sur le fait que M&S avait éliminé une politique de promotions à tous crins qui sapait sa rentabilité. Reste que la diminution des revenus tirés de cette branche a encore pesé sur les comptes, qui n'ont pas pu être complètement sauvés par une activité alimentaire mieux orientée.

M&S a augmenté ses revenus dans l'alimentaire et ouvert 68 nouveaux magasins spécialisés dans la nourriture au Royaume-Uni pendant l'exercice écoulé. La rentabilité de cette activité a toutefois souffert d'une hausse des prix, dopés par un renchérissement des denrées importées du fait de la dépréciation de la livre sterling consécutive à la décision de Britanniques de quitter l'Union européenne lors du référendum du 23 juin dernier.

Conjoncture britannique difficile

Cette tendance inflationniste risque de continuer à peser sur les marges du groupe dans l'alimentaire lors de l'exercice annuel en cours, a-t-il prévenu. En attendant, le chiffre d'affaires de Marks and Spencer a augmenté de 2,2 pour cent à 10,622 milliards de livres (12,3 milliards d'euros) en 2016-2017.

Mais le bénéfice avant impôt a été amputé de lourdes charges exceptionnelles de 437 millions de livres. Le groupe a expliqué avoir notamment réformé son système de pensions de retraite et enregistré des frais liés à l'augmentation du salaire minimum qu'il verse à ses employés au Royaume-Uni (8,50 livres de l'heure, soit 9,8 euros).

M&S a provisionné en outre des fonds pour la fermeture d'une cinquantaine de magasins dans dix pays étrangers - y compris sept en France parmi lesquels son enseigne des Champs-Elysées à Paris. Dix de ces magasins ont déjà été fermés en Chine, alors qu'ailleurs dans le monde le programme est en cours. "Le nouveau patron de M&S utilise tous les leviers pour améliorer la performance, mais restructurer l'activité coûte cher", a jugé Laith Khalaf, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Il a aussi mis en avant une conjoncture peu porteuse: "Au-delà de ses problèmes spécifiques, M&S fait face à un environnement économique difficile, avec la chute de la livre qui renchérit le coût de la nourriture et des vêtements au moment où les revenus des consommateurs sont mis sous pression" au Royaume-Uni. "De façon générale, les magasins physiques sont sur le déclin à mesure que nous utilisons de plus en plus nos portables et tablettes pour faire nos courses, ce qui rend la montagne d'autant plus pentue pour M&S", a-t-il ajouté. L'action du groupe parvenait néanmoins à gagner 1,11 pour cent à 392,00 pence vers 09H10 GMT à la Bourse de Londres dans un marché en légère hausse. (AFP)

Photo: Facebook/M&S

Le consortium associant les enseignes La Foir'Fouille, Centrakor, Stokomani et Maxi Bazar, candidat à la reprise de Tati et d'autres enseignes d'Agora Distribution (groupe Eram), a renforcé mardi son offre, en intégrant notamment l'enseigne Dépôt Bingo, sous-traitant de Tati.

Le groupe Tati compte 140 magasins et 1.754 salariés. "Notre offre n'était peut être pas assez compétitive mais elle tenait la route (...). Nous avons pris la décision de l'améliorer car on croit en notre projet et on se bat pour la préservation de l'emploi", a déclaré Olivier Rondolotto, PDG de Centrakor et porte-parole du consortium, dans un entretien diffusé sur le portail Boursorama.

"On était sur la reprise de 88 points de vente et 1.050 (emplois, NDLR), l'offre finale évolue, mais permettez-moi de donner la primeur aux représentants des salariés (...). On devrait aller même au delà de l'offre de notre concurrent" (l'offre du fondateur de Gifi porte sur 1.300 salariés, NDLR), a-t-il poursuivi, se disant "très confiant, avec un projet solide et tenable dans la durée".

Lundi, une source proche du dossier évoquait "une nouvelle offre de ce consortium, comprenant une vingtaine de sites et une centaine d'emplois supplémentaires". Les offres de reprise peuvent encore évoluer d'ici la fin de la journée, date limite pour leur dépôt au tribunal de commerce de Bobigny, qui doit les examiner le 29 mai. "Financièrement, on est mieux-disant, tant sur l'investissent que sur la somme mise en avant dans le cadre de la procédure et on peut envisager qu'elle sera plus proche des 20 millions d'euros que des 11 millions" précédemment avancés, a dit M. Rondolotto.

Par ailleurs, "dans les derniers jours, un des sous traitants de Tati, Dépôt Bingo qui compte 140 salariés, nous a proposé d'entrer dans le consortium", a expliqué le porte-parole, précisant qu'il faut "y ajouter la reprise de 12 emplois au siège de Tati".

La plateforme logistique, basée dans l'Oise, gère la vente en ligne de Tati. Concernant le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), le PDG de Centrakor a affirmé que le consortium a "décidé d'abonder à la procédure pour la sauvegarde de l'emploi en doublant la somme, passant ainsi de 1 à 2 millions d'euros".

En terme de nouveaux engagements, pour les personnes qui risquent de perdre leur emploi (environ 450 personnes, ndlr), "on créé 1.000 emplois par an, avec des ouvertures de magasins Centrakor par exemple" et "on donnera la priorité à l'embauche aux salariés de Tati concernés par le PSE", a-t-il assuré. "Pour les salariés repris, nous nous étions engagés sur un an sans PSE, aujourd'hui, nous avons décidés de nous engager à passer à 24 mois sans licenciements", a-t-il dit. Interrogé sur des licenciements éventuels par la suite, M. Rondolotto, a répondu "ne pas envisager de réduire les effectifs dans les magasins". (AFP)

Les exportations horlogères suisses ont reculé de 5,7 pour cent en avril, à 1,5 milliard de francs suisse, repartant à la baisse après un rebond le mois précédent, a annoncé mardi la Fédération de l'industrie horlogère suisse (FH).

Le mois écoulé comptait cependant trois jours ouvrables de moins par rapport au mois d'avril l'an passé, notamment en raison du calendrier de Pâques, la fédération soulignant que ce recul est finalement moindre qu'attendu.

Les exportations vers Hong Kong, le plus gros marché pour les fabricants de montres suisses, ont chuté de 16,8 pour cent, et se sont également contractées de 19 pour cent aux États-Unis, leur deuxième marché de référence. Elles ont en revanche bondi de 38,9 pour cent vers la Chine et de 30 pour cent vers le Royaume-Uni, un marché où les ventes ont été dopées depuis plusieurs mois par la baisse de la livre sterling qui permet aux touristes de bénéficier d'un taux de change avantageux.

"Les principaux marchés ont fait le grand écart durant le mois d'avril", a commenté la FH dans le communiqué. Les exportations vers le Japon se sont elles repliées de 7,3 pour cent. En Europe, elles ont chuté de 13,4 pour cent en Italie et de 5,3 pour cent en Allemagne mais progressé de 3,5 pour cent en France.

Les investisseurs scrutent depuis des mois des signes de stabilisation, voire de reprise dans l'horlogerie alors que le secteur vient de traverser deux années difficiles. En mars, les exportations horlogères avaient rebondi pour la première fois depuis 20 mois, portées par Hong Kong, un marché où les ventes ont dégringolé depuis la Révolution des parapluies en 2014 qui avait fait fuir les touristes chinois.

Si les exportations vers la Chine se sont graduellement redressées en Chine depuis l'été dernier, la tendance reste cependant hésitante avec de fortes variations d'un mois à l'autre, notamment sur le marché américain. (AFP)

Le numéro un mondial du luxe LVMH a annoncé mardi avoir déposé son projet d'offre publique sur la maison de couture Dior auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF), nouvelle étape d'une opération destinée à simplifier sa structure.

Comme annoncé fin avril, LVMH prévoit d'acquérir la société Christian Dior Couture, filiale à 100 pour cent de la holding Christian Dior SA, pour 6,5 milliards d'euros. En parallèle, Semyrhamis, la société du groupe familial Arnault, qui contrôle 74 pour cent de Christian Dior SA, propose de racheter la totalité des parts minoritaires pour monter à 100 pour cent via cette offre publique simplifiée.

"Au vu des conclusions de l'expertise indépendante confirmant le caractère équitable des termes de l'offre et suite à l'avis favorable du comité ad hoc composé d'administrateurs indépendants, le Conseil d'administration de Christian Dior, qui s'est réuni le 22 mai 2017, recommande à l'unanimité aux actionnaires de Christian Dior d'apporter leurs actions à l'offre", souligne un communiqué.

Le dépôt du projet auprès de l'AMF "permet, sous réserve de la décision de conformité de l'Autorité des marchés financiers, de confirmer le calendrier annoncé le 25 avril 2017 prévoyant l'ouverture de l'offre dans le courant du mois de juin 2017", ajoute le document. (AFP)

Plus d'une centaine de salariés de Tati et des autres enseignes d'Agora Distribution (groupe Eram), placé en redressement judiciaire, sont venus demander lundi à Paris au gouvernement de s'impliquer dans ce dossier qui concerne plus de 1.700 salariés.

Le ministère du Travail, où une délégation de l'intersyndicale CGT-CFDT-Unsa a été reçue en présence de la nouvelle ministre Muriel Pénicaud, s'est "engagé à (leur) apporter toute l'aide du gouvernement" et "à contacter la direction du groupe Eram", a indiqué à la sortie Mounir Bourhaba, l'avocat du comité d'entreprise d'une des trois sociétés d'Agora Distribution.

Les manifestants, venus de différents magasins de région parisienne, s'étaient rassemblés à proximité du ministère. Un rassemblement de quelques dizaines de personnes s'est aussi tenu devant le magasin Tati de Lyon. "Eram, prends tes responsabilités", proclamait une pancarte. Les syndicats demandent que le groupe participe au plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), qui concernera les salariés exclus des offres de reprise présentées, et qu'il s'engage sur des reclassements.

S'agissant du PSE, "légalement Eram n'est pas obligé" d'y participer, aux termes de la loi Macron d'août 2015 qui a supprimé l'obligation pour les groupes de financer les PSE de leurs filiales en redressement judiciaire, a observé Me Bourhaba. Une situation unanimement dénoncée par les syndicats. "Un groupe qui fait des bénéfices et se lave les mains du sort" des salariés de ses filiales, c'est une "opération absolument anormale", a aussi estimé l'ancienne ministre, et députée EELV de Paris, Cécile Duflot, en soulignant la "responsabilité du gouvernement de laisser faire ou pas ce type de pratiques".

Selon plusieurs membres de la délégation reçue, le ministère devrait prendre contact dès lundi après-midi avec le groupe Eram et avec les repreneurs potentiels. "On est satisfait de ce qui a été dit, a observé Nicole Coger (CGT), mais maintenant on demande des faits", "que ce soit gravé dans le marbre". "Ca nous a rassurés, on y croit encore, on ne lâchera rien jusqu'au 29" mai, date de l'examen des offres de reprise par le tribunal de commerce de Bobigny", a renchéri Tahar Benslimani (CFDT). (AFP)

Le Groupe Calzedonia fête ses 30 ans avec une hausse de son chiffre d'affaires et de sa rentabilité

INTERVIEW Le Groupe Calzedonia célèbre son 30ème anniversaire sous de bons auspices. En 2016, il a enregistré une croissance sur son bénéfice, atteignant un total de 2 128 millions d’euros, soit une augmentation de 5,4 pour cent par rapport à 2015. Toutes ses marques ont contribué à la croissance globale du groupe : Calzedonia a facturé 705 millions d’euros, Intimissimi 665 millions d’euros, Tezenis 566 millions d’euros et Falconeri 61 millions d’euros, ce qui représente une croissance surprenante de 16,2 pour cent. D’autres augmentations significatives se sont faites remarquer avec Signorvino, avec 21 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Des sources de la société ont rapporté à FashionUnited que la croissance continue aussi bien en Italie, dans son pays d’origine, qu’à l’étranger. En effet, en 2016, le groupe a ouvert 187 nouveaux magasins, dont 127 à l’étranger. Les pays où l’accélération du développement à été le plus marquée ont été l’Espagne, la France, le Brésil, la Russie et l’Ukraine. En Italie, un programme d’ouverture au nouveau format « Intimissimi Uomo » a vu le jour. Il s’agit d’un concept dédié exclusivement aux hommes et qui a été très apprécié par les consommateurs. Au 31 décembre 2016, le groupe opérait avec un total de 4212 boutiques, dont 2569 à l’étranger et 1643 en Italie.

L'objectif de croître dans les pays d’Europe continue. Un nouveau focus dans le control des coûts et plusieurs changements dans les politiques commerciales ont consolidé les tendances de croissance de l’EBITDA, aussi bien en thermes absolus (une hausse allant de 360 à 388 millions d’euros) qu’en thermes de pourcentages (hausse de 17,9 pour cent à 18,3 pour cent). Le bénéfice net du groupe a dépassé la barre des 208 millions d’euros, face aux 114 millions d’euros en 2015.

Parlez-nous de votre nouveau centre de formation. Où se trouve-t-il et qu’enseigne-t-il?

Le Département de Formation Internationale est né à fin 2016 à Vérone avec pour objectif d’aider nos marques à l’étranger. Calzedonia croit en la formation, c’est pourquoi nous avons divisé ce département par marque afin d’augmenter la motivation de notre personnel dans le monde entier et son professionalisme.

Ce département offre une gamme ample d’entrainements: l’accueil du nouvel employé, la formation des vendeurs, gérants de magasins, départements, régions et des cours et réunions pour actualiser notre équipe. Le Département de Capacitation Locale travaille également afin de personnaliser le matériel pour chaque cas spécifique. Les thèmes principaux de la formation sont les explications des nouveaux produits, matériaux, caractéristques téchniques, la présentation de la nouvelle collection avec des conseils en mode sur les tendances de chaque saison, le service client et l’organisation du retail.

Le Groupe Calzedonia fête ses 30 ans avec une hausse de son chiffre d'affaires et de sa rentabilité

¿Comment allez-vous développer "Intimissimo Uomo" et "Atelier Emé" cette année?

Nous n’avons pas programmé de nouvelles ouvertures pour Atelier Emé. Et pour Intimissimi Uomo, nous ouvrirons près de 20 nouveaux magasins cette année en Italie.

Quels sont vos projets d’expansion pour cette année?

Nous sommes aujourd’hui présents dans 45 pays. Le groupe a l’intention de suivre une politique de consolidation dans ses principaux marchés européens. En même temps, nous continuons à expérimenter notre activité dans les marchés non communautaires d’intérêt majeur. En 2016, nous avons ouvert plusieurs unités au Japon et à Hong-Kong. En décembre 2016, notre premier magasin aux Etats-Unis où nous prévoyons cette année d’inaugurer une dizaine de nouvelles unités dans des lieux privilégiés de New York et ses alentours. Cette année, le groupe espère s’introduire en Chine avec l’ouverture de ses premiers magasins à Shanghai.

Par rapport à la production, en plus des usines déjà existantes en Italie, au Sri Lanka, en Croatie, en Roumanie, en Bulgarie et en Serbie, nous ouvrirons cette année une nouvelle unité en Ethiopie. En Italie, la marque Falconeri continuera à se développer avec des produits cent pour cent Made in Italy. Enfin, nous continuerons avec notre programme de modernisation des points de vente de Calzedonia, Intimissimi et Tezenis.

Photos: courtoisie de Calzedonia

Le groupe genevois Richemont, le numéro deux mondial du luxe, a pris une participation de 5 pour cent dans la société suisse Dufry, spécialisée dans les boutiques hors taxes, a indiqué vendredi l'opérateur de la Bourse suisse.

La participation a été réalisée par le biais de son véhicule d'investissement Richemont Luxury Group Limited, basé à Jersey, le seuil des 5 pour cent ayant été franchi le 10 mai, a détaillé l'opérateur de la Bourse suisse sur son site. Basé à Bâle, Dufry est un des grands opérateurs de boutiques hors taxes dans les aéroports et les points de passage touristiques, tels que les bateaux de croisière, les ports ou les gares.

Ce groupe suisse, qui rivalise notamment avec DFS, le bras du groupe de luxe français LVMH dans la distribution sélective, a connu d'importants changements dans son actionnariat récemment. En avril, le conglomérat chinois HNA, actif notamment dans l'hôtellerie, avait pris une participation de 16,79 pour cent en rachetant des parts auprès du fonds souverain singapourien GIC et de son compatriote Temasek, et a depuis continué de grimper dans son capital. Il détient désormais 20,92 pour cent de Dufry.

A 10H07 GMT, l'action Richemont s'appréciait de 1,05 pour cent à 81,60 francs suisses tandis que Dufry bondissait de 6,41 pour cent à 170,90 francs suisses. Le tourisme est une des composantes importantes des achats de produits de luxe, de nombreux vacanciers profitant de leurs voyages dans les grandes capitales pour faire leurs emplettes.

Près de la moitié des achats de produits de luxe s'effectuent lors de voyage, dont 16 pour cent dans les aéroports, selon une récente étude du cabinet d'audit et de conseil Deloitte. En Europe, le tourisme constitue une manne importante pour Richemont, le propriétaire de la maison de joaillerie Cartier mais aussi de marques de montres telles que Piaget ou IWC, notamment avec l'afflux des touristes asiatiques. (AFP)

Fraude fiscale: peine allégée en appel pour l'héritière de Nina Ricci

Coupable de fraude fiscale mais une peine plus légère en appel: l'héritière de la maison de couture Nina Ricci a été condamnée vendredi à une peine de trois ans de prison avec sursis et un million d'euros d'amende pour avoir dissimulé des millions au fisc français. Cette peine de "trois ans d'emprisonnement est entièrement assortie d'un sursis avec mise à l'épreuve (SME)", dont la durée a été fixée à trois ans et dont les modalités n'ont pas été précisées à l'audience.

Le SME est une peine alternative à la détention, habituellement prononcé pour lutter contre les effets désocialisants des courtes peines d'emprisonnement et apporter une aide à l'insertion du condamné. Il est souvent requis pour des mineurs ou des petits délinquants, dont on exige, par exemple, qu'ils ne fréquentent plus leurs anciens complices ou qu'ils évitent certains lieux.

Arlette Ricci, 76 ans, qui réside en Suisse, s'est également vu confisquer deux propriétés. Cette décision d'appel confirme "la décision de culpabilité" du jugement de première instance mais allège les peines prononcées. En 2015, elle avait été condamnée à trois ans de prison dont deux avec sursis, un million d'euros d'amende et à la confiscation de ses propriétés. L'héritière, qui n'a pas assisté à son procès pour des "raisons de santé", était accusée d'avoir caché pendant plus de vingt ans au fisc français un patrimoine de plus de 17 millions d'euros, logé en Suisse.

Compte tenu de la prescription, elle a été condamnée, comme en première instance, pour fraude fiscale pour les années 2007 à 2010, blanchiment et faillite frauduleuse. Sa dette fiscale globale, objet d'un contentieux toujours en cours, est évaluée par le fisc à quelque 10 millions d'euros.

Soulagement et déception

Les dissimulations de l'héritière de la célèbre couturière avait été repérées sur les "listes Falciani" recensant des comptes non déclarés de clients de la filiale suisse de la banque HSBC, dérobées par un employé de l'établissement, Hervé Falciani, et transmises aux autorités françaises. Apprenant à l'été 2009 que son nom figurait sur ces listes, Arlette Ricci avait, selon l'accusation, choisi "d'organiser sa résidence fictive en Suisse" plutôt que de "régulariser sa situation en France", comme l'ont fait d'autres contribuables cités.

Tout en faisant part de son "soulagement" de voir sa peine allégée, l'avocat de Mme Ricci, Jean-Marc Fedida, a dit sa "déception que la cour n'ait pas voulu donner d'importance au débat sur la recevabilité de la documentation Falciani", une documentation contestée par la défense. L'avocat fiscaliste Henri-Nicolas Fleurance, qui a orchestré l'insolvabilité de l'héritière, a lui aussi vu sa peine allégée: il est "exclusivement condamné à une peine d'amende", d'un montant de 20.000 euros, contre un an de prison avec sursis assorti d'amende en première instance. Et surtout, il avait alors été tenu solidairement responsable, avec Mme Ricci, du paiement des impôts fraudés.

La défense de l'héritière, comme celle de M. Fleurance, attendaient d'avoir pleinement pris connaissance des motivations de la cour d'appel avant d'envisager un éventuel pourvoi en cassation. Dans ce dossier, la fille d'Arlette Ricci, Marguerite Vignat, avait été condamnée à huit mois de prison avec sursis en première instance et n'avait pas fait appel.

Le dossier avait été nourri d'écoutes judiciaires, largement citées à l'audience, qui montraient la connaissance d'Arlette Ricci de la portée de sa fraude, alors qu'elle pensait avoir échappé aux poursuites: "Maintenant, ça fait trois ans, je pense que je suis libérée de toute sorte de contrôle (...) J'avais des copains sur la liste (Falciani). Ils ont tous dû se rendre, payer des fortunes (...) forcément parce que tout ça est très illégal quand même", expliquait-elle à sa fille en mars 2011.

Depuis celui d'Arlette Ricci, d'autres procès de fraudeurs ont marqué les esprits en France, à commencer par celui de l'ancien ministre Jérôme Cahuzac, condamné à trois ans de prison ferme, et celui du sénateur et industriel Serge Dassault, condamné à cinq ans d'inéligibilité et deux millions d'euros d'amende. Tous deux ont fait appel. (AFP)

Alibaba double son bénéfice mais déçoit le marché

Le numéro un chinois de la vente en ligne Alibaba a vu son bénéfice net presque doubler au quatrième trimestre de son exercice 2016-2017, toujours dopé par les transactions via smartphones et tablettes, mais avec un résultat en-deçà des attentes, fruit d'une conjoncture mitigée en Chine.

Au cours des trois mois s'achevant fin mars, le bénéfice net part du groupe s'est établi à 10,65 milliards de yuans (1,55 milliard de dollars, 1,39 milliards d'euros), soit un bond de 98 pour cent sur un an, a indiqué Alibaba jeudi dans un communiqué.

Dans le même temps, le chiffre d'affaires du mastodonte chinois coté à New York s'est envolé de 60 pour cent à 38,58 milliards de yuans (5,03 milliards d'euros). Le groupe, qui a largement diversifié ses activités, tire néanmoins toujours l'écrasante majorité de ses revenus (82 pour cent) de ses plateformes de vente en ligne, puisque celles-ci ont généré 4,59 milliards de dollars sur le trimestre (+47 pour cent sur un an).

Alibaba, avec sa plateforme Taobao, domine à 90% le marché des échanges de particuliers à particuliers sur l'internet chinois et sa plateforme Tmall contrôle la moitié des transactions en ligne entre professionnels et particuliers. Au 4e trimestre, le nombre de consommateurs actifs sur les 12 mois précédents atteignait 454 millions, en hausse de 11 pour cent par rapport à fin 2016. Mais sur le seul mois de mars, le nombre d'usagers actifs mensuels se connectant via leur appareil mobile s'élevait déjà à 507 millions (+14 pour cent par rapport à décembre).

"L'importante croissance" des revenus tirés de la vente en ligne "et une robuste marge brute d'autofinancement nous ont permis de (poursuivre) une stratégie agressive d'investissements dans l'informatique +en nuage+ (cloud)" d'une part, et "les contenus numériques et le divertissement" d'autre part, a commenté le directeur général Daniel Zhang.

Deux segments où les revenus du groupe ont respectivement doublé et plus que triplé au cours du trimestre. Pour autant, le résultat ajusté par action --qui fait référence à Wall Street où Alibaba est coté-- s'est établi pour le trimestre à 0,63 cents (4,35 yuans), soit en-deçà des attentes des analystes (4,51 yuans). De fait, les analystes s'inquiètent du ralentissement de la croissance chinoise et de l'assombrissement de la conjoncture.

Alibaba, fondé par l'emblématique milliardaire Jack Ma, tente d'y remédier en s'efforçant de séduire la classe moyenne par un gonflement du nombre de produits importés (notamment dans l'alimentaire) sur ses plateformes, et a récemment conclu un partenariat avec un vaste conglomérat de magasins en dur. Alibaba a par ailleurs annoncé jeudi un programme de rachat d'actions totalisant jusqu'à 6 milliards de dollars sur une période de deux ans, et remplaçant les programmes en cours. (AFP)

Photo: Alibaba