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Anne-Valérie Hash reçoit le Grand Prix du Livre de Mode 2017

Le Grand Prix du Livre de Mode, décerné il y a quelques jours à la Bibliothèque Municipale de Lyon par les étudiants du Master 2 Mode, a récompensé la créatrice Anne-Valérie Hash pour son livre « Décrayonner », rédigé sous la direction de Sylvie Marot, paru en 2016 aux éditions Cité de la dentelle et de la mode et Liénart Editions.

Cette vingtième édition s’est tenue sous le parrainage de Marc Lambron, de l’Académie Française. Créé par l’Université de la Mode-Université Lumière Lyon 2 et Modalyon, le Grand Prix du Livre de Mode valorise des auteurs spécialisés dans le domaine de la Mode et dont les publications récentes apparaissent particulièrement sociologie, l’économie, la philosophie, le design.

Ce grand prix a l’insigne particularité d’être décerné par des étudiants en Université. Anne Valérie Hash et Sylvie Marot succèdent à Didier Vervaeren, récompensé pour Les Belges en 2016, une histoire de mode inattendue.

Photo : Université de la Mode/Modalyon

Hubert de Givenchy se dévoile à la cité de la dentelle et de la mode

Avec Lagerfeld et Cardin, il fait parti du triumvirat des géants qui ont fait la mode du XXème siècle. La Cité de la mode et de la dentelle dévoilera, dans le cadre de sa programmation culturelle 2017, la carrière d’Hubert de Givenchy à travers 80 tenues et accessoires. 80 chefs d’oeuvres issus de garde-robes privées, des archives de la maison Givenchy, de collections de musées, mais aussi de l’important fonds Givenchy du musée calaisien.

L’exposition sera placée sur la direction artistique de M. Hubert de Givenchy lui-même. Elle s’intègre dans une série d’expositions européennes (le musée Thyssen-Bornemisza à Madrid, le Geementemuseum à La Haye, la Fondation Bolle à Morges en Suisse ) Le grand couturier, né en 1927 à Beauvais dans une famille aristocrate (il est comte Hubert Taffin de Givenchy) jettera un regard rétrospectif sur sa prodigieuse carrière, depuis le coup d’éclat de sa première collection lance dans une maison à son nom en 1952 – collection mythique au cours de laquelle le couturier lança les «separates», pièces individuelles pouvant être mélangées, dont la fameuse «blouse Bettina» - jusqu’aux dernières vitrines consacrées aux fastueuses robes de mariée.

Hubert de Givenchy se dévoile à la cité de la dentelle et de la mode

Pour les précédentes expositions qui lui étaient consacrées, le couturier s’était personnellement impliqué, précis et cohérent en tout point. Il s’entourera à Calais d’une poignée de collaborateurs fidèles. Autant de regards savants portés sur des pièces d’exception, nimbées de souvenirs, de rencontres et d’amitiés.

Un parcours thématique entre tissu d’exception, muses et inspirations

Pas de vitres pour une plus grande proximité, un décor sobre, des ecrins noirs, blancs ou gris, un revêtement de sol feutré, des miroirs pour multiplier les perspectives, voilà à quoi peuvent s’attendre les visiteurs de l’exposition qui se tiendra du 15 juin au 31 décembre à Calais. Plusieurs espaces développeront des thématiques particulières. Un premier espace sera consacré aux échantillons de tissu haute couture. La passion du couturier pour les textiles d’exception sera illustrée par ses collaborations avec les plus grands artisans de la mode dont les brodeurs Lesage et Vermont, les fabricants de tissu Abraham ou Beuclère. La création ne sera évidemment pas en reste dans une vitrine entièrement consacrée à trois robes du soir.

Hubert de Givenchy se dévoile à la cité de la dentelle et de la mode

Un deuxième lieu sera dédié aux liens tissés entre Hubert de Givenchy et Audrey Hepburn à travers une projection d’images. Le visiteur pourra découvrir les robes portées par l’actrice dans deux de ses plus grands rôles cinématographiques: Breakfast at Tiffany's (1961) et How to steal a million (1966), connus en France sous les titres Diamants sur canapé et Comment voler un million de dollars. Ensuite, deux alcôves présenteront les parfums Givenchy, dont la célèbre fragrance «L’ Interdit » lancée en 1957. Les sources d’inspirations du couturier - Joan Miró, Nicolas de Staël, Robert et Sonia Delaunay, Mark Rothko, la nature dans la luxuriance de ses coloris, l’éclat fastueux des bronzes dorés de l’ébénisterie du XVIIIe siècle – seront également évoquées.

« Il est difficile pour nous aujourd’hui de comprendre l’aspect novateur et iconoclaste des propositions du jeune couturier de l’époque, explique Shazia Boucher, conservatrice du patrimoine et directrice adjointe des musées de la ville de Calais. En effet, au début des années 1950, quand Hubert de Givenchy lance sa maison, la mode est régie par des règles de savoir-vivre strictes qui déterminent les types de vêtements qui conviennent selon les heures du jour, le calendrier social et l’âge de l’élégante. Ni le confort, ni l’accessibilité financière n’entrent dans les considérations premières des couturiers. Or, Hubert de Givenchy propose des vêtements confortables, dans des tissus simples aux imprimés et broderies gaies et ludiques, dans des prix beaucoup plus accessibles que ceux pratiqués en haute couture. En cela, il est en harmonie avec l’esprit sportswear qui se répand aux Etats-Unis, et en avance sur l’avènement du prêt-à-porter en France qui ne sera pas véritablement développé à une échelle industrielle avant la fin des années 1950 ».

Crédit photo : Cite de la dentelle et de la mode de Calais. DR. Luc Chatel

Les deux musées consacrés à l'oeuvre d'Yves Saint Laurent (1936-2008) ouvriront à Paris le 3 octobre et à Marrakech (Maroc) le 16 octobre, a annoncé mardi la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent.

Ces deux musées permettront à la fondation, qui conserve 40 années de création du couturier, d'exposer une partie de ses collections, composées de plus de 5.000 vêtements de haute couture, 15.000 accessoires et des dizaines de milliers de croquis, planches de collection, photographies. Le musée parisien occupera la maison de couture historique du 5, avenue Marceau (XVIe arrondissement) qui a abrité de 1974 à 2002 les créations d'Yves Saint Laurent, et où siège la fondation depuis 2004.

Sur plus de 450 metre carre, une cinquantaine de modèles accompagnés d'accessoires, croquis, photographies et vidéos, seront présentés au public, qui pourra également visiter les anciens salons et le studio historique de création d'Yves Saint Laurent.

Le deuxième musée Yves Saint Laurent ouvrira le 16 octobre à Marrakech, ville que le couturier avait découverte en 1966 et où il séjournait régulièrement. Il sera situé rue Yves Saint Laurent à proximité du Jardin Majorelle acquis par le couturier et Pierre Bergé et qui reçoit, avec son musée berbère, près de 700.000 visiteurs par an.

Le musée, d'une surface totale de 4.000 metre carre, a été pensé comme un centre culturel, avec espace d'exposition permanente, auditorium, bibliothèque de recherche et café-restaurant. Fin février, la conservatrice du patrimoine Aurélie Samuel, auparavant chargée des collections textiles au Musée Guimet à Paris, a été nommée à la direction des collections de la Fondation. (AFP)

Le Palais Galliera, musée permanent de la mode à Paris

Paris, la capitale mondiale de la mode, s’apprête enfin à obtenir son premier musée permanent dédié à la mode. Le Palais Galliera, qui accueille déjà des expositions temporaires sur les grands créateurs depuis quatre ans, est devenu un musée permanent, a annoncé la mairesse de la ville, Anne Hidalgo.

De nouvelles galeries de 5,7 millions d'euros seront construites sous le pavillon du XIXe siècle, avec l'aide de la maison de mode Chanel, a-t-elle ajouté. Ils seront ouverts en 2019 et seront nommés d'après la fondatrice de Chanel, Gabrielle "Coco" Chanel.

Le Musée de la mode de Paris sera également ouvert toute l'année et offrira un voyage à travers l'histoire de la mode, des costumes du XVIIIe siècle aux derniers looks tendances du podium. « Paris est fier d'avoir pu ouvrir cet espace exceptionnel, prouvant une fois de plus qu'il est le foyer de la mode », a ajouté Hidalgo.

Le musée est situé dans un quartier chic, sur la rive droite, en face du musée d'Art moderne et du Palais de Tokyo, où se déroulent de nombreux défilés pendant la Fashion week de Paris.

Photo : Par Mbzt (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC BY 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3.0)], via Wikimedia Commons

Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

Ne pas être distrait par la couleur. L'exposition "Balenciaga, l'oeuvre au noir", qui ouvre mercredi au Musée Bourdelle à Paris, présente les silhouettes aux noirs multiples, élégantes et épurées du couturier espagnol.

Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

Il s'agit "d'un jeu très subtil sur l'élégance en noir et la séduction qui n'est pas une séduction facile, qui est quelque chose de très espagnol", selon la commissaire d'exposition Véronique Belloir.

Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

Une soixantaine de robes et tailleurs de Cristóbal Balenciaga (1895-1972) retracent, à l'occasion du 100e anniversaire de la maison, le travail du créateur voulant renoncer à la couleur. Une exposition lui sera également consacré au Victoria and Albert Museum de Londres en mai.

Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

De cette dualité de l'ombre et de la lumière se dégage des tailleurs et des robes "loin du corps", créées par celui que Christian Dior qualifiait de "maître à tous".

Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

Des cols en un seul morceau plié en deux, pour mieux souligner le cou et le port de tête, se prolongent par des manches légèrement plus courtes qui dégagent les poignets.

Il s'agit "d'un travail sur l'effacement d'une certaine morphologie féminine", explique la commissaire en référence aux formes des seins et aux creux des hanches. Les décolletés sont la plupart du temps à l'arrière.

Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

Avec les robes le créateur joue sur les oppositions des matières pour créer les volumes et les reflets du noir brillant et du noir mat pour structurer la silhouette.

"Il travaille en fonction des matières qui réagissent de façon très différentes à la lumière", explique Véronique Belloir.

Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

Boléro noir

Des tissus soutiennent les autres pour que de l'extérieur une impression de légèreté et de mouvement se dégage.

Soie, satins, taffetas, gazar... se superposent aussi pour donner au noir la diversité de ses nuances dans la lumière. Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

Les modèles, de 1938 à 1968, présentées dans des boîtes noires, soulignent cette volonté "de ne pas être distrait par la couleur", explique Véronique Belloir.

Un drapé qui emboîte les épaules et se reprend dans le dos en velours noir: le boléro de Balenciaga est fait de la matière la plus "graphique par excellence, celle qui rend le noir le plus profond", ajoute Véronique Belloir.

Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

Cols en fourrures blanches d'hermines, de visons et de renards polaires viennent à partir de 1957 donner encore plus de profondeur aux noirs des manteaux et tailleurs.

Une opposition du noir et du "blanc immaculé, de la pureté", explique la commissaire.

Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

La dernière sale est consacré au rose qui vient côtoyer le noir. Ce sont des roses variés suivant les modèles, pour la plupart proche de la couleur chair, celle du corps deviné.

Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

Un ruban de rose pâle vient enserrer une robe en crêpe de Chine tenue par des bretelles en organza, tissu créé en 1932 par la manufacture de soierie lyonnaise Bianchini-Férier.

Les silhouettes aux noirs multiples du couturier Balenciaga au Musée Bourdelle

"Mais c'est toujours le noir qui l'emporte", remarque la commissaire. Balenciaga a aujourd'hui pour directeur artistique Demna Gvasalia qui a créé la sensation en faisant cohabiter l'univers automobile avec des robes de couture, dimanche lors de la Fashion Week parisienne. (AFP)

Photos:'BALENCIAGA, L'OEUVRE AU NOIR. ©Pierre Antoine

Le Palais Galliera, unique musée permanent de la mode en 2019

Le Palais Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris qui propose depuis 1977 des collections temporaires, deviendra fin 2019 l'unique musée permanent de mode en France avec la création d'une nouvelle galerie, a annoncé lundi cette institution.

Des nouvelles salles accueilleront des collections permanentes puisées dans les 250.000 pièces (vêtements, accessoires, photographies et arts graphiques) du musée de la mode de la Ville de Paris et passant en revue les codes de l'habillement en France, du XVIIIe à nos jours. En qualité de mécène exclusif, la maison Chanel, entreprise française de luxe de haute-couture, contribuera avec la Ville de Paris au financement des travaux d'aménagement de ces nouvelles salles, pour un budget estimé à 5,7 millions d'euros. La galerie des collections permanentes portera le nom de "Salles Gabrielle Chanel", du nom de la célèbre Coco Chanel.

Aménagée dans les espaces souterrains du Palais, sur une surface de 670 mètre cube, la galerie des collections permanentes offrira au public, tout au long de l'année, un espace dédié à l'histoire de la mode. Le projet comprend également la création d'un atelier pédagogique et d'une librairie-boutique. Le rez-de-chaussée du musée restera dévolu aux expositions temporaires.

"Grâce au soutien précieux de la Maison Chanel, l'histoire de la mode, l'excellence de la haute couture française, les savoir-faire et la création auront désormais un socle prestigieux", a indiqué dans un communiqué Olivier Saillard, directeur du musée.

Photo: screenshot website Palais Galliera

Vera Wang Chevalier de la Légion d’Honneur

Vera Wang a reçu le titre de Chevalier de l'ordre national de la Légion d'Honneur, la plus haute distinction française remise depuis plus de deux siècles.

La distinction a été remise par Gérard Araud, ambassadeur de la France aux Etats-Unis, lors d'une cérémonie à l'Hôtel National des Invalides à Paris, devant des invités comme Donna Karan, Alber Elbaz, Rebecca Moses, Alina Cho et Patrick Demarchelier .

« Merci, de tout mon cœur », a déclaré Vera Wang dans un français impeccable. « C'est un honneur inimaginable, à la fois comme un Américaine et une créatrice. »

Vera Wang est venu pour la première fois en France en tant que jeune fille pour étudier le patinage artistique et la danse, plus tard elle est revenue à la Sorbonne et a travaillé comme associé des ventes d'Yves Saint Laurent. De retour aux États-Unis, Vera Wang a rejoint le Vogue américain avant de lancer sa ligne de robe de mariée.

« Paris a façonné ma vie, Paris m'a nourri, Paris m'a inspiré, m'a embrassé et Paris m'a changé », a déclaré Vera Wang.

« Personne, que je connaisse dans la mode qui n’ait jamais eu le privilège de vivre et de travailler dans cette ville, n’en est pas ressorti un penseur plus habile, expérimenté ou sophistiqué, et même si le patinage et la danse m'ont d'abord amené à Paris, sans mon amour de Paris et de la mode, je ne serais certainement pas ici aujourd'hui. »

Alber Elbaz est venu avec un bouquet de roses pour son amie. « Je viens de l'acheter et ils m'ont dit qu’il ressemblait à un bouquet pour une mariée, alors nous voilà ! », rit-il.

Photo : Vera wang facebook

De l'uniforme d'ouvrière ou d'infirmière à la robe inspirée des tenues d'officiers, la guerre de 14-18 a contribué à moderniser la silhouette féminine, comme l'illustre l'exposition "Mode et femmes, 14/18", qui ouvre ce mardi à la bibliothèque Forney, à Paris.

L'exposition aborde la mode de la Première Guerre mondiale avec une grande diversité des supports : robes, chapeaux et uniformes d'époque y côtoient Unes de magazines de mode, photographies et journaux satiriques. "Mode et femmes" déconstruit les idées reçues: l'industrie de la couture n'a pas connu un coup d'arrêt durant la guerre et l'époque n'a pas permis l'émancipation de la femme.

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Mais la silhouette féminine change : on abandonne les robes très étroites, très travaillées, avec de nombreuses matières, pour des tenues plus courtes, évasées et légères. La femme est aussi amenée à porter des uniformes de travail masculins, mais toujours avec coquetterie : ici des bijoux, ici un col blanc qui dépasse d'un uniforme d'ouvrière.

A cette époque, les poches se multiplient et gagnent jusqu'aux défilés de couture. Le costume-tailleur, "uniforme de l'Arrière", se popularise. Les deux commissaires d'exposition, Sophie Kurkdjian et Maude Bass-Krueger, ont surtout eu le souci de souligner les injonctions contradictoires faites à la femme de l'époque.

La "frivole" et "l'élégante" sont raillées par les journaux satiriques, alors qu'on assimile la survie de la couture, troisième industrie du pays, à un effort de guerre patriotique. La veuve se trouve écartelée entre exigence de sobriété, nécessité de travailler et statut d'une nouvelle icône de mode, invitée à consommer. Avant d'être priée de "revenir à la maison" et de "repeupler la France", rappelle cette exposition.

L'idée de l'exposition a germé dans l'esprit des deux docteurs en Histoire face à l'absence d'étude sur le sujet. "Ce qui m'a le plus choquée, c'est l'écart énorme entre ce que je ne lisais pas et ce que je trouvais dans les archives", a expliqué Maude Bass-Krueger à l'AFP.

Un an et demi de recherche a été nécessaire pour réunir des pièces rares, parfois uniques, tirées des archives de Chanel et Lanvin. Ces deux maisons de femmes comptaient parmi les plus actives entre 1914 et 1918, les grands couturiers de l'époque étant partis au front.

Les fonds de la bibliothèque Forney ont aussi été mis à contribution, ainsi que des collections privées et les archives du Musée de la Grande Guerre à Meaux. L'exposition gratuite se poursuit jusqu'au 17 juin. (AFP)

La conservatrice du patrimoine Aurélie Samuel, chargée des collections textiles au Musée Guimet à Paris, a été nommée à la direction des collections de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, avant l'ouverture prévue à l'automne de deux musées consacrés au couturier.

"Huit mois avant l'ouverture des musées Yves Saint Laurent à Paris et à Marrakech, la conservatrice du patrimoine Aurélie Samuel a rejoint la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent", indique un communiqué de la fondation transmis mercredi.

Cette historienne de l'art et indianiste de formation a travaillé pendant 15 ans au Musée national des arts asiatiques-Guimet, au sein de la section japonaise puis à la direction de la section textiles. Elle est cocommissaire de l'exposition "Kimono, au bonheur des dames" qui a débuté ce mercredi. La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent lui avait confié en 2012 le commissariat de l'exposition Kabuki, Costumes du théâtre japonais.

Les deux musées consacrés à l'oeuvre d'Yves Saint Laurent (1936-2008) à Paris et à Marrakech permettront à la fondation, qui conserve 40 années de création du couturier, d'exposer une partie de ses collections, composées de plus de 5.000 vêtements de haute couture, 15.000 accessoires et des dizaines de milliers de croquis, planches de collection, photographies.

Le musée parisien occupera la maison de couture historique du 5, avenue Marceau (16e arrondissement) qui a abrité de 1974 à 2002, les créations d'Yves Saint Laurent, et où siège la fondation depuis 2004. Sur plus de 450 m2, une cinquantaine de modèles accompagnés d'accessoires, croquis, photographies et vidéos, seront présentés au public, qui pourra également visiter les anciens salons et le studio historique de création d'Yves Saint Laurent.

Un autre musée Yves Saint Laurent ouvrira au même moment à Marrakech, ville que le couturier avait découverte en 1966 et où il séjournait régulièrement. Il sera situé rue Yves Saint Laurent à proximité du Jardin Majorelle acquis par le couturier et Pierre Bergé et qui reçoit, avec son musée berbère, près de 700.000 visiteurs par an. (AFP)

Vingt ans après la mort tragique de Lady Diana, une exposition organisée à Londres montre comment la princesse de Galles avait bousculé les codes vestimentaires de la famille royale pour se hisser au rang d'icône de la mode.

Des simples atours qu'elle portait lors de ses premières apparitions publiques à ses robes de soirées étincelantes, l'exposition "Diana: sa vie à travers la mode" retrace l'évolution du style vestimentaire de la princesse de Galles au fil des ans et l'affirmation de sa personnalité. "Elle a gagné en confiance tout au long de sa vie, prenant de plus en plus le contrôle de la manière dont elle était représentée, communiquant intelligemment via ses vêtements", explique Eleri Lynn, commissaire de l'exposition.

Déterminée à assumer pleinement sa féminité, celle qui fut l'une des femmes les plus photographiées au monde bouscule les traditions avec un style moins formel, plus moderne. Parmi les pièces les plus célèbres présentées figure ainsi la longue et éblouissante robe Victor Edelstein qu'elle avait revêtue à l'occasion d'un dîner donné en 1985 par le président américain Ronald Reagan à la Maison Blanche.

C'est dans cet écrin en velours bleu nuit, aux épaules dénudées, que Diana Spencer avait dansé avec John Travolta au rythme de l'hymne disco "You Should be Dancing" du film "La Fièvre du samedi soir". Surnommée la robe "Travolta", le vêtement a été vendu 250.000 livres (297.000 euros) aux enchères il y a trois ans.

Les visiteurs pourront également découvrir, à partir de vendredi, la robe de soie qu'elle portait en privé au palais de Buckingham et sur laquelle figurent toujours de minuscules empreintes digitales, probablement laissées par William ou Harry, ses deux fils, quand ils étaient enfants.

Il y a également le discret chemisier rose pâle Emanuel, qu'elle arbore dans le portrait réalisé en 1981 à l'occasion de ses fiançailles avec le prince Charles. Ou encore la robe en soie "Gold Falcon" couleur crème et parée de faucons, emblème de l'Arabie Saoudite, que Diana avait très diplomatiquement revêtue lors d'un voyage dans ce pays en 1986.

Lady Di disposait aussi d'une "garde-robe de travail", à la fois chic et décontractée et signée par Catherine Walker, sa styliste attitrée. Ce sont ces robes droites, tailleurs et costumes qu'elle portait pour défendre les causes qui lui tenait à coeur, comme le soutien aux séropositifs, et qui ont contribué à faire d'elle la "princesse du peuple", comme l'avait définie le Premier ministre Tony Blair après sa mort.

L'exposition s'intéresse également à l'évolution de sa garde-robe après sa séparation d'avec le prince Charles, en 1992. Diana devient alors plus audacieuse, porte plus volontiers la mini-jupe. L'exposition sera présentée au palais de Kensington, résidence pendant quinze ans de Diana, où une statue doit être érigée par ses deux fils pour marquer l'anniversaire de sa disparition.

La princesse, son compagnon Dodi Al-Fayed et leur chauffeur Henri Paul sont morts le 31 août 1997 dans un accident de voiture dans un tunnel sous le pont de l'Alma, à Paris. (AFP)