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« Playtime Berlin » : Premier salon de mode pour enfants en Allemagne

INTERVIEW Nouvelles opportunités pour le secteur de la mode enfantine. Mettant à l’honneur la société collaborative et l’ouverture sur les autres, le salon dédié à la mode pour enfants, Playtime, a choisi de passer l’été à l’unisson sous le thème « Tous Ensemble » Après Paris, New York et Tokyo, l’organisateur de l’évènement -la société Picaflor- met le cap sur Berlin début juillet avec une toute première édition qui regroupera 120 collections.

Première édition de Playtime Berlin cette année. Quelles sont vos attentes?

Nous faisons le constat depuis plusieurs saisons que les acheteurs allemands, d’Europe de l’Est et du Nord se déplacent moins que leurs homologues européens à Playtime Paris. Ce sont des marchés qui représentent pourtant des opportunités commerciales importantes pour les marques que nous accompagnons et nous avons donc pris l’initiative de lancer ce nouveau rendez-vous pour aller chercher les acheteurs là où ils se trouvent. Berlin est idéalement située géographiquement pour toucher ces marchés, la ville a déjà une fashion week homme et femme de première importance et aucun salon de mode enfant en Allemagne ne bénéficie de l’ouverture sur l’international qu’à aujourd’hui Playtime.

Le salon se tiendra sur deux jours, les 5 et 6 juillet prochains, et regroupera 120 marques Mode et Lifestyle enfant au Palazzo Italia, idéalement situé près de la très centrale Charlottestrasse.

Quels sont vos pronostics concernant cette nouvelle édition allemande?

C’est un lancement pour lequel nous avons beaucoup d’attentes, mais nous savons aussi que ce sera, comme pour les autres salons Playtime, un travail à réaliser sur le long terme, en très proche collaboration avec les marques qui nous suivent et qui sont pour la plupart très engagées sur ce nouveau projet. Il s’agit d’une première édition et, si nous n’avons donc pas un objectif chiffré précis, le travail que nous réalisons a pour objectif de mobiliser 1500 acheteurs sur deux jours.

« Playtime Berlin » : Premier salon de mode pour enfants en Allemagne

Comment se porte le secteur de la mode enfantine en Allemagne?

La consommation en Allemagne est élevée – une des plus fortes en Europe – et le secteur de l’enfant bénéficie directement de cette croissance. Toutefois, quand on parle de marché de l’enfant, on est obligé de le faire avec beaucoup de précaution car de la puériculture à la mode ado en passant par le bébé, la déco et l’object cadeau, c’est de nombreux marchés distincts dont il est question…

De manière générale, le marché allemand est sensible aux marques éco-conscientes, privilégiant souvent un style casual, mais il est aussi en évolution et aujourd’hui de plus en plus curieux des marques de créateurs. Dès lors que l’on regarde vers l’Autriche et plus à l’Est vers la Pologne, on assiste à un véritable bouillonnement créatif, avec des propositions fortes de nouvelles marques. Les acheteurs russes, autrefois exclusivement tournés vers les marques de luxe, doivent répondre à une demande nouvelle du public pour des pièces d’exception, et où mieux trouver la réponse à cette demande qu’en se tournant vers les créateurs?!

C’est pour accompagner tous ces mouvements que nous lançons Playtime Berlin.

Quel est le thème des prochaines éditions d’été de Playtime? L’offre sera-t-elle semblable dans les différentes villes?

Cet été nous explorons le thème « Tous ensemble », en travaillant autour de tendances qui prennent racine dans le vivre ensemble, mettant à l’honneur la société collaborative et l’ouverture sur les autres.

Ce thème général et les tendances mode enfant qui en découlent seront reprises sur chacun de nos quatre salons, avec des artistes différents dans chaque pays.

L’offre de marques est pour sa part adaptée à chaque marché, avec les besoins et spécificités qui sont propres à chacun.

« Playtime Berlin » : Premier salon de mode pour enfants en Allemagne

Comment sélectionnez-vous les marques exposantes? D’où viennent-elles?

Nous privilégions depuis toujours les marques qui ont une identité claire, celles qui racontent une histoire à travers un univers qui leur est propre et qui ont aussi la capacité à le faire savoir! Nous essayons de couvrir des styles différents et d’avoir une offre complémentaire, le lifestyle et les accessoires prenant ainsi une place de plus en plus grande aux côtés du prêt-à-porter. Il est aussi important que la nouveauté soit toujours présente sur les salons et nous sommes donc très attentifs aux nouvelles marques.

La sélection est faite par une équipe emmenée par Chantal Danguillaume, notre directrice commerciale, qui est avant tout une passionnée de mode et une professionnelle au fait des tous les aspects du développement d’une marque. C’est avant tout sur la base de notre expérience mode et design qu’est faite la sélection des marques.

Quel secteur connait la plus forte croissance au sein de Playtime?

L’offre Déco a énormément évolué et s’est enrichie au fil des éditions, si bien qu’elle a aujourd’hui dépassé le cadre strict de la «déco» pour être plus justement regroupée au sein d’un nouvel ensemble ‘Lifestyle’. Des arts de la table au linge de lit en passant par l’objet cadeau, le soin, les accessoires, les pyjamas et la petite puériculture design, il s’agit de répondre à une demande de diversité dans l’offre vers laquelle s’oriente chaque jour un nombre croissant de boutiques de mode.

Parlez-nous de la Pop-up store qui ouvrira bientôt à Isetan (Tokyo). Pourquoi avez-vous choisi ce format?

Nous entretenons une relation commerciale de longue date avec Isetan. Ils achètent sur le salon de Tokyo depuis sa création et viennent aussi régulièrement au salon de Paris pour compléter leurs achats de la saison.

Ils nous ont proposé d’animer leur étage Kids avec cette pop-up pendant la Golden Week japonaise (semaine de congés nationale), nous avons donc saisi cette opportunité de franchir un nouveau pas et voir dans quelle mesure nous pouvions nous adresser au consommateur final. C’est quelque chose que nous avions envie de faire depuis longtemps et il était important de le faire avec des partenaires de confiance.

Le nouveau salon canadien de mode enfantine, Dino Mignon, pourrait-il faire de l’ombre à Playtime New York?

Notre visitorat à NY est constitué de 85 pour cent d’acheteurs venant des Etat-Unis et qui ne vont pas au Canada pour des salons enfant. Ces acheteurs représentant par ailleurs l’essentiel du marché nord américain, je ne crois donc pas que la comparaison entre Playtime NY et un salon local canadien soit juste.

« Playtime Berlin » : Premier salon de mode pour enfants en Allemagne

Quels sont les meilleurs pays consommateurs de ce secteur?

En se basant sur les visiteurs de Playtime Paris, les pays européens avec une forte culture de la mode créateur arrivent en tête (Belgique, Pays-Bas, France, Royaume-Uni, pays scandinaves), suivis par le Japon, la Corée du Sud, Taiwan, et la Chine qui développe petit à petit un intérêt pour les collections enfant plus haut de gamme.

Playtime devient un salon international «itinérant». Pensez-vous à une nouvelle destination pour l’année prochaine?

Nous y pensons, mais nous voulons aujourd’hui nous concentrer sur les salons Playtime existants, sur les huit éditions à Paris, Tokyo, NY et Berlin qui doivent être consolidées et développées.

Quelle évolution de « Playologie », le showroom virtuel de Playtime, avez-vous observé depuis sa création en 2014 ?

Playologie a aujourd’hui largement dépassé le seul cadre de Playtime puisqu’il est ouvert depuis peu à tous les univers de la mode et du design : mode femme, homme, enfant, maternité et déco/design. Une volonté de répondre à la demande chaque jour croissante des boutiques pour une offre plus transversale.

Ce début d’année 2017 est marqué par une forte demande des marques, une augmentation des inscriptions liée à la recherche qu’ont aujourd’hui la plupart des entreprises pour des outils nouveaux performants, pour de nouvelles manières de travailler, à la fois complémentaires des salons physiques et ouvrant de nouvelles possibilités de croissance.

Voici les dates des prochains salons:

Playtime Paris, du 1er au 3 juillet 2017
Playtime Berlin, les 5 et 6 juillet 2017
Playtime New York, du 6 au 8 août 2017
Playtime Tokyo, du 22 au 24 août 2017

Photos: courtoisie de Playtime.

Maisons de Mode lance la première édition du Nomad Market à Roubaix

Les villes de Lille et Roubaix ont une ambition commune : développer la création textile dans le Nord en offrant des services et des lieux dédiés aux jeunes talents. Cette ambition commune s’exprime à travers Le label Maisons de Mode : un concept inauguré en 2007 par Martine Aubry (en présence d’Agnès), financé et développé par Lille Métropole Communauté Urbaine et soutenu par le Conseil Régional. L’un des grands intérêts de ce projet consiste à revaloriser certains quartiers populaires grâce à des boutiques-atelier mises à disposition des créateurs sélectionnés. Ces boutiques sont situées au Faubourg des Postes à Lille et avenue Jean Lebas à Roubaix, deux quartiers qui bénéficient du statut de zone franche. En 2015, ce label disposait de cinq boutiques de créateurs à Lille, et quinze à Roubaix.

Maisons de Mode lance la première édition du Nomad Market à Roubaix

Evènement B to C

Maisons de Mode initie également depuis plusieurs années des événements mode grand public qui se sont confortablement installé dans le paysage culturel nordiste : les principaux sont Le Marché des Modes et les 48h Maisons de Mode qui réunissent 15 à 19000 personnes selon les éditions. Un nouvel évènement se joint cette année à ces deux rendez-vous : il se nomme Nomad Market, sa première édition aura lieu les 19, 20 et 21 mai prochains à la Condition Publique, 14 place Faidherbe à Roubaix.

Le Nomad Market se définit comme un nouveau concept d’évènement B to C entièrement imaginé pour les marques émergentes qui pourront vendre sans intermédiaire leur production à un public en quête de produits originaux et créatif. Il mettra à l’honneur le made in France et réunira 100 créateurs : des nouvelles griffes de vêtements féminins, masculins, accessoires, enfants et baby, des bijoux, de la maroquinerie mais aussi du Lifestyle : bougies, fragrances, céramique, papeterie, petite décoration, textile. Fidèle à l’essence festive et décontractée des événements organisés par Maisons de Mode, ce nouveau rendez-vous sera émaillé de nombreuses animations – concerts, DJ set, Fooding, ateliers interactifs, expositions. Pour cette première édition, les organisateurs ont souhaité profiter largement de la richesse architecture de la Condition Publique, superbe bâtiment du début du XXe siècle, ancien conditionnement de laine et soie, qui se distingue par sa riche programmation pluridisciplinaire.

Crédit photo: Maisons de mode

Le salon Bangladesh Denim Expo, dédié à l’industrie du jeans, recevra plus de 10 000 visiteurs les 17 et 18 mai au Centre de Convention City de Dacca.

La sixième édition, qui occupera pour la première fois deux halls, doublant ainsi sa capacité d’activité, accueillera les exposants dans l’un et différents évènements et séminaire dans l’autre.

Le projet « See now buy now », qui consiste à connecter les acheteurs internationaux et les fournisseurs du pays, verra le jour dans cette édition de mai. Cet évènement est organisé par le gouvernement hollandais, par le biais du Centre de Promotion des Importations des Pays Développés (CBI en anglais), du Ministère des Affaires Etrangères et en collaboration avec le syndicat textile du Bangladesh (Bgmea).

Bangladesh Denim Expo a été créé en 2014 dans le but de dynamiser l’industrie du secteur dans le pays. Le salon, qui a lieu deux fois par an, a vu son nombre de visiteurs augmenter de 2061 à 5010.

Denim Première Vision : les 5 innovations à ne pas rater !

Durant 48 heures, le salon dédié au denim a fait le plein de visiteurs révélant des innovations écologiques et technologiques. Retour sur ce qu’il ne fallait pas manquer !

À l’aube de ses 10 ans, Denim Première Vision a fait découvrir à l’ensemble de ses visiteurs ce que pourrait être le denim de demain. Au sein du Paris Event Center, les 26 et 27 avril, l’ambiance était entre écologie et technologie. « Si l’écologie est le thème fort de toute l’industrie et connaît de vraies évolutions, la technologie reste toutefois connectée au Sport actif à savoir, par exemple, des produits à fibres performantes sur un aspect vintage », explique Marion Foret chef de produit mode chez Denim Première Vision.

Un denim plus green

Sur le créneau du denim recyclable, Advance Denim (Chine) a exposé une toile combinant fibres de coton et filament 100 pour cent recyclable (Solucell®). Alors qu’habituellement les mélanges coton/polyester ne sont pas recyclables car on ne peut pas séparer les fibres ; ici, l’action est rendue possible car le Solucell® se dissout dans l’eau et permet le recyclage des deux fibres. L’idée est même d’inviter le consommateur à rapporter son denim usagé en magasin qui le renverra à l’usine afin de recycler entièrement le produit.

Denim Première Vision : les 5 innovations à ne pas rater !

Chez M&J Group, l’innovation concerne la réduction des coûts de la laverie. Eau, énergie, produits chimiques … Grâce à un système de monitoring et de mesure complet du cycle, l’outil permet une traçabilité complète du processus de production d’une toile de denim. Toutes les mesures sont prises en compte afin d’aider à la mise en place d’un plan de réduction de la consommation. Unique en son genre, le logiciel devrait prochainement être mis à la disposition d’autres laveries.

Enfin, révolution en rayon en vue avec Artistic Fabric Mills (Pakistan) qui vise à équiper des articles d’un QR code permettant d’accéder aux informations de production des jeans. De quoi avoir un aperçu de l’approche éco-responsable de l’entreprise, offrant une complète transparence du processus de production : du coton au vêtement fini. Celle-ci utilise déjà un mélange de fibres éco-responsables (coton bio, cotton BCI, polyester recyclé coolmax), une teinture plus verte (réduction de la quantité d’eau utilisée), un lavage plus propre… « Ce type de démarche qui vise à atteindre le consommateur est très nouvelle auprès des fabricants, souligne Marion Foret. On entre dans l’ère de la traçabilité globale qui permet aux clients de comprendre le processus de fabrication d’un produit. »

Du côté de la Tech

En parallèle, un autre univers a permis de découvrir le denim de demain. Ainsi, l’artiste Pauline Van Dongen a présenté avec Solaar Windbraker une veste en denim recyclé, waterproof, intégrant des panneaux solaires. Grâce à une batterie dissimulée dans la doublure, rechargée grâce aux panneaux solaires flexibles, celle-ci permet de recharger n’importe quelle technologie portative (téléphone, caméra, GPS…), même avec peu de soleil. Le smartphone peut être également rechargé sans connexion (wireless).

Des on côté, la marque de streetwear américaine Rochambeau exposait l’une de ses vestes produite en édition limitée avec Avery + Evrythng (15 pièces ont été commercialisées en décembre 2016). Celle-ci, équipée de puces et QR-codes, cachés dans la doublure, permet d’accéder à un contenu exclusif. Le porteur peut utiliser son smartphone pour interagir avec la technologie cachée de la veste. Celle-ci offre un parcours de la ville de New-York avec des étapes uniques pour proposer au consommateur un itinéraire personnalisé (galeries d’art, magasins, évènements ou restaurants).

Photos : Denim Première Vision

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Le jean du futur, entre high tech et écologie

Un jean qui permet de trouver son chemin ou de trier ses mails, garde le corps à bonne température, affiche une fabrication plus éco-responsable: le denim du futur se réinvente entre nouvelles technologies et développement durable.

Parmi les innovations présentées au Salon Denim Première Vision qui a rassemblé 80 exposants internationaux mercredi et jeudi à Paris, un blouson waterproof, doté de bandes de panneaux solaires et d'un câble dans la poche, permet de recharger son portable. Pour ce projet, la créatrice de mode néerlandaise Pauline van Dongen a utilisé un denim fait de fils de jeans usagés.

Le fabricant brésilien Vicunha Textil propose quant à lui une toile thermo-régulatrice qui maintient le corps à température constante grâce à une microfibre utilisée dans les vêtements de sport. Tandis que l'Américain Cone Denim défend la robustesse en recourant à une fibre technique qui sert notamment dans l'équipement des motards.

La start-up française Spinali Design mise quant à elle sur un jean futuriste: grâce à des capteurs insérés dans la ceinture et une connexion en Bluetooth à son smartphone, il permet de s'orienter dans ses trajets quotidiens. "Vous entrez votre destination sur l'application, les capteurs vont vibrer à droite si vous devez tourner à droite, à gauche si vous devez tourner à gauche", explique à l'AFP Romain Spinali, responsable de l'innovation dans cette entreprise alsacienne. C'est aussi cette société qui a lancé en 2015 un maillot de bain connecté capable de signaler les risques de coups de soleil.

Une technologie sans danger pour la santé car "quasi-nulle en terme de radiation", assure-t-il. Le jean, fabriqué en France, est vendu 150 euros. Les concepteurs ont aussi prévu une fonction destinée à filtrer les courriels: "Il va se mettre à vibrer d'une manière différente selon que vous recevez un message de votre famille, de vos amis ou du travail, de manière à ce que vous ne soyez pas obligé systématiquement de consulter vos mails en week-end ou en vacances", décrit Romain Spinali.

Le jean du futur, entre high tech et écologie

Lavage sans eau

Le jean connecté est également porteur d'avenir pour le géant Google, qui travaille en partenariat avec la marque Levi Strauss à la fabrication de vêtements permettant de commander des objets à distance grâce à un tissu spécial interactif. Mais le jean de l'avenir, pour de nombreux exposants, est aussi un vêtement plus respectueux de l'environnement.

"Le consommateur demande plus de traçabilité et d'écologie, plus particulièrement dans le denim parce que c'est un produit un peu controversé, qui n'a pas toujours très bonne réputation, du coup les fabricants sont obligés de se mettre à des démarches plus écologiques", explique Marion Foret, chef de produits mode du salon. "Ils se mettent à utiliser du coton organique ou du coton qui est tracé, à faire des lavages qui n'utilisent plus d'eau, des teintures qui ne vont pas rejeter de polluants dans l'environnement", poursuit-elle.

Certains proposent des outils pour mieux informer le consommateur, comme le fabricant pakistanais Artistic Fabric Mills, qui a développé une application pour retracer l'histoire du jean. "Connecter un jean à un smartphone, ce n'est pas forcément ce qu'on a envie d'avoir; il y a des problèmes qui sont un peu plus essentiels au niveau des productions, de la teinture, du coton, de la durée de vie assez faible, de la qualité", estime aussi Aurélia Martin, étudiante en mode à l'école de La Cambre, à Bruxelles.

La jeune femme participe avec une vingtaine d'autres étudiants issus d'écoles de mode et de technologie européennes réputées, à une compétition par équipes destinée à imaginer le jean de demain, organisée par le salon. Elle défend une notion de "futur archaïque": "c'est repartir un peu en arrière pour reconstruire le futur, et pas forcément se projeter dans un projet à la +Minority Report+ en se disant que dans 20 ans, le jean va se fermer tout seul et enverra des mails en même temps".(AFP)

Photos: Jeanologia

MAN / WOMAN offciellement à Vendôme

Le salon français MAN / WOMAN a annoncé ses nouveaux locaux pour la présentation des collections Printemps-Eté 2018, à Paris. Après des problèmes de sécurité dans la cour de son lieu habituel, rue Yves Toudic, dans le 10ème arrondissement de Paris, le showroom WOMAN avait déjà été obligé de se déplacer, Place Vendôme, le mois dernier, lors de la dernière Fashion week prêt-à-porter féminin.

Maintenant, pour la prochaine saison estivale, les salons MAN (23-25 juin) et WOMAN (29 septembre-1er octobre) seront officiellement installés, dans deux lieux distincts : le Pavillon Vendôme, au 7 Place Vendôme, et à l'Hôtel d'Évreux, au 19 Place Vendôme.

De plus, le salon a annoncé la création d’un showroom à New York, sur le même modèle qu’à Paris. La salle d'exposition de New York se déroulera du 16 au 20 juillet à Spring Place, au 50 Varick St New York, en coordination avec le salon MAN local, qui se déroulera à Spring Studios, du 18 au 20 juillet.

Photo : Man showroom

Le textile « homemade » continue à gagner du terrain. Le salon Made in France, où participent des fournisseurs locaux de l’industrie de mode, a enregistré lors de sa dernière édition -qui s’est tenue les 29 et 30 mars au carreau du Temple à Paris- un total de 3 255 visiteurs, soit 38 pour cent de plus que l’an dernier.

À cette occasion, le salon a présenté 109 ateliers locaux de tisseurs, finisseurs textiles ou fabriquants d’accessoires. Parmi les visiteurs, les organisateurs ont recensé de nombreux acheteurs de grandes entreprises de mode comme Armani, Aubade, Dior, Hermès, Lacoste, Lanvin, Louis Vuitton , Maje, Decathlon, Okaïdi, Printemps ou The Kooples.

Made in France a lieu une fois par an et est organisé par le propriétaire du salon textile Première Vision. L’évènement a obtenu une bonne visibilité ces dernières années, et en 2016, il a enregistré une affluence en hausse de 11 pour cent par rapport à l’année précédente.

Après le Maroc et la Tunisie, l’Algérie a lancé dimanche 2 avril son Salon International du Textile et de la Mode, « Textyle-Expo » au C.C.O ((Centre des Conventions d’Oran «Le Méridien»).

La ville méditerranéenne et deuxième ville économique d’Algérie, après Alger, reçoit jusqu’au 5 avril les professionnels du textile et de la mode (producteurs de matières premières, fabricants de machines et de produits finis « prêt-à-porter », créateurs et spécialistes en design) pour échanger et rencontrer d’autres acteurs nationaux et internationaux du secteur.

Dédié principalement au professionnels, le salon ouvre ses portes « à titre accessoire » au public, « un public avisé qui souhaite assister aux conférences ou élargir son carnet d’adresse », indiquent les organisateurs formés par la Sarl "Cg com Event" sous le patronage du ministère de l'Industrie et des Mines et en collaboration avec la wilaya d'Oran, la Chambre de commerce et d'industrie de l'Oranie (CCIO) et l'Union générale des travailleurs algériens.

Le programme comprend des conférences qui abordent des thèmes comme l'innovation dans le domaine de textile, la redynamisation du secteur, les solutions technologiques dans les domaines du textile et du cuir, les tendances mode, le partenariat algéro-tunisien dans le domaine et les nouvelles entreprises.

Un défilé de mode consacré aux stylistes et modélistes d'Algérie et de l'étranger est également organisé.

Hugo Boss se recentre sur l’homme et revient au Pitti Uomo

Depuis sa reprise en main, l’année dernière, par le nouveau CEO Mark Langer (qui succède à Claude Dietrich Lahrs), Hugo Boss entame une complète révolution. Et qui dit révolution dit aussi parfois retour aux sources. Ainsi, après des années passées à mettre en lumière les collections femmes créées par Jason Wu, la célèbre marque allemande choisit désormais de rééquilibrer la balance pour se concentrer sur l’homme. C’est à dire sur son ADN originel.

Une décision de bon sens. Les collections masculines représentent 90 pour cent du chiffre d’affaire de la griffe. La marque veut donc s’appuyer sur ses fondamentaux pour renouer avec la croissance dans un contexte tendu: Hugo Boss a en effet accusé une baisse de 4 pour cent de son CA en 2016.

Fin 2016, la marque avait tout d’abord annoncé qu’elle se retirait de la fashion week femme de février. Sans quitter New York pour autant, les Etats Unis représentent un marché clé pour la griffe : un défilé organisé le 31 janvier dernier dévoilait une nouvelle collection intégralement destiné aux messieurs. C’est la première fois depuis 2008 que la marque organisait une présentation complètement masculine. Une collection visiblement destinée à un client plus jeune.

Hugo Boss se recentre sur l’homme et revient au Pitti Uomo

La marque allemande vise une clientèle jeune

Pour rendre son offre plus claire, Hugo Boss a redessiné la cartographie de ses différentes lignes. Les lignes Boss Green et Boss Orange sont désormais intégrées sous la houlette de Boss, qui est la ligne premium, et de Hugo, la ligne trendy.

La marque mise beaucoup sur cette ligne trendy qui cible “une génération résolument tournée vers les réseaux sociaux et ultra connectée”. La campagne de publicité Hugo printemps été 2017 met en avant cette jeune génération: des portraits de personnalités évoluant dans le monde de l’art, de la musique, du cinéma et de la mode avec entre autres la musicienne et actrice Soko, le mannequin Anwar Hadid et « l’entrepreneur » Luka Sabba.

La maison mère ne va pas lésiner sur ses efforts pour permettre à la ligne Hugo de conquérir son jeune public. L’annonce faite aujourd’hui par la marque le prouve : elle présentera en effet sa collection Hugo Printemps/Eté 2018 au Pitti Uomo à Florence, le 13 juin 2017 avec un défilé homme et femme.

« Hugo a toujours été notre marque avant-gardiste. Nous sommes impatients de présenter la collection au Pitti Uomo, l’une des plates-formes les plus importantes pour l’habillement et les accessoires masculins » déclare Ingo Wilts, Chief Brand Officer de la maison Hugo Boss. « Le Pitti Uomo est le cadre idéal pour dévoiler les innovations dans le monde de la mode et pour présenter la marque à un public d’acheteurs et de journalistes avisés et pertinents ». Pour Raffaello Napoleone, Manager général du Pitti Immagine, c’est évidemment une excellente nouvelle : « Ce défilé rend notre calendrier encore plus attractif, confirmant le Pitti et Florence comme le rendez-vous incontournable de la mode masculine et le lancement de nouveaux projets ».

Crédit photo: Hugo Boss,Pitti Uomo
Plus créative et "moins massive", la Chine revendique ses différences

Nouvelle donne pour les chinois en matière de mode : « Être différents ». L’heure de la copie tapageuse semble toucher à sa fin. Désormais, c’est le produit qui sera mis à l’honneur. Si jusque-là les chinois ont tout fait pour reprendre les codes occidentaux des grandes marques de mode -en se formant notamment dans les prestigieuses écoles internationales- il se pourrait qu’au bout du compte, la Chine revienne à son essence et réadapte ses modèles pour y laisser son empreinte. Comment être unique et différent en pleine globalisation ? S’adonner au système, être créatif, innovant et continuer à prendre une longueur d’avance : le nouvel enjeu des marques chinoises.

À Shanghai, le salon de mode Chic affichait déjà un chiffre record dès le premier jour : 46 000 visiteurs. L’évènement asiatique réunissait du 15 au 17 mars un total de 1 213 exposants, dont 400 en provenance de 21 pays, au Centre National des Expositions.

Chen Dapeng, président du salon CHIC et de l’Association Nationale Chinoise de l’Habillement (China National Garment Association) a expliqué lors d’une conférence de presse que les développements techniques et l’innovation étaient au coeur de l’offre de cette édition printannière : « Les nouveaux designs et les vêtements intelligents augmentent la demande et incitent au désir d’acheter ».

Plus créative et "moins massive", la Chine revendique ses différences

Consommation : la qualité du produit prime sur la marque

« To be different devient le leitmotiv des consommateurs chinois qui ne croient plus en l’image des marques internationales mais plutôt en leurs produits », a souligné Dapeng. « Les consommateurs sont en train de changer du point de vue économique et social et deviennent plus matures. Une bonne marque doit pouvoir offrir une bonne qualité, un bon design et refléter un style de vie . Avant les chinois étaient trop concernés par les marques et leurs logos. Aujourd’hui le client chinois recherche un bon produit plutôt qu’une bonne marque. Si un label international ne peut apporter un rapport qualité-prix raisonnable, le consommateur chinois ne l’achètera pas.

Les multibrands et concept stores en hausse

Côté retail, Chen Dapeng fait constater que les marques aussi bien chinoises qu’internationales choisissent volontier le canal en propre, plutôt que le multimarque, même si celui-ci continue de gagner du terrain. Force est de constater que la Chine va très vite et avec la globalisation, de plus en plus de concept stores comme The Mix Place, Dong Liang, The Fashion Door ou Style Me, alliant collections de mode avec des librairies, cafétérias ou salons de coiffure –à l’image des magasins européens- ouvrent leurs portes dans les grandes villes comme Shanghai, Beijing ou Hangzhou.

Parmi les acheteurs chinois de grands magasins, les organisateurs du salon ont listé Da Shang, Wanda Plaza, Zhen Hua et Gui He de Shandong ou Shou Chuang et pour les grands magasins européens, House of Fraser a été reconnu comme l’une des entités ayant le plus consolidé sa présence en Chine au cours de ces derniers mois.

Plus créative et "moins massive", la Chine revendique ses différences

Cette année, les petites marques sont davantage représentées sur Chic : 80 pour cent sont des marques éponymes de designers et d’entreprises chinoises. Beaucoup d’entre elles sont créatives et innovantes, recyclent du matériel ou se nichent dans le segment « green » ou « éco-responsable » sur un positionnement haut-de-gamme, les matières naturelles étant encore très chères.

Plus d’écoles de design et de marketing en Chine

À en voir les allées tristes du salon, sans fantaisie aucune où l’esthétique a visiblement été laissée de côté sur bon nombre de stands, l’image d’un salon de mode n’est pas reflétée, du moins pas « à la française ». Décision propre des exposants ou volonté des organisateurs ? Seuls les quelques pavillons internationaux y mettent de la couleur –une mention spéciale cependant pour le pavillon allemand, de loin le mieux soigné dans les détails et le pavillon italien qui a reçu le plus de participants cette année- comparé aux stands chinois qui se contentent de parois latérales blanches et de quelques ceintres accrochés pêle-mêle. Ici, le business étant de prendre des commandes avant tout. Sauf que dans la culture occidentale, l’un ne va pas sans l’autre...

Sur le pavillon français –et faute de pavillon britannique- la fondatrice de la marque londonnienne de bijoux, Sam Ubhi, avoue apprendre beaucoup sur CHIC, « justement des choses a ne pas faire : l’esthétique n’est pas là, malheureusement. On s’attend à un pavillon parisien élégant à l’image de la capitale de la mode et on ne le trouve pas ». « Il manque de la déco », dit-elle, « et les chinois sont axés business sans prendre soin de l’image. Pourtant ici les marques exposantes sont haut-de-gamme, leurs produits ne ressortent pas. ». Malgré tout, l’exposante se réjouit de son passage sur le salon pour avoir trouvé dès le premier jour un agent ayant de bonnes références dans la région. « Pour commencer, nous allons certainement nous développer en multimarque », ajoute-t-elle.

Plus créative et "moins massive", la Chine revendique ses différences

D’après le président du salon, la Chine tente de conserver sa culture tout en s’adaptant à l’international et le système éducatif est en pleine mutation : « Les écoles de design et de marketing se développent en Chine. Nos designers et nos marques veulent être plus compétitifs. Il ne s’agit pas de ne plus consommer de marques internationales, mais au moins de faire aussi bien qu’elles. »

Coup de mou chez les exposants français

Emmanuel Argemi, directeur export du groupe Garella pour les marques Bleu Blanc Rouge, Garella et Indies, manifeste sa déception d’être venu. « Nos labels ont été introduits en Chine il y a quinze ans et nous avons une vingtaine de points de vente en Chine qui nous rapportent chaque année près de 500.000 euros. Ce n’est pas beaucoup pour un si grand pays, mais nous sommes déjà présents sur 40 marchés. Sur le salon, nous avons très peu d’acheteurs et la majorité de nos clients ne viennent pas ici. Nous ne reviendrons certainement pas l’année prochaine, ce n’est pas rentable. »

C’est un peu le même refrain sur le stand de Derhy qui « ressent un coup de mou comparé aux autres années. » Selon Virginie Dessèvre, responsable de l’expansion de la marque, il y a moins d’acheteurs chinois sur l’ensemble du pavillon français. « Il y a aussi une vraie barrière avec la langue, car la plupart des acheteurs ne parlent que chinois et si nous n’avons pas d’interprète, nous ne vendons pas ! » Virginie Dessèvre assure que Derhy marche pourtant très bien en Chine car ses produits boho-chic colorés sont très apprécié par la clientèle chinoise ».

Stella Cadente, la créatrice de mode, designer et ex-directrice artistique de Bijorcha et Sephora entre autres, est venue promouvoir ses services avec le photographe de mode Florian Claudel. Tous deux accompagnent les marques en cabinet de conseil sur les secteurs de la mode, de la beauté et de la décoration. En Chine, leur travail représente 30 pour cent de leur activité globale, développée principalement en France, au Brésil et à Casablanca où ils se sont installés depuis peu. Pour Stella Cadente, la Chine reproduit exactement ce qu’il s’est passé en France dans les années 1990-2000 : une forte consommation puis une baisse notable, une tendance qui se ressent sur le pavillon.

Plus créative et "moins massive", la Chine revendique ses différences

Des allemands plus optimistes...

Cette année, Arnd Hinrich Kappe, directeur du salon allemand du cuir, ILM Offenbach, réitère et félicite les organisateurs. Toutefois, il remarque une baisse des visiteurs chinois sur le pavillon allemand comparé à l’an dernier. « ILM est une véritable référence pour les fabricants chinois car pratiquement toutes nos marques produisent dans le pays. Ici nous avons de très bons clients, mais sur le salon, il est difficile de trouver de bons retailers, il faudrait les filtrer! ».

Mis à part le prêt-à-porter qui occupe la majeure partie de Chic, le luxe n’est pas en reste. Pour la première fois, la marque de Lia Fallschessel, spécialisée en sacs à main, accessoires et bijoux, « A Cuckoo Moment », expose sur le salon. Elle propose des sacs à main en cuirs exotiques allant de 500 à 8000 euros, ou des bijoux en pierres précieuses de 130 à 25 000 euros. Le fait est que cette petite marque allemande a déjà vendu quelques pièces dans la boutique de l’hôtel George V à Paris, « un vrai succès ! » selon Lia. Et aujourd’hui, en plus de participer à des salons européens comme Première Classe ou Basel World, l’entrepreneuse se tourne vers la Chine pour y distribuer ses collections en boutiques exclusives multimarque.

Plus créative et "moins massive", la Chine revendique ses différences

En minorité, quelques marques internationales du Royaume-Uni, de Grèce, d’Australie, d’Espagne, du Canada, du Brésil, du Pérou, d’Inde et du Japon ont défilé sur le podium de Chic dans le but de développer leur activité en Chine.

En termes d’innovation, la société Saint Andrew (Baoxiniao) a présenté un système « intelligent clouds » permettant à ses clients de créer leur propre style et de produire des pièces individuelles. Autre entreprise chinoise, Shanghai Ti Qi Cashemere Products, qui propose du cachemire anti-transpirant pour le sportswear et la mode intime.

Anne-Sophie a voyagé en Chine, invitée par Chic Shanghai

Photos : Chic Shanghai/ Anne-Sophie Castro