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Chic Shanghai mise sur l’union entre showrooms et marques

La troisième édition du salon Chic Shanghai (acronyme de China International Clothing and Accessories fair) a eu lieu du 11 au 13 octobre 2017. Cet événement de mode organisé en Chine depuis 1993, et qui avait uniquement lieu au mois de mars auparavant, a totalisé 65722 entrées cette fois-ci. Soit environ le même taux de participation que pour l’édition de 2016.

Le salon a accueilli 850 exposants, dont la grande majorité étaient chinois. Les stands offraient peu de catalogues produits mais chaque espace présentait un Qr code permettant de télécharger toutes les informations sur la marque directement sur WeChat, le réseau social utilisé en Chine par les entreprises pour communiquer entre elles.

Chic Shanghai mise sur l’union entre showrooms et marques

Le salon a également accueilli 13 entreprises italiennes, avec une vingtaine de marques et six griffes françaises. Les pavillons du “National Exhibition and Convention Center”, bondés, accueillaient également des marques coréennes, telles que le label Kim Chul Ung Mode, qui a défilé à la semaine de la mode de Séoul. “La marque participera prochainement à la semaine de la mode de New York et se prépare à faire ses premiers pas en Europe avec ses vêtements en cachemire et ses jupes plissées en tartan. L’innovation de la marque réside principalement dans ses lignes évasées.” a expliqué Kim Chul Ung, le directeur artistique de la marque.

Chic Shanghai a fermé ses portes en totalisant 65722 entrées

“C’est justement sur l’innovation que doivent miser les marques qui souhaitent aller à l’étranger.” a déclaré Chen Dapeng, le vice-président de China National Garment Association et directeur du salon Chic Shanghai. « Chic demeure une plateforme dédiée aux marques de mode qui souhaitent surtout miser sur le marché chinois mais les marques qui souhaitent aller à l’étranger doivent investir dans la créativité et l’innovation. À partir du moment où les entreprises ont pour objectif l’internationalisation, elles doivent vérifier si elles en ont réellement les capacités », a-t-il ajouté.

Chic Shanghai mise sur l’union entre showrooms et marques

Apparemment, la plupart des entreprises chinoises présentes au salon s’organisent pour se développer au-delà des frontières nationales. D’après les chiffres officiels, la Chine compte près de 100 000 entreprises de mode de grandes dimensions employant 90 millions de personnes.

“La plupart des grandes entreprises, même celles qui sont propriétaires de marques, se présentent surtout comme des fournisseurs pour des comptes tiers. Les jeunes marques, dont la plupart ont été créées par des stylistes qui ont étudié dans les grandes écoles européennes, sont créatives et innovantes mais ne possèdent pas les ressources économiques et l’expertise adéquate pour se positionner sur d’autres marchés.” confie la jeune créatrice de la toute nouvelle griffe Art On, qui propose des trenchs et qui était présente dans l’espace Impulse de Chic, dédié aux talents chinois émergents.

Chic Shanghai mise sur l’union entre showrooms et marques

Chic a accueilli des jeunes talents chinois dans l’espace Impulse

Tandis que les entreprises de ce marché ont du mal à franchir les frontières nationales, à l’exception, par exemple, de Guangzhou Zhuofeng Clothing, fournisseur de la célèbre chaîne Primark et présente à Chic avec les différentes lignes denim, les marques étrangères, et notamment italiennes, semblent miser sur les consommateurs chinois.

Selon l’étude Monitor Altagamma réalisée par Bain & Company en collaboration avec Altagamma, le marché mondial des biens personnels de luxe devrait atteindre un chiffre d’affaires entre 254 et 259 milliards d’euros en 2017, équivalent à un taux de croissance entre deux pour cent et quatre pour cent, principalement soutenu par la reprise de croissance des consommateurs chinois tant sur le marché local qu’à l’étranger et l’amélioration des achats en Europe.

Chic Shanghai mise sur l’union entre showrooms et marques

La tendance actuelle semble aller vers la recherche de partenaires chinois locaux, notamment parce que la Chine représente le principal marché de vente en ligne (543 milliards de chiffre d’affaires pour tout type de produits). Cependant, les risques de contrefaçon et de fraude incitent les consommateurs chinois à se méfier des achats en ligne de biens de luxe. Selon le rapport Altagamma Digital Luxury Experience (e-commerce, experience et enterprise), réalisé en collaboration avec McKinsey&Company, 16 pour cent seulement des consommateurs chinois du luxe prévoient d’augmenter leurs dépenses en ligne au cours de la prochaine année.

Les Millennials chinois recherchent des expériences d’achat de plus en plus sophistiquées et des vêtements personnalisés. « Les consommateurs chinois sont de plus en plus attentifs et sélectifs, ils ne cherchent plus le logo et la griffe mais l’individualité et une approche durable de la part des entreprises de mode », a précisé M. Chen.

Chic Shanghai mise sur l’union entre showrooms et marques

“Les consommateurs chinois sont de plus en plus attentifs et sélectifs”

Les griffes européennes mettent en place une stratégie solide pour se lancer sur le marché chinois, preuve en est la naissance de salons tels que Milano Unica Shanghai et les débuts de Style routes to Shanghai, une plateforme conçue par Confartigianato Imprese en collaboration avec le salon italien White et soutenue par Italian trade Agency pour promouvoir l’internationalisation du Made in Italy. Tout comme le partenariat avec Emi (Ente Moda Italia) mis en place depuis quelques années déjà et qui amène les entreprises de mode italiennes au salon Chic de mars. Lors de la dernière édition qui vient de se terminer, une vingtaine au total, se trouvaient au pavillon Italian Fashion.

« Attirer les showrooms et les acheteurs internationaux »

L’entreprise chinoise Famory, qui réalise des vêtements s’inspirant des tenues traditionnelles chinoises, en soie et brodés à la main, exporte à l’étranger depuis longtemps, notamment aux États-Unis, en Europe, en Asie du Sud. Fondée en 1955, l’entreprise s’est développée au-delà des frontières nationales grâce, au moins en partie, au dicton chinois qui dit qu’un « chinois se marie en s’habillant avec des tenues traditionnelles chinoises ».

Chic Shanghai mise sur l’union entre showrooms et marques

Cependant, pour exporter il faut attirer les acheteurs internationaux. « Nous cherchons d’attirer l’attention des showrooms et des acheteurs internationaux », a déclaré M. Sun Guowei, le directeur général de China World Exhibitions. “Les organisateurs du salon s’activent en ce sens, notamment parce que le marché chinois est en évolution. Le réseau de distribution s’oriente vers les multimarques. La concurrence dans le secteur de la mode incite les entreprises de mode à améliorer la qualité et à rechercher des distributeurs sur tout le territoire. Mais les entreprises étrangères qui souhaitent se développer ici sont également à la recherche de partenaires fiables”, a-t-il ajouté. Par conséquent, la prochaine édition de Chic organisera des rencontres entre les marques présentes et les représentants des showrooms.

Photo : Chic, credit FashionUnited
Messe Frankfurt coopère avec Maroc In Mode

Le salon de la mode marocaine Maroc en mode - Maroc Sourcing se tiendra à Marrakech, les 26 et 27 Octobre 2017. L'association du textile et de l'habillement marocain veut alors signer un « protocole d'entente » avec Messe Frankfurt (AMITH).

Il vise à jeter les bases d'une coopération future visant à positionner le Maroc comme un centre régional pour les salons du textile, et à amener davantage de producteurs textiles africains à Maroc In Mode - Maroc Sourcing. L'industrie marocaine du textile et de l'habillement est en train de devenir un important pays d'approvisionnement et occupe déjà la septième place dans la chaîne d'approvisionnement internationale.

Le salon Maroc In Mode - Maroc Sourcing propose deux salons sous un même toit, sur une surface de 5 000 mètres carrés avec 150 exposants du Maroc, de Turquie, du Portugal, d'Egypte et de Belgique qui présenteront leurs offres. Environ 1 500 visiteurs professionnels de toute l'Europe et de l'Afrique sont attendus.

Maroc In mode, qui fêtera sa 15ème édition, est dédié à l'offre de vêtements marocaine. Le savoir-faire et l'étendue de l'industrie marocaine dans le vêtement y seront présentés. L'exposition donne un aperçu de la créativité du secteur et de ses services constamment mis à jour.

Cette édition de Maroc Sourcing est spécialisée dans l'approvisionnement en Méditerranée. L'offre couvre toutes les activités nécessaires pour produire un vêtement, des matières premières aux fils, tissus, accessoires, accessoires et services.

Photo : Maroc In Mode – Maroc Sourcing

Après le succès, Les Nouveaux Créateurs deviennent annuels

Succès pour Les Nouveaux Créateurs. Cet événement hybride mêlant exposition, salon professionnel et vente de créateurs, a réuni pour sa première édition à Paris plus de 2 400 personnes, à l'Espace Commines. Du 21 au 24 septembre 2017, professionnels, médias et grand public ont pu découvrir les créations de 20 marques émergentes triées sur le volet.

Sélectionnées pour leurs qualités innovantes et avant-gardistes, et leur positionnement haut de gamme et responsable, elles ont offert un large panel de la création mode, design et métiers d'art de demain. Prêt-à-couture, prêt-à-porter, streetwear, techwear, bijoux, accessoires, maroquinerie, plumasserie, fourrure, design textile, design d'objet, design graphique et installations se sont ainsi réuni au cœur de Paris.

Les Nouveaux Créateurs devient aujourd’hui un rendez-vous annuel. « Tout en conservant le format hybride et novateur ayant participé à son succès, la deuxième édition ira plus loin », explique le salon. « Une scénographie encore plus poussée fera la part belle aux installations artistiques, et la programmation mettra l'accent sur les performances. La direction artistique restera toujours aussi exigeante et s'ouvrira à la création underground, en affirmant son rôle prescripteur en matière de tendances. Les créateurs seront toujours plus originaux, plus insolites, plus inattendus... plus « Nouveaux » ! »

L'événement a découvert et lancé de nouvelles marques créées en 2017, ayant 2 ou 3 ans d'existence et qui ont exposé leurs dernières créations en exclusivité. Les Nouveaux Créateurs propose à chaque marque de vendre directement ses créations au client, sans intermédiaires, rendant ainsi les prix plus attractifs. Cela permet également au public de rencontrer les créateurs, présents pour expliquer leur démarche et conseiller les clients, et d'avoir accès à des produits souvent uniquement visibles sur le web pour les très jeunes marques n'ayant encore aucuns points de vente.

Photo : Les Nouveaux Créateurs

Premiere Vision confirme un retour à la croissance

Dans un contexte de crise profonde et durable (selon les chiffres de l’IFM, le marché de l’habillement a perdu 14 pour cent de sa valeur en 10 ans) l’annonce par les organisateurs de Première Vision, d’une hausse importante de leur visitorat lors de la dernière édition des 6 salons, peut être interprété comme un signe encourageant.

« Première Vision Paris réalise une très belle performance, dans la continuité de celle de février dernier, indique le communiqué de presse. Nous avons vécu une édition solide, en franchissant le cap des 60000 visiteurs ». 60565 plus exactement, originaires de 129 pays. 73 pour cent des visiteurs sont issus de l’international. Dans le détail, il s’agit d’une double augmentation : la première concerne le nombre de visiteurs (plus 7,5 pour cent ; ce chiffre atteint 8,5 pour cent pour la fréquentation internationale), la seconde concerne l’offre – en hausse de 3 pour cent, soit 1954 exposants contre 1898 en septembre 2016. « D’une manière générale, le retour exposant est qualitatif » affirme Gilles Lasbordes, directeur général de Première Vision.

Des évolutions stratégiques structurelles

En terme de provenance, le top 10 des pays visiteurs a connu quelques mouvements par rapport à l’édition de septembre 2016. La tête du classement reste inchangée : France (+5 pour cent), Italie (+3 pour cent), Royaume-Uni (+4.7 pour cent), Espagne (+4.8 pour cent). Suivent la Chine qui maintient sa 5ème position, puis la Turquie qui gagne 2 places dépassant du coup l’Allemagne, dont le visitorat reste cependant stable après deux sessions plus délicates, et les Etats-Unis. Enfin, le Japon gagne une place en gagnant le 9ème rang des pays visiteurs devant la Belgique.

Cette dernière édition a aussi été l’occasion pour Première Vision d’annoncer des évolutions stratégiques structurelles. L’une des principales concerne le lancement en 2018 d’une marketplace Première Vision inédite pour les salons de l’amont de la filière mode créative.

Cette édition de septembre a également confirmé l’attrait des visiteurs et des exposants pour le nouveau format du smart square dédié à la mode responsable : les conférences dédiés à ce thème ont connu un record d’affluence. A souligner également la belle vitalité du secteur du cuir à travers les remarquables performances du Bag & shoe Manufacturing, et du cycle de tables rondes qui ont accompagné les marques de mode et d’accessoires dans le développement de leurs collections chaussures et maroquinerie. La prochaine édition des 6 salons de Premiere Vision Paris aura lieu en février, du 13 au 15, au parc des expositions de Paris Nord Villepinte.

Crédit photo : Premiere Vision Paris, dr

Denim Première Vision crée un pop up street

Denim Premiere Vision ouvre un pop-up pour la première fois afin de célébrer le salon. Le Pop Up Street aura lieu le 15 et 16 novembre, rue du Vertbois, dans le Marais à Paris.

L’événement célébrera la culture denim autour de l'inspiration, du shopping et des démonstrations avec une douzaine de boutiques comme Knorts, Fade out Label, Ampersand Heart, Tiia Maria Jaakkola, Hannah Brabon, Afterhomework, Savoar-Fer, Proêmes de Paris.

Seront présentes également des marques de denims inattendues, des installations d’art et de design et des espaces Do it Yourself.

Le salon leader de l'approvisionnement en *denim* haut de gamme Denim Première Vision a lieu deux fois par an. Il réunit les fabricants internationaux afin de présenter des tissus, les couleurs et les tendances de la saison à venir. Cette édition aura lieu sur 2 jours les 14 et 15 novembre 2017, à Paris.

Denim Première Vision crée un pop up street En Octobre FashionUnited se centrer sur le monde du jeans. Pour accéder à tous nos articles sur le denim, cliquez ici.

Photo : Denim Première Vision

Succès du salon Bijorhca de septembre 2017

Du 8 au 11 septembre, le salon Bijorhca qui se tient à Paris a attiré de nombreux visiteurs : 13 070 visiteurs, plus exactement, soit 10 pour cent de plus qu’en septembre 2016, d’après les chiffres communiqués par les organisateurs. Une hausse qui serait due, selon eux, à une fréquentation internationale qui a augmenté de de 28 pour cent. Durant quatre jours, ce sont près de 400 exposants de plus de 100 nationalités différentes qui ont travaillé dans ce salon professionnel dédié exclusivement à la bijouterie, aux industries et aux fournitures en France.

Organisé deux fois par an, le salon Bijorhca Paris, permet à plus de 10 000 acheteurs et professionnels du secteur (créateurs, fabricants de montres, d’accessoires de mode, etc…) de se rencontrer. Pour cette édition 2017, les exposants venaient de l'étranger à 57 pour cent avec en tête les espagnols, les italiens et les allemands. Quant aux visiteurs, ils étaient majoritairement européens (de Suisse et de Belgique principalement).

Photo : Flickr Salon Bijorhca
« Tranoï cultive la différence », David Hadida, directeur du salon

INTERVIEW A la tête du Tranoï depuis 6 ans, David Hadida poursuit le développement du salon repris par Armand Hadida, son père, en 2003. Rencontre !

Comment se positionne le Tranoï par rapport aux autres salons de deuxième session ?

Depuis que mon père (Armand Hadida, également fondateur des boutiques L'Eclaireur, NDLR) a racheté le salon, nous avons contribué à lancer de nombreuses marques dont certaines devenues aujourd’hui très commerciales. Mais notre positionnement est d’être un événement premium et international (70 pour cent des marques et des visiteurs) et de pousser la jeune création pointue. Nous les accompagnons sur le long terme, mais notre force est constamment d’en dénicher de nouvelles.

Tranoï propose plusieurs rendez-vous, quels sont-ils ?

Nos salons ont lieu pendant les Fashion Weeks hommes et femmes à Paris. Nous présentons 450 marques « créateurs » (mode et accessoires) pour la femme sur deux lieux dans la capitale (Palais de la Bourse et le Carrousel du Louvre). Depuis 2005, nous avons également instauré une session pour l’homme et, depuis 2013, une autre pour les Pré-Collections.

Cette saison, vous accueillez de nouveau des défilés ?

Oui, nous avions lancé cela en 2005 avec plusieurs marques dont Acne. Aujourd’hui, nous voulons les remettre au cœur de Tranoï et accueillons cette saison Christian Wijnants, Lutz Huelle, Véronique Leroy, Anne Sophie Madsen et Liselore Frowjin (Prix Chloé au Festival de la Mode de Hyères en 2014). L’idée est de faire vivre le salon, de recréer un espace de convivialité, de rencontres et de synergie. Paris doit rester une fête durant la Fashion Week et emmener nos visiteurs sur un nuage.

Qu’en est-il du digital, quel est son impact sur le salon ?

Il est important de trouver la bonne recette pour bien l’utiliser. Le digital n’est pas notre but final mais bien un outil, un moyen complémentaire à l’offre existante. Il ne peut tout simplement pas remplacer un lieu physique. Nous avons été précurseur en amorçant cela très tôt mais nous étions à l’époque trop en avance et je crois que l’heure n’est toujours pas venue. Le digitale est un moyen pour vendre plus et trouver plus rapidement des marques par exemple, mais il ne peut en rien prévaloir sur l’expérience physique qu’est un salon.

Comment voyez-vous le futur de Tranoï ?

Nous faisons partie d’une chaîne et celle-ci évolue beaucoup. Elle est la convergence de nombreux facteurs (Internet, réseaux sociaux, crise, attentats …) qui viennent la toucher et la modifier à différents niveaux. Ceux-ci ont changé notre façon de consommer et cela se répercute à tous les niveaux de cette chaîne. A l’image des Select Stores qui sont devenus des lieux d’expériences pour mieux attirer les clients, il en va de même pour nous. Le salon doit faire face à pléthore d’offres (showrooms multimarques, galeries, Internet, défilés), il devient difficile pour les acheteurs d’arpenter Paris de long en large et de tout voir. Il faut continuer à nous démarquer en insistant sur le physique tout en restant en synergie avec Paris et les acteurs de la mode.

Par exemple ?

Nous avons tissé des liens avec des organismes gouvernementaux comme le British Fashion Council et l’Institut Coréen de Recherche pour l’Industrie de la Mode (KRIFI – Korea Research Institute for Fashion Industry). Nous avons mis en place Tranoï Week, un mix entre galerie d’art, salon et showroom dans le Marais. Enfin, le rapprochement entre les deux grandes fédérations françaises de mode est également une très bonne chose. Cela ne sert à rien de faire tout tout seul. L’important est de tisser des liens.

Pour finir, y a t-il une patte Hadida dans votre façon de faire ?

Sûrement (sourire). Je dirai la rigueur et la discipline car il en faut pour faire ce métier. Mais avant tout la culture de la différence.

Photo : Portrait David Hadida.

Momad Shoes améliore sa qualité pour devenir une référence

Momad Shoes améliore son esthétique. Le Salon International de la Chaussure et des Accessoires, célébré du 22 au 24 septembre au Parc des Expositions d’Ifema-Feria de Madrid, mise sur un format plus lumineux, plus ample et plus accueillant pour attirer les marques et les visiteurs.

Parmi les 5 097 visiteurs enregistrés, soit 5 pour cent de plus que dans l’édition de septembre 2016, 9,7 pour cent étaient des professionnels étrangers. Le nombre d’acheteurs provenant du Portugal représente presque la moitié du visitorat avec 33,4 pour cent, suivis par les français (8,4 pour cent), les italiens (3,9 pour cent), ainsi que les mexicains, colombiens et chiliens, invités par le salon.

Momad Shoes veut devenir un salon de référence dans le secteur

“Organiser un salon à Madrid permet aux exposants nationaux de tisser des liens avec la Péninsule Ibérique. Les salons servent aussi à cela, à créer des contacts de proximité avec leur clientèle. D’un autre côté, de nombreuses marques espagnoles exposent dans des salons internationaux comme à Milan ou Düsseldorf, mais il participent aussi à Momad Shoes », commente Jaime de la Figuera, directeur du salon, à FashionUnited.

Momad Shoes améliore sa qualité pour devenir une référence

“Visuellement, nous avons beaucoup amélioré le salon. Il est plus lumineux et plus beau. C’est important que les gens voient un salon travaillé, ça nous aidera à améliorer notre offre par la suite. Notre but est d’attirer les grandes marques de chaussures espagnoles à Momad Shoes. Nous voulons être une référence dans le secteur et aujourd’hui, les entreprises ne le voient pas toutes de cette façon. Notre travail, en tant qu’organisateurs, est de continuer à créer cette confiance, en collaboration avec la Fédération des Industries de la Chaussure Espagnole (FICE) et de faire valoir ce salon comme un outil de travail commercial », a-t-il ajouté.

Quant à l’offre, Momad Shoes devient plus créative et propose, en plus des conférences choisies sur le volet, des défilés plusieurs fois par jour et des activités extras afin de monter en qualité. « Pour l’instant, nous cherchons davantage à mettre en scène plutôt qu’à gagner de l’argent. Nous ne pouvons pas perdre non plus, mais il est trop tôt pour avoir du bénéfice. Nous voulons avant tout offrir un projet agréable pour que les marques et les acheteurs viennent nous visiter. »

Nouveau projet de numérisation

“À Ifema, nous travaillons sur la numérisation, comme beaucoup de salons européens. Il ne s’agit pas de faire un salon virtuel car, pour nous, le contact physique est important et nous sommes organisateurs de salons... Actuellement, la majorité des transaction de mode et accessoires se fait à travers le canal offline, mais nous souhaitons commencer à incorporer le numérique».

Momad Shoes améliore sa qualité pour devenir une référence

Pour Jaime de la Figuera, le problème qu’ont les salons de mode est que la distribution a changé radicalement. Il y a quelques années, 60 pour cent des ventes étaient réalisées via le canal multimarque, qui ne représente aujourd’hui que 20 pour cent en Europe. « Les exposants ont moins de clients qu’avant et pour ceux qui continuent à venir, je dois leur fournir une offre de valeur ».

À Momad Shoes, la clientèle internationale représente entre 8 et 10 pour cent des visiteurs provenants de 60 pays. Par ailleurs, 80 pour cent des ventes de chaussures se font en Europe. À titre indicatif, de janvier à juin 2017, le secteur de la chaussure espagnole a exporté, au niveau global, 87 millions de paires de chaussures d’une valeur de 1 376 millions d’euros.

“Cette année, comme pour Momad Metropolis, nous nous sommes centrés sur l’Amérique du Sud, un de nos marchés prioritaires, en invitant des acheteurs du Mexique, de Colombie, du Chili, d’Equateur et d’Uruguay. Nous invitons toujours les grands magasins de la région comme Replay ou Falabella.”

Momad Shoes améliore sa qualité pour devenir une référence

Pour le président de FICE, José Monzonís, les résultats de cette édition sont satisfaisants. « Nous commençons à travailler sur l’édition de mars 2018. Avec l’objectif fondamental de mettre en marche de nouvelles idées et d’approfondir dans les améliorations pour attirer le retail ».

Au total, 220 exposants et 400 marques ont exposé leurs collections de Printemps/Eté 2018 sur une superficie de 8 400 mètres carrés, répartie dans deux halls du parc des expositions madrilène.

La prochaine édition de Momad Shoes se tiendra du 2 au 4 mars 2018 et la seconde du 7 au 9 septembre à Ifema-Feria de Madrid. En septembre, les dates ont été sélectionnées pour faire coincider avec d’autres salons de mode du Momad.

Photos: Momad Shoes-Ifema.

Apparel sourcing Paris s'agrandit et se lance dans le denim

Le salon européen numéro un du sourcing mondial en habillement, Apparel sourcing Paris, poursuit sa lancée exponentielle de progression à 2 chiffres. Avec 600 exposants en septembre 2017, la 13ème édition du salon enregistre une augmentation de plus de 10 pour cent. Le salon aura lieu du 18 au 21 septembre 2017, au Parc des Expositions Paris le Bourget.

Pour sa 13ème édition, Apparel sourcing Paris élargit son offre avec les propositions de 4 nouveaux pays (Kirghizistan, Cambodge, Mexique, Myanmar) et s’engage dans une nouvelle manière d’appréhender le secteur si spécifique du denim grâce à un nouvel espace Texworlddenim. Cette édition accueille une initiative originale avec l’exposition From Workshop to Shop.

Lancement du Texworlddenim

Texworlddenim, s’articule autour d’un tout nouveau concept de stands, facilitateur de découvertes, évolutif avec un mobilier métallique spécifique et une scénographie vitaminée. Le salon aura son propre forum tendances et un espace convivial, le Social village, animé par de nombreuses rencontres et conférences.

« Depuis plus de 6 ans, Apparel sourcing Paris a pour vocation d’apporter à ses visiteurs le meilleur de la confection sur la scène du sourcing international », a déclaré Michael Scherpe, président de Messe Frankfurt France. « A chaque édition, de nouvelles spécialités et de nouvelles zones géographiques sont sélectionnées au regard de critères de choix, tels que l’expertise dans les savoir-faire et les techniques, la réactivité, le bon ratio qualité / prix, l’adaptabilité renforcée des confectionneurs internationaux aux demandes du marché européen. »

De plus l’AICP, l’Académie Internationale de Coupe de Paris, organise un concours pour élire le meilleur élève de Création AICP 2017. L’élection sera réalisée par les visiteurs et les exposants à partir de 15 silhouettes entièrement imaginées, patronnées et montées par les élèves de l’école. Le gagnant remportera un prix spécial salon.

Photo : Apparel sourcing Paris

Le Tranoï lance la première édition de Tranoï en partenariat avec London show Rooms

Tranoï a annoncé sa collaboration avec le LONDON show ROOMS, du British Fashion Council, pour le lancement de la première édition de Tranoi Week, durant la Fashion week de Paris, du 27 septembre au 03 octobre 2017.

Cet évènement se tiendra à la Galerie VNH, au 108 rue Vieille du Temple à Paris. Le lieu se veut un hybride entre le salon, le showroom et la galerie d’art, afin de mettre à l’honneur près de 30 créateurs français et internationaux de prêt-à-porter et d’accessoires.

Seize créateurs britanniques seront représentés : Alighieri, Asai, Dilara Findikoglu, Eudon Choi, Luna Del Pinal, Marta Jakubowski, Mimi Wade, Nabil Nayal, The-Sirius, Richard Malone, Richard Quinn, Roberta Einer, Ryan Lo, Sadie Williams, Samuel Guì Yang et Supriya Lele.

Le showroom est un outil stratégique pour la promotion et le développement des talents

« Un partenariat avec London show Rooms comme coup d’envoi pour la première édition de Tranoï Week ? Que peut-on espérer de mieux ! Nous sommes fiers de soutenir le meilleur de la jeune création londonienne, en leur offrant une visibilité à la hauteur de leur talent », a déclaré David Hadida, président du Tranoï.

Depuis 2008, London show Rooms aide une sélection de créateurs britanniques à se développer hors de Londres. Initié par le British Fashion Council, ce pop- up showroom est un outil stratégique pour la promotion et le développement des talents qu’il représente.

« Nous sommes ravis d’annoncer le nouveau positionnement de London show Rooms du British Fashion Council prenant part à Tranoï Week, renforçant notre place au cœur de la Fashion Week parisienne. Ce nouveau partenariat nous permettra de travailler ensemble pour attirer de nouveaux publics au profit de certains designers émergents les plus prometteurs de Londres », a ajouté Caroline Rush CBE, chief executive du British Fashion Council.

Photo : Tranoï