Le titre de la maison de mode italienne Salvatore Ferragamo a gagné 7,44 pour cent, à 20,94 euros, lundi à la Bourse de Milan, les investisseurs estimant que la mort, vendredi, de la veuve du fondateur du groupe pourrait relancer l'hypothèse d'une vente. Wanda Miletti, épouse de Salvatore Ferragamo, décédé en 2006, est morte à l'âge de 96 ans. Elle était présidente honoraire de la maison.

La famille, qui détient au total 65 pour cent du groupe, directement ou via la Ferragamo Finanziaria, a toujours démenti toute volonté de vendre sa participation.

Mais la mort de Wanda Miletti, qui détenait le droit d'usufruit sur 10,7% du capital détenu par d'autres actionnaires, selon le site internet de la maison, a relancé les spéculations.

"Nous nous attendons à ce que la nouvelle puisse alimenter une autre vague de spéculations sur le fait que la famille puisse vendre l'entreprise", avaient justement pronostiqué les analystes de Fidentiis lundi matin. Ce type de spéculation est récurrente.

La maison florentine connaît actuellement des difficultés. En 2017, elle a vu son bénéfice net reculer de 42,4 pour cent et son chiffre d'affaires de 3,1 pour cent . Les six premiers mois de l'année n'ont guère été plus brillants, avec un recul de 23,1 pour cent du bénéfice net et de 6,2 pour cent des ventes.

Le groupe de luxe a lancé depuis 2016 un profond processus de réorganisation. Il entend se renforcer sur des catégories de produits où il est aujourd'hui plus faible, comme les sacs, les accessoires et l'habillement, tout en consolidant son leadership dans les chaussures.

Micaela Le Divelec Lemmi, qui a travaillé pendant 20 ans pour le géant français Kering, a été nommée fin juillet directrice générale. (AFP)

 

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